Cracker
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Que fait un cracker ?
Le cracker (craqueur ou casseur) est une personne dont le passe-temps est de craquer (casser) les sécurités des logiciels, notamment les partagiciels (qui nécessitent des clés d'enregistrement).
Le cracker est généralement — à tort — considéré comme un hacker nuisible. Cette assertion est fausse car :
Toutefois il peut arriver qu'un ancien cracker devienne hacker. En tant que cracker il acquiert une partie des connaissances techniques nécessaires à un hacker. De plus l'utilisation d'Internet peut-être un outil puissant pour un cracker. L'amalgame fait par certain médias entre crackers et hackers est vigoureusement combattu par les hackers.
Les moyens techniques utilisés par le cracker
Le cracker a de bonnes, voire de grandes, connaissances en assembleur. Ces principaux outils sont généralement un désassembleur, un débogueur, un éditeur hexadécimal et un éditeur de texte permettant au minimum la création de macro-définition. Ces outils lui permettent de comprendre le code envoyé au processeur et par conséquent le fonctionnement de la partie du programme observé. Un cracker avec un bon niveau écrira aussi ses propres programmes pour s'en servir comme outils dans son activité. Ces outils peuvent être génériques ou spécifiques au programme à cracker, généralement, ce sont les patchs, des programmes qui « crackent » automatiquement un programme.
Il utilise, ou tout au moins connaît, d'autres langages de programmation, tels que le C, le C++, Delphi, etc.
Les créateurs de logiciel utilisent diverses techniques pour empêcher les cracks. Dans la pratique il n'y a pas de techniques miracles, l'éditeur de logiciel peut seulement rendre plus difficile le travail du cracker, ce qui est presque impossible, car il faut bien que le processeur interprete le code, et si le processeur le peut, le crackeur également. Des logiciels permettant de compresser (UPX par exemple) ou de chiffrer les programmes peuvent décourager les amateurs mais ne feront que retarder les spécialistes.
Cependant le cracking ne se limite pas à l'attaque ni à l'étude de logiciels, mais plus souvent aux codes secrets, c'est-à-dire à la cryptographie, domaine dans lequel leurs connaissances mathématiques et informatiques font d'eux d'excellents casseur de code.
Voir aussi Social engineering.
À quoi aboutit-il ?
À un crack, par exemple une clef d'enregistrement, un générateur de clef ou une version modifié du programme cracké dont certaines restrictions d'utilisation sont supprimées, on parle alors de patch.
Les modifications de comportement d'un programme les plus prisées sont :
- la suppression d'une vérification de licence, dans ce cas la motivation du cracker est la même que lorsque il crée une clef d'enregistrement ;
- la tricherie dans les jeux vidéo :
- permettre dans un jeu de passer une étape difficile par divers moyens. Actuellement la plupart des jeux vidéo intègrent cette possibilité, les éditeurs considèrent que la prolifération de telles techniques exprime un besoin réel des utilisateurs ;
- donner à un joueur un avantage dans les jeux multi-utilisateurs ; les créateurs de logiciels et beaucoup d'utilisateurs combattent vigoureusement cette utilisation des cracks. Certains des utilisateurs d'un jeu peuvent parfois, bien que rarement, utiliser de tels patchs, afin de rendre leur partie plus intéressante. Le jeu est alors détourné : l'objectif passe de savoir qui est le meilleur à ce jeu à qui est capable de trouver le meilleur patch pour tricher. Tant qu'une partie classique ne devient pas le terrain de jeux de crackers, on ne pas considérer cela comme de la tricherie car l'objectif est clairement annoncé.
Les motivations du cracker
Les motivations des crackers sont assez difficile à cerner, deux discours sont entendus suivant de quel côté de la barrière on se place :
- les crackers ont tendance à mettre l'emphase sur la difficulté technique et la compétition qui s'instaure entre crackers ou entre crackers et créateurs de logiciel. Ils considèrent que quelqu'un qui utilise un de ces moyens pour utiliser un logiciel ne l'aurait de toute façon pas acheté donc qu'il n'y a pas de perte financière pour les éditeurs de logiciels, ceci est aussi le point de vue des utilisateurs de crack. Dans cette optique le crack n'est vu que comme un défi technique n'ayant pas d'impact économique (la « perte » se calculant sur les ventes théoriques du logiciel), et cette « course à l'armement » technique renforce la sécurité des logiciels du marché, qui deviennent d'autant plus difficiles à casser.
- les créateurs et éditeurs de logiciel eux considèrent le point de vue purement économique, un crack utilisé par 50 000 personnes sur un logiciel valant 100 € leur coûte 5 000 000 €.
On ne peut pas nier non plus l'importance de la tricherie dans les jeux vidéo. Son utilisation a un impact économique si on considère que l'utilisation massive de tricherie diminue l'intérêt d'un jeu.
Il est difficile de considérer la motivation première des crackers comme étant d'ordre économique bien qu'une fois devenus techniquement compétents, l'aspect économique devient prépondérant.
La scène française
On peut la qualifier d'active... Avec des crackers très connus, des groupes d'un niveau correct (Fighting For Fun, N-GeN, BlackSquadron, Epsilon, CiM...).
Rajoutons UnderGroundGang, toujours existant mais inactif, ainsi que Resistance Is Futile, disparu en début d'année 2005.
D'un point de vue mondial, on peut citer C.O.R.E, SSG, dREAM TEAM, Orion, Embrace, ZWT (ex-ROR), ECLiPSE...
Crackers célèbres
- +The Analyst
- Razor1911
- +ORC
- Fravia+
- +Christal
- DeVianCe
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