Cortex sensoriel et plasticité cérébrale
Nos cinq sens reçoivent diverses stimulations de l'environnement qu'ils convertisent en messages nerveux sensoriels. Nous nous occupons ici des M.N.S. qui se dirigent vers l'encéphale. Ce phénomène est appelé perception nerveuse : c'est en fait ce qui nous fait prendre conscience de notre environnement.
Les aires corticales sensorielles
Différentes techniques d'études permettent d'établir une véritable carte des aires du cerveau dédiées à la motricité et aux sens.
Les cas cliniques : On constate qu'une même lésion du cortex cérébrale entraine toujours la même perte sensorielle. L'étude de cas est donc une technique utilisée pour établir une carte géographique des aires sensorielles au niveau du cortex.
L'imagerie par résonnance magnétique : l'hémoglobine avec et sans dioxygène ne possède pas les mêmes protriétés magnétique. L'étude du magnétisme permet donc de savoir si une région du cortex est riche ou non en O2. On stimule par exemple l'odorat d'un individu et on regarde alors les zones corticales qui sont pauvres en O2 (celles qui travaillent donc qui dépensent du dioxygène) pour connaître les aires du cortex dédiées à l'odorat. Chez l'homme, les zones corticales sensorielles ne sont pas protortionnelles à la taille des membres : les yeux seront, par exemple, sur-représentés par rapport aux doigts de pied.
Mise en place des réseaux neuroniques au cours du développement
La mise en place des réseaux neuroniques est loin d'être finie à la naissance d'un individu. C'est chez l'homme vers l'âge de 10 ans qu'on considère son développement achevé. Mais il faut savoir que le cortex est maléable : suivant qu'on stimule ou non un organe, sa représentation au niveau du cortex va être plus ou moins importante. On remarque que chez les personnes ayant subi l'occlusion de l'œil gauche, l'œil droit au bout d'un certain temps prendra autant de place que les deux yeux avant cette occlusion. De même quand on stimule volontairement un sens, comme l'audition chez les accordeurs de piano. La désuétude d'une faculté peut au contraire entrainer sa disparition totale ou partielle au niveau cérébral (comme l'absence d'activités intellectuelles chez les personnes agées est en partie responsable des symptômes de la maladie d'Alzheimer). Cette plasticité est due aux modifications synaptiques qui s'effectuent tout au long de la vie.
Réflexe skinérien
Le psychologue Skinner démontre, en 1938, que certains réflexes se font par apprentissage. On constate, en mettant un rat affamé dans une cage munie d'un levier qui déverse une quantité limitée de nourriture, qu'après avoir actionné par hazard ce levier, l'animal effectue de plus en plus rapidement l'action. Ce type de réflexe ce fait selon le mode de la punition et de la récompense. Il est la base de la sociabilisation des individus. On dit que l'individu se sert de son environnement. Ces réflexes impliquent une zone du cortex appelée formations réticulées.
