Confédération générale du travail

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La Confédération générale du travail (ou CGT) est une confédération syndicale française créée le 23 septembre 1895 à Limoges. Elle fait partie des cinq confédérations de syndicats de salariés français considérées comme représentatifs par l'État et est celle qui a obtenu le plus de suffrages (~35%) aux dernières élections professionnelles.


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Sommaire

1 Les fédérations

Historique

1791 : Loi le Chapelier, cette loi du 22 mai 1791 interdisait le droit de coalition des métiers et des grèves.

1831 : Révolte des canuts à Lyon, échec des négociations menées par le préfet. L'insurrection sera durement réprimée.

1848 : Face à la répression menée par la bourgeoisie au pouvoir, jonction du mouvement social et républicain. Sous la pression populaire, le nouveau gouvernement adopte des mesures démocratiques et sociales : proclamation de la liberté d'association, du suffrage universel et du droit du travail, ouverture des Ateliers nationaux pour assurer aux chômeurs le droit au travail, décret limitant la durée de travail à 10h à Paris et à 11h en province, abolition de l'esclavage colonial.

1864 : Le 25 mai, suppression du délit de coalition et de grève (loi L. Olivier). Cette loi met un terme à la Loi Le Chapelier. Le monde du travail sort de 70 années de ténèbres, mais s'ils ne sont plus interdits, ils ne sont que tolérés.

1871 : La Commune de Paris : première révolution prolétarienne. Outrés par l'armistice avec la Prusse, les Parisiens se révoltent contre le pouvoir et élisent une assemblée qui prend le nom de Commune. La répression du gouvernement fait près de trente mille morts. Œuvre sociale de la Commune de Paris : abolition du travail de nuit dans les boulangeries, gestion démocratique des entreprises fermées par le patronat ou travaillant pour la Commune. Apparition du premier mouvement féminin de masse.

1884 : Le 21 mars, vote de la loi légalisant les syndicats professionnels ouvriers et patronaux à l'initiative de Waldeck-Rousseau.

1886 : Création de la Fédération nationale des syndicats (FNS), d'inspiration guesdiste. Jules Guesde, l'un des socialistes les plus connus et les plus actifs, contribue à la diffusion des idées de Karl Marx en France.

1887 : Création de la Bourse du Travail de Paris.

1890 : 1er mai : première célébration française et internationale de la journée d'action du 1er mai. Le 1er mai 1891, à Fourmies (Nord) la troupe tire sur des grévistes : neuf morts, 35 blessés.

1892 : Création de la Fédération des Bourses du travail, marquée par le syndicalisme révolutionnaire de Fernand Pelloutier.

1895 : Congrès constitutif de la confédération générale du travail CGT à Limoges du 23 au 28 septembre.

1900 : Création du journal « la voix du peuple », organe de la CGT.

1902 : Marque l'ouverture d'une nouvelle période dans la vie de la CGT. Au congrès de Montpellier elle parachève son unité. La Fédération des bourses s'efface en tant que centrale et ses organisations s'intègrent dans la CGT. Cette unité réalisée constitue un pôle d'attraction pour beaucoup d'organisations restées jusque-là dans l'expectative.

1906 : Charte d'Amiens : cette charte adoptée en congrès, donne au syndicalisme confédéral quelques uns de ses traits spécifiques : la lutte des classes, la lutte quotidienne pour des améliorations immédiates mais aussi la lutte pour la disparition du salariat et du patronat, ainsi que son indépendance vis-à-vis des organisations politiques. Cette Charte est reprise aujourd'hui comme référence par la plupart des syndicats.

1909 : La Vie ouvrière, naissance du premier numéro de cette « revue d'action » qui se définit comme « syndicaliste Révolutionnaire, antiparlementaire ».

1910 : Loi sur les retraites ouvrières et paysannes. L'âge de la retraite est fixé à 65 ans. L'espérance de vie est alors de moins de 49 ans.

1912 : La CGT est la seule confédération syndicale existante en France, elle compte 700 000 adhérents sur un total de 7 millions de salariés. Le 24 novembre elle tient un congrès extraordinaire sur le thème de l'action préventive contre la guerre.

1913 : Constitution du Secrétariat syndical international auquel participe la CGT. Le 25 février, la CGT publie un manifeste anti-militariste.

1914 : La CGT organise des manifestations syndicales contre la guerre le 27 juillet. Le 31 juillet, Jean Jaurès est assassiné. Le 1{er} août c'est la mobilisation générale et le début de la guerre 14/18. Le 3 août, c'est la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France. Le 4 août c'est l'Union sacrée. Lors du CCN de la CGT, tenu du 26 novembre au 5 décembre, seule une minorité se prononce contre la guerre.

1917 : Dans l'année, on compte 696 grèves et 293 810 grévistes en France. Les 6 et 7 novembre c'est la rupture de l'Union sacrée. Au même moment a lieu la Révolution d'octobre en Russie.

1918 : Dans l'année on recense 499 grèves et 176 187 gévistes en France.

1919 : 25 mars : loi sur les conventions collectives. 28 mars : loi supprimant le travail de nuit dans les boulangeries. 23 avril : lois sur la journée de 8 heures. Le 1er mai grève générale de 24 heures marquée par 500 000 manifestants à Pars (1 mort). Dans l'année, on compte 2 206 grèves et 1 160 000 grévistes en france. Création de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) par le patronat.

1920 : Le 8 janvier, inauguration du Conseil Économique et Social (initiative de la CGT). Du 25 au 29 février, le Parti Socialiste tient congrès à Strasbourg et se retire de la 2e internationale. 12 mars, vote de la loi relative au droit syndical. Le 1er mai : la CGT décide la grève générale. En 15 jours on compte 1,5 millions de grévistes. Le 22 mai, reprise du travail.

1921 : Suite au Congrès de Tours (1920), scission entre les réformistes et les révolutionnaires qui sont exclus de la CGT, et créent la CGTU (Confédération Générale du Travail Unitaire), proche du PC. Naissance du journal « Le Peuple », organe officiel de la CGT.

1930 : Vote définitif de la loi sur les assurances sociales.

1934 : En riposte à l'émeute du 6 février, grève générale « contre le fascisme » à l'appel de la CGT et de la CGTU.

1936 : Réunification de la CGT et de la CGTU lors du congrès de Toulouse. Elles avaient participé à l'élaboration du programme du Rassemblement populaire (par la suite Front populaire) qui devait remporter les élections législatives le 5 mai 1936. Le 26 mai une vague de grèves marquée par des occupations d'usines démarre au Havre et s'étend comme une trainée de poudre partout en France. Le 4 juin, sont signés les accords de Matignon, entre la CGT et le Patronat. Les 11 et 12 juin sont votées les lois sociales sur l'extension des Conventions collectives, l'institution de délégués du personnel, le relèvement des salaires, les 15 jours de congés payés et la semaine des 40 heures.

1939 : Le 23 août, nouvelle scission entre les réformistes et les révolutionnaires. Début de la Seconde Guerre mondiale le 3 septembre. Le 18 septembre, le Bureau confédéral de la CGT vote une déclaration excluant les militants qui refusent de condamner le pacte germano-soviétique. Cette décision est approuvée par la Commission administrative de la CGT le 25 septembre, ce qui a pour effet d'exclure les communistes de la CGT. Plus de 600 syndicats sont dissous et de nombreux militants et dirigeants exclus sont arrêtés. Ceux qui ne sont pas arrêtés, ni mobilisés, entrent dans la clandestinité.

1940 : Le 9 novembre, le gouvernement de Vichy de Pétain dissout les centrales syndicales ouvrières et patronales.

1941 : Promulgation de la Charte du travail interdisant les grèves et le lock-out. Dès l'hiver 40/41, parution des premiers journaux clandestins. Développement des « comités populaires » qui organisent les premières luttes revendicatives. Du 26 mai au 9 juin a lieu la grève des mineurs du Nord et du Pas-de-Calais. Intervention des Allemands: 327 arrestations. Le 22 et 23 octobre : exécution par les Allemands de 88 otages composés majoritairement de militants CGT exclus, dont les 27 de Chateaubriant.

1943 : Les accords du Perreux, signés le 17 avril par Robert Bothereau et Louis Saillant pour les « ex-confédérés » ; Henri Raynaud et André Tollet pour les « ex-unitaires », reconstituent la CGT. La CGT réunifiée participe à la constitution du conseil national de la Résistance (France) (CNR) qui a lieu le 27 mai.

1944 : Publication le 15 mars du Programe du CNR (définissant les nationalisations, la Sécurité sociale et les comités d'entreprises)où la CGT est représentée par Louis Saillant. Le 10 août, la Grève des Cheminots de la Région Parisienne de déclanche et s'étend à tous les services publics. Le 15 août, la police parisienne entre dans la grève. Le 18 août, la CGT clandestine appelle à la grève générale pour la Libération. Le lendemain c'est le déclanchement de l'insurrection parisienne, qui prendra fin avec la Libération de Paris le 25 août et l'arrivée du Général de Gaulle . Le 26 août, la CGT s'installe au grand jour dans ses locaux du 213 rue Lafayette: c'est la fin de la clandestinité avec première réunion de son bureau. Le 8 septembre, son journal « La Vie Ouvrière » qui avait paru sous forme de tract pendant l'occupation, reparait au grand jour. Création de la Confédération générale des cadres (CGC).

1945 : Début des nationalisations, création des comités d'entreprise et mise en place de la Sécurité sociale.Fin de la seconde Guerre mondiale (8 mai : capitulation allemande, 2 septembre : capitulation japonaise).Création de la Fédération syndicale mondiale (FSM) à laquelle adhère la CGT.

1946 : Du 8 au 14 avril a lieu le 26ème congrès de la CGT à Paris. Elle revendique le chiffre de 5 millions et demi d'adhérents. Le rapport de Benoit Frachon est adopté par 84,4% des voix. 5 octobre, promulgation du Statut Général des Fonctionnaires par le ministre Maurice Thorez. Début de la Guerre d'Indochine (19 novembre 1946). Pendant toute la durée du conflit, la CGT organise des manifestations de solidarité à l'égard du peuple vietnamien et en faveur de la paix.

1947 : La CGT obtient 59% des voix lors des premières élection à la Sécurité Sociale, mais percée de la CFTC qui obtient 26% des voix. 1er Mai, grandes manifestations pour les revendications à l'appel de la CGT. Le 5 mai, éviction des ministres communistes du gouvernement. Juin, grèves chez Citroën, à la SNCF, dans les banques, dans les grands magasins. Le premier ministre Ramadier parle de « chef d'orchestre clandestin ». Juillet, grèves à EDF, puis chez Peugeot, Berliet, Michelin. Le 1er août, accord CGT/ CNPF pour une augmentation de 11% dénoncé par le gouvernement.

Les 13 et 14 novembre la division s'accentue au Comité Confédéral National (CCN) de la CGT entre la majorité et la minorité (tendance FO) à propos du Plan Marshall et des mouvements de grève. La majorité, fidèle à Moscou, refuse le plan Marshall. Le 19 décembre, c'est la scission et la création par les minoritaires (qui refusent la soumission au PC) de la confédération Force ouvrière (FO).

1949 : Division : la FSM critique le plan Marshall et l'influence américaine en Europe, ce qui provoque une scission. Les syndicats des États-Unis, d'Angleterre et des Pays-Bas se retirent de la FSM. Ils créent la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) à laquelle adhère la CGT-FO.

1950 : Conquêtes : vote de la loi sur les Conventions collectives. Création du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig).

1953 : Retraites : du 4 au 25 août, grande grève dans les services publics. Le 4 août, la CGT puis la CFTC appellent à une journée d'action des secteurs public et nationalisé contre le recul de l'âge à la retraite. Les postiers de Bordeaux décident la poursuite du mouvement. Aussitôt les confédérations CGT, FO, CFTC appellent à la grève générale dans ces secteurs. Le 14 août, on compte quatre millions de grévistes.

1954 : Libération : début de la guerre d'Algérie (1er novembre). Durant tout le conflit la CGT soutient « les revendications des Algériens et leurs aspirations nationales. »

1956 : Conquête : troisième semaine de congés payés.

1962 : Paix : une manifestation anti-OAS durement réprimée fait 9 morts au métro Charonne. Accords d'Evian, fin de la guerre d'Algérie (18 mars).

1963 : Les mineurs : à l'appel de la CGT et de FO, vaste mouvement de grèves des mineurs. Ils s'inquiètent des incertitudes pesant sur leur profession et revendiquent une augmentation des salaires.

1966 : Unité : accord revendicatif entre la CGT et la CFDT.

1968 : Grève générale : en mai et juin sept millions de travailleurs en grève et occupent leurs usines. Constat de Grenelle : augmentation de 35% du salaire minimum, reconnaissance de la section syndicale à l'entreprise, ...

http://fr.wikipedia.org/wiki/

1970 : Unité : nouvel accord CGT-CFDT sur des revendications prioritaires : revalorisation du SMIC, retraite à 60 ans, semaine de 40 heures, emploi, heures de formation syndicale…

1981 : Gouvernement de gauche : vote de la Loi de nationalisation (cinq groupes industriels, 36 banques). Ordonnances réduisant la durée du travail à 39 heures, instituant la cinquième semaine de congés payés et ramenant l'âge de la retraite à 60 ans. Lois sur les droits des travailleurs dans l'entreprise, notamment le droit d'expression pendant le temps de travail.Création des Comités d'hygiène, de sécurité et conditions de travail (CHSCT).

1988 : Infirmières : mouvement de grève des infirmières à l'appel d'une Coordination nationale qui réclame notamment une augmentation significative des salaires et de véritables moyens pour la formation. Après la défection des autres syndicats, la CGT est seule à soutenir le mouvement.

1993 : Syndicats : création de la Fédération syndicale unitaire (FSU) par 13 syndicats exclus ou en dissidence avec la FEN. Création de l'Union nationale des syndicats autonomes (UNSA).

1995 : Cheminots : importants mouvements de grève contre le plan d'Alain Juppé (novembre-décembre). Lors de son 45e Congrès, la CGT décide de rénover ses statuts et de quitter la FSM.

1999 : CES : la CGT adhère à la Confédération Européenne des Syndicats, fondée en 1973. Seconde loi sur les 35 heures, qui deviennent la durée légale du travail le 1er janvier 2000.

2003 : Retraites : importants mouvements sociaux contre le projet de Loi Fillon (mai-juin) http://www.ihs.cgt.fr/

2005 : En février, le comité confédéral national (CCN), le « parlement » du syndicat, recommande le rejet de la constitution européenne, contre l'avis du secrétaire général Bernard Thibault.

Voir aussi

syndicalisme, syndicat,anarcho-syndicalisme, syndicalisme-révolutionnaire, Syndicalisme de lutte, socialisme, communisme, Parti communiste français, Gauche, Mai 68, parti politique, mouvements politiques, Idées politiques

Presse de la CGT

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Liens externes

Les fédérations

See also: Confédération générale du travail, 12 mars, 14 août, 15 août, 15 mars, 1791, 17 avril, 1831