Course de chars

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Les courses de chars constituent le sport vedette de l'antiquité. Tiré par un, deux, trois ou quatre chevaux, les chars de compétition étaient conduits par des auriges qui avaient un statut et des revenus à la hauteur de leur popularité, qui était considérable.

Sommaire

Les courses de chars en Grèce

Les courses de chars figurent au programme de Jeux Olympiques antiques depuis -620. Alcibiade, l'aurige deux fois couronné à Olympie en -420 et -416, à même laissé son nom à nombre de chevaux par la suite.

Les courses de chars à Rome

La course de chars sont sans conteste « le » sport roi par excellence à Rome durant un millénaire.

Les cirques

Les cirques sont d'imposants monuments dédiés aux courses de chars. Le plus fameux d'entre eux, le Circus maximus de Rome, a pu accueillir jusqu'à 300 000 spectateurs. À l'image de Rome qui se dote d'une telle enceinte dès -600, nombre de villes de l'empire Attention à ne pas confondre la notion de cirque (hippodrome pour les Romains) et celle d'arènes, destinés notamment aux combats de gladiateurs et autres spectacles plus ou moins sanglants.

Les écuries

Les courses de chars comprennent un nombre limité d'écurie définie par une couleur. Les Verts et les bleus sont les plus fameuses écuries romaines. Ces écuries évoluaient qui évoluaient notamment au Circus maximus de Rome, avaient des répliques locales à travers tout l'empire.

Les auriges

Le plus célèbre des auriges romains est Gaius Appuleius Diocles (104-146). En 24 ans de carrière, cet « Hispanus lusitanus » prend part à 4257 courses pour 1462 victoires. Mis à part Diocles, citons Publius Aelius Gutta Calpurnianus (1127 victoires), Flavius Scorpus (2048 victoires), Marcus Aurelius Liber (3000 victoires) et Pompeius Muscosus (3559 victoires). Flavius Scorpus compte plus de 2000 victoires quand il trouve la mort à 26 ans en course ; il est dès lors l’objet d’un authentique culte à Rome et dans tout l’empire.

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Les courses de chars à Byzance

L'empire byzantin perpétue nombre de traditions romaines, au premier rang desquelles, les courses de chars. Edifié entre 203 et 223, l'hippodrome de Byzance peut accueillir plus de 100 000 spectateurs après agrandissement dès 330.

Ces courses déclenchent un passion toute romaine, provoquant même des drames que Rome avait su éviter. Le massacre de Nika entraîne le décès de 80 000 supporters... Le 13 janvier 532. Émeute à Byzance après l’annulation des courses du jour à l’hippodrome. Les supporters des deux écuries traditionnellement rivales (Verts et Bleus) manifestèrent en effet unanimement leur hostilité envers l’empereur Justinien dès son arrivée en tribune ! Ce mouvement d’humeur était en fait téléguidé par des raisons politiques. Les supporters mirent la ville à sac pendant cinq jours tandis que l’empereur préparait sa fuite… Justinien renonça finalement à fuir et ordonna le massacre des mécontents ; 40 000 morts, dont plus de 35 000 Verts et plusieurs centaines de Bleus. Cette tragédie est connue sous le nom « d’épisode de Nika » en raison du cri « Nika ! Nika ! » (« Gagne ! gagne ! ») que scandait les supporters de courses de chars. La faction des Verts est anéantie, mais se reforme bien vite…

Le 12 avril 1204 marque une date importante pour Byzance et pour les courses de chars. Lors de la quatrième croisade, Byzance (Constantinople) tombe aux mains des Latins ; c’est la fin des courses de chars... Les Latins pillent la ville et Venise fait notamment main basse sur le fameux quadrige de bronze doré de l’hippodrome de Byzance qui orne depuis la place Saint-Marc. À noter que ces courses étaient en déclin depuis un demi-siècle à Byzance. L’Hippodrome, mal entretenu, est même partiellement détruit dans un grand incendie. En 1261 Byzance est reprise par les Grecs, mais l’Hippodrome, à moitié détruit, ne permet pas la reprise des courses de chars. La fin des fastueux programmes sportifs et la mise sous siège incessante de la ville jusqu’à la prise par les Turcs donnent aux Byzantins, désormais « peuple sans divertissements », une humeur austère et une tristesse profonde.



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