Comparaison biologique entre la femme et l'homme
Si certaines différences biologiques entre hommes et femmes sont indéniables et dichotomiques (comme les chromosomes sexuels, les taux hormonaux ou la constitution de l'appareil génital), d'autres différences sont d'ordre purement statistique (comme la taille ou le comportement) et ne sont donc pas absolues (les femmes sont en moyenne plus petites que les hommes, mais si l'on prend un homme et une femme au hasard dans la population, la femme peut être plus grande que l'homme).
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Différences génétiques
La femme possède une paire de chromosomes sexuels XX.
L'homme possède une paire de chromosomes sexuels XY ;
Certains rares individus sont munis d'un génotype sexuel différent :
- Syndrome de Turner : XO (phénotype féminin)
- Syndrome de Klinefelter : XXY (phénotype masculin)
- d'autres variations sont plus rares encore : XYY, XXXY, XXXXY.
Dans tous les cas, c'est la présence du chromosome Y qui est masculinisante.
Différences phénotypiques
La différence entre les êtres humains de sexes différents est beaucoup moins importante que chez beaucoup d'espèces d'animaux.
Différences hormonales
C'est l'appareil génital qui produit les hormones caractéristiques de chaque sexe. Toutes les hormones sont produites par l'homme et par la femme, mais leur taux est (normalement) nettement différent.
La femme a un taux élevé d'estrogènes. L'homme a un taux élevé d'androgènes (testostérone).
Ce sont ces hormones qui induiront les différences sexuelles, qui apparaitront à la puberté.
Différences sexuelles « primaires »
L'appareil génital, commun à l'origine, se différencie nettement dès le début de la gestation. Extérieurement, l'homme dispose d'un pénis et de deux bourses ; la femme dispose d'une vulve donc les parties visibles sont les grandes et les petites lèvres, ainsi que le clitoris, cette vulve s'ouvre sur le vagin. Intérieurement, la femme dispose d'un utérus qui lui permet de porter un enfant (grossesse).
Aux grandes lèvres de la femme correspondent les bourses de l'homme, soudées en un scrotum et dans lesquelles descendent les gonades du nourrisson mâle (les testicules), alors que la femme conserve ses gonades (les ovaires) à l'interieur du ventre.
Au pénis de l'homme correspond le clitoris de la femme, dont le développement est bien moindre (de l'ordre du centimètre pour le clitoris, de l'ordre du décimètre pour le pénis), mais qui joue un rôle comparable dans le plaisir sexuel.
La femme dispose d'un utérus, dans lequel se développera l'enfant à naître, alors que l'homme dispose d'une prostate qui participe à l'élaboration du sperme.
Alors que l'homme produit chaque jour de grandes quantités de gamètes (spermatozoïdes), la femme commence sa vie sexuelle avec un stock de gamètes (ovules) déjà constitué à la puberté, et en émet seulement un par cycle menstruel d'environ un mois (bien qu'il arrive qu'elle émette deux ovules dans un même cycle).
Différences sexuelles « secondaires »
Ces différence n'apparaissent qu'après la puberté :
- les épaules de l'homme s'élargissent (développement squelettique et musculaire) ; son pénis se développe également ;
- chez l'homme, la voix mue, devient plus grave, alors que la femme conserve des cordes vocales plus petites et donc une voix plus aiguë ;
- la pilosité se développe chez l'homme et la femme, en particulier au niveau du pubis et des aisselles ; chez l'homme elle se développe également sur la face (moustache, barbe), la poitrine, le ventre (autour du nombril), les cuisses et les jambes, ainsi que sur les épaules et le dos ; les poils de l'homme sont plus gros, par contre il n'y a pas de différence sensible de longueur (même sur la tête : cheveux) ;
- le développement des seins est (habituellement) spécifique à la femme, différence encore plus accentuée par la grossesse ;
- la femme est adaptée à l'accouchement par un bassin plus large, plus souple, qui se traduit par une insertion du fémur dans le bassin différente (et donc une différence de démarche assez caractéristique).
Autres différences physiques
- la puberté apparaît en général légèrement plus tôt chez les filles que chez les garçons ;
- taille moyenne des femmes inférieure à celle des hommes ;
- fonction respiratoire et cardiaque plus rapide chez les femmes (en lien avec leur taille moindre) ;
- force physique souvent plus importante chez les hommes ;
- ossature plus légère des femmes ;
- souplesse plus grande des femmes ;
- les femmes ont souvent une proportion graisseuse plus forte (en particulier sous la peau) et un développement musculaire moindre ;
Différence de santé
Les hommes ont un taux de mortalité infantile légèrement supérieur (même dans l'utérus) et les femmes vivent en moyenne cinq années de plus.
Une première différence provient de la différence génétique : alors que la femme est munie de deux exemplaires des gènes du chromosome X, le chromosome Y est d'une toute autre nature. L'homme est donc plus sensible à une déficience d'un gène porté par le X, qu'elle soit congénitale ou apparue au cours de sa vie. Le cas le plus connu est celui de l'hémophilie.
Par ailleurs, les hormones ont un effet secondaire sur les organes internes, avec un effet sensible sur la santé.
Bien qu'il naisse moins de filles que de garçons (le ratio est d'environ 1:1,05), les femmes sont la majorité de la population adulte. Les petits garçons sont plus touchés par la mortalité infantile que les filles, et le ratio se rapproche de 1 vers 5 ans. Au delà de 20 ans, la surmortalité masculine (accidents de la voie publique, suicide, tabagisme, alcoolisme) redonne à la population féminine la majorité.
Convergences
La plus connue de ces convergences et la complémentarité des organes génitaux de l'homme et de la femme. Il sont faits de telle sorte qu'ils puissent s'unir par pénétration de l'organe sexuel de l'homme dans celui de la femme.
La différence sexuelle complémentaire de l'homme et de la femme est la caractéristique de leur interaction commune que l'on retrouve sous diverses formes dans toutes les espèces sexuées.
Cette complémentarité biologique est à la base de la reproduction humaine. Dans la plupart des sociétés humaines, elle est un des fondements de l'organisation sociale. Cette complémentarité biologique n'est pas perçue de nos jours comme absolue et doit s'associer avec la faculté consciente de choisir l'autre sexe pour s'exercer. Les fondements biologiques de cette conscience sont perçus implicitement comme détachés des fonctions biologiques sexuelles.
Voir aussi
- Anthropologie politique (différence entre les sexes)
