Confédération française démocratique du travail

La Confédération Française Démocratique du Travail ou CFDT est une confédération syndicale française créée en 1964 à partir d'une modification majoritaire de la Confédération française des travailleurs chrétiens ou CFTC (certains parlent de scission, d'autre de transformation de la CFTC en syndicat laïc).

Elle fait partie des cinq confédérations de syndicats de salariés français considérées comme représentatives par l'État (décret du 31 mars 1966). Elle est le premier syndicat français en terme d'adhérents, le second de par son audience électorale.

Histoire

En 1964, lors d'un congrès extraordinaire à la majorité, la CFTC devient la CFDT. Dix pourcent des effectifs quittent la CFDT pour continuer la CFTC.

De 1966 à 1970, la CFDT passe des accords d'action avec la CGT.

En mai 1968, la CFDT appelle à l'action dans les entreprises. Ceci sera à l'origine de la création des sections syndicales d'entreprises.

Au congrès de 1970, la CFDT adopte de nouveaux statuts. Elle prône l'autogestion des entreprises.Le projet de socialisme autogestionnaire porté par la CFDT dans les années 70 place les travailleur-euse-s et la nécessité de la démocratie la plus large au cœur de l'objectif de transformation sociale comme de la démarche visant à y parvenir.

En 1971, Edmond Maire est élu secrétaire général.

Au congrès de Strasbourg, qui se tient du 21 au 26 novembre 1988, Jean Kaspar est élu secrétaire général. La fédération Sud-PTT nait d'un processus d'exclusions au sein de la fédération des PTT à l'automne 1988.

En 1992, Nicole Notat est élue secrétaire générale. Elle est la première femme à occuper un tel poste dans une confédération syndicale de salariés en France.

À la suite des grèves de décembre 1995, où elle soutient le projet d'Alain Juppé de réforme de la Sécurité Sociale, la CFDT prend la présidence de la CNAM (Caisse nationale d'Assurance Maladie des Travailleurs salariés). La direction nationale est contestée par une minorité qui sera mise en échec au Congrès de Lille en 1998.

En 2002, François Chérèque est élu secrétaire général.

En 2003, la CFDT négocie la reforme des retraites qui sera mise en place par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. De nombreux adhérents de la centrale syndicale quittent l'organisation, qui perd 10% de ses effectifs.

Le 13 avril 2005, sur son site internet, la CFDT reconnaissaît la perte de 71 124 adhérents pour les années 2003 et 2004, ce qui raménerait selon elle ses effectifs de 889 160 fin 2002 à 818 036 fin 2004.

Liens externes

See also: Confédération française démocratique du travail, 13 avril, 1964, 1966, 1968, 1970, 1971, 1988, 1992, 1995