Compagnie française des Indes orientales

Image manquante
Hist_monde_indien.jpg
image:hist_monde_indien.jpg

Cet article fait partie de la série
Histoire de l'Inde
Périodes
L'Inde ancienne
Le sultanat de Delhi
Les grands Moghols
La période Marathe
Le Raj britannique
De 1947 à nos jours
Voir aussi
Histoire du Bangladesh
Histoire du Bhoutan
Histoire des Maldives
Histoire du Népal
Histoire du Pakistan
Histoire du Sri Lanka
Articles connexes
Langues de l'Inde
Religions de l'Inde
Méta
Portail Monde indien
Index alphabétique
Index thématique
Page projet

La Compagnie des Indes orientales - ou Compagnie françoise pour le commerce des Indes orientales de son vrai nom - est une entreprise commerciale, fondée en 1664 pour concurrencer la Compagnie anglaise des Indes orientales et la Compagnie hollandaise des Indes orientales.

Historique

Imaginée par Colbert, elle est créée par une déclaration royale de Louis XIV, enregistrée par le Parlement de Paris et complétée par des statuts qui en font une manufacture royale avec tous les privilèges associés, en particulier exemption de taxes, monopole exclusif du commerce dans l'hémisphère oriental (auquel se rajoute au XVIIIe siècle, les côtes ouest de l'Afrique (Sénégal, Guinée), garantie sur trésor royal, pouvoir de nommer des ambassadeurs, de déclarer la guerre et de conclure des traités. Elle est dotée d'un capital initial de 8,8 millions de livres et d'une devise : « Florebo quocumque ferar », (« Je fleurirai là où je serai portée »)

La Compagnie se voit définir des objectifs plus vastes que le suggère son nom et qui sont de trois ordres : le commerce, évidemment, et la lutte contre les produits anglais et hollandais ; la politique, en contribuant au développement d'une marine nationale et en affirmant la présence française sur les mers ; la culture et la religion : en propageant la civilisation française et en évangélisant les païens.

Tout en échouant à créer une colonie sur l'île de Madagascar (Fort Dauphin), elle réussit cependant à établir des ports sur l'île Bourbon et l'Île-De-France, deux îles voisines, aujourd'hui La Réunion et l'Île Maurice.

Elle s'établit en Inde, en 1719. La même année, au bord de la faillite, John Law la fusionne avec d'autres sociétés de commerce françaises pour former la Compagnie Perpétuelle des Indes. Cependant, elle retrouve son indépendance en 1723.

Avec le déclin de l'Empire moghol, la Compagnie décide d'intervenir dans les affaires politiques indiennes de façon à protéger ses intérêts, notamment en forgeant des alliances avec les dirigeants locaux de l'Inde du sud. En 1741, Joseph François Dupleix, qui recevra le titre de nabab en 1750 par l'empereur moghol, mène une politique agressive contre les Anglais. Malgré plusieurs défaites infligées par l'anglais Robert Clive, la stratégie de Dupleix montre ses fruits et les Anglais reprendront bientôt sa politique à leur compte. En effet, en 1753, les ventes de la Compagnie sont presque équivalentes à celle de la Compagnie anglaise des Indes orientales. Cependant, les actionnaires français ne soutiennent pas désormais cette déviation de l'axe commercial et Dupleix est révoqué en 1754.

En 1763, après le traité de Paris, la France perd son premier empire colonial, en particulier ses territoires du Deccan en Inde. Il ne lui reste en Inde que les cinq comptoirs de Pondichéry, Karikal, Yanaon, Mahé et Chandernagor, qu'elle conservera sous la forme des Établissements français de l'Inde jusqu'en 1949.

Dorénavant, l'influence de la Compagnie décline régulièrement jusqu'en 1769, année de sa disparition.

La Compagnie était à son époque considérée comme un placement solide et sûr. Voltaire y avait placé une partie de ses économies, sans nécessairement savoir le détail des opérations couvertes par celle-ci.

Voir aussi

Liens externes

See also: Compagnie française des Indes orientales, 1600, 1602, 1621, 1664, 1719, 1723, 1741