Confédération nationale du travail (France)

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La Confédération nationale du travail (france) est un syndicat exercant son influence en France. Elle a pris le nom de CNT en référence à la CNT espagnole. Il se réclame de l'anarcho-syndicalisme ou/et du syndicalisme révolutionnaire, si bien qu'elle peut être considéré aussi comme un mouvement politique. Cette organisation a été fondée en 1946 par des militantEs de la Confederación nacional del trabajo (CNT espagnole) en exil et des ancienNEs membres de la CGT-SR (syndicalistes-Révolutionnaires).

La CNT reste un mouvement plus ou moins groupusculaire jusque dans les années 1990. Pendant cette période où le nombre de militantEs ne dépasse pas quelques centaines de personnes, deux scissions ont eu lieu au sein de la Confédération:

Cette attitude va entrainer l'exclusion d'une partie de la CNT de l'Association Internationale des Travailleurs (AIT); pour les organisations de l'AIT, cette position plus « tempérée » et toute en compromis avec les institutions est un manquement aux principes qui régissent l'Association.

Au final, la partie de la CNT qui reste au sein de l'AIT garde le sigle de « CNT-AIT », tandis que celle qui en est exclue se fera appeler 'CNT-Vignoles' (du nom de la rue où se situe leur local).

Il faut croire que la position plus « ouverte » de la CNT-Vignoles lui profite, du moins numériquement, puisqu'à partir des grèves de 1995, cette section va connaître un accroissement du nombre d'adhérentEs; illes passent d'encore quelques centaines au début des années 90 à un millier en novembre 2003 (chiffres du Bulletin Intérieur de mars 2004), au moment de la tenue à Paris du Forum social européen (FSE), et du Forum social libertaire (FSL).

En 2003, la CNT-Vignoles revendique donc 1000 adhérentEs. Porteuse d'un syndicalisme libertaire renové, elle commence aujourd'hui à rencontrer un réel écho auprès des autres centrales syndicales tant pour ses revendications que les formes d'action qu'elle propose.

La CNT-AIT, quant à elle, reste sur la ligne initiale d'absence totale de représentation aux élections professionnelles.

L'accroissement du nombre d'adhérentEs dans la CNT-Vignolles influe aussi sur sa composition: nombre de jeunes, attirés par les idées communistes-libertaires du syndicat, vont ainsi multiplier les sections cénétistes dans les lycées et les universités, un peu partout en France, et accroitre l'audience du syndicat. Cependant il semble que depuis quelques temps, le mouvement s'inverse, comme le déplorent d'ailleurs de nombreux militantEs des Vignoles qui la quittent de plus en plus nombreux.

Par son organisation interne de type libertaire (démocratie directe, autogestion) et par son discours radical, ce syndicat séduit des personnes « en marge » - chômeurs-euses, rmistes, personnes en situation précaire - ou bien des jeunes rêvant de « renverser le système »; pour toutes ces personnes, les structures syndicales classiques ou les partis politiques institutionnels n'offrent pas de place, ou ne présentent pas une alternative convaincante. Anti-capitaliste, anti-fasciste, anti-sexiste, écologiste, internationaliste...nombreux sont les qualificatifs pouvant s'appliquer à la CNT. Néanmoins, une certaine polémique concernant l'adhésion de deux « petits patrons » à la CNT Vignoles a douché les illusions et les ardeurs militantes de nombre de ses membres, notamment les plus jeunes, écœuréEs par les guerres de chefs et de clans. Cependant, ici comme ailleurs, il faut se méfier des « haines cordiales » existantes entre les « sœurs ennemies » que sont la CNT-AIT et la CNT-Vignoles; et ce type de polémique, dans des organisations toujours très groupusculaires, reste difficile à appréhender pour le/la profane.


Par sa structure de « syndicat révolutionnaire », les Vignoles se préoccupent aussi bien des problèmes liés au travail et au salariat, que des questions politiques; et, à défaut de présenter un dogme idéologique précis - ce que leur reproche la CNT-AIT, la nature ayant horreur du vide celui-ci sera comblé par une structure politique extérieure... - est présente concrètement dans nombre de « combats » qui ont lieu un peu partout en Europe et dans le monde (contre-sommets du G8, FSL, solidarité avec lutte pour la libération de la Palestine...)

La CNT-AIT quant à elle, plutôt que de saucissonner les luttes en les particularisant, préfère développer une démarche globaliste, cherchant à relier les luttes entre elles et à les étendre. Ainsi, elle ne se bat pour aucun nationalisme en particulier, préférant œuvrer pour la liberté de touTEs les exploitéEs, et pas seulement ceux-celles d'une région en particulier ni pour des alliances interclassistes avec une bourgeoisie locale nationaliste.

Au niveau international, les Vignoles se regroupent avec d'autres sections exclues de l'AIT, comme la SAC suédoise ou la CGT espagnole.

Quant à la CNT-AIT, elle continue son travail de développement de l'anarchosyndicalisme avec les sections de l'AIT.

Voir aussi

Liens externes

See also: Confédération nationale du travail (France), 1946, Anarchisme, Anarcho-communisme, Anarcho-syndicalisme, Association Internationale des Travailleurs, Association internationale des travailleurs, Autogestion