Communisme (théorie économique)

Le mot communisme désigne d'une manière générale un type d'organisation politique, sociale et économique sans classe sociale bénéficiant de la mise en commun des moyens de production et des biens de consommations pour répondre aux besoins de chacun, par opposition aux biens individuels.

Dans le monde actuel, le communisme reste essentiellement un projet de société, car s’il existe (peut-être), ce n'est que dans quelques rares communautés réduites.

Toutefois, cela n'empêche pas l'existence d'une théorie économique « communiste », les penseurs anti-capitalistes (les anarchistes d'une part, Karl Marx et ses héritiers d'autres part) ayant théorisés les méthodes et les principes qui leur semblaient devoir régir les activités économiques dans un but communiste.

Des états se revendiquant du marxisme (URSS, Chine, etc.), existent ou ont existés, et ont organisé leurs économies, selon eux d'une manière socialiste, selon une analyse matérialiste de façon capitaliste bureaucratisée (la classe dirigerante n'étant pas la bourgeoisie mais la bureaucratie d'Etat).

Une des théories économiques communiste évoque aussi le principe d'entr'aide (du moins pour les anarchistes communistes) et sa variante comtemporaine, la solidarité, comme facteur d'évolution vers une société communiste.

Sommaire

Communisme anarchiste

Principes organisationnels

Expériences Historiques

Das Kapital : les principes marxistes

Voir Le Capital.

Critique théorique des fondements économiques du marxisme

Depuis Ludwig von Mises, il existe une critique de la théorie marxiste sur le plan théorique, qui entend démontrer les contradictions internes de la théorie économique imaginée par Marx. Cette critique peut principalement se résumer en une démonstration mathématique mettant simplement en relation les éléments de la théorie marxiste :

Soit V le « capital variable » correspondant aux salaires et C le capital constant correspondant aux machines, outils, bâtiments, terre, etc. Soit encore pl, la plus-value tirée par le patron du travail des salariés. On définit E, le taux d'exploitation par l'équation E = pl/V, et P, le taux de profit par l'équation P = pl/(C + V). La composition « organique » du capital de l'entreprise considérée est définie par l'équation K = (C + V)/V.

A l'aide de ces différentes équations, on peut exprimer le taux de profit (P) en fonction de la composition organique du capital (K) et du taux d'exploitation (E). En effet, pl = V.E ; P = V.E/(C + V) ; donc P = E/K.

Or, dans les conditions de concurrence parfaite qui est le cadre de référence de Marx, le taux d'exploitation (E) et le taux de profit (P) sont les mêmes dans toutes les branches de prodution quelle que soit la composition organique du capital. Or la dernière équation montre que si la composition organique du capital (K) varie de branche à branche ou d'entreprise à entreprise, le taux d'exploitation étant donné et partout le même, le taux de profit (P) varie de branche en branche ou d'entreprise à entreprise. Ce qui est impossible.

Théorie : la société communiste

Le projet de société communiste repose sur la propriété collective des moyens de production, c'est-à-dire des usines, des terres agricoles cultivées ou d'élevage, des moyens de transport, etc., pour assurer à tous la disposition de biens « à chacun selon ses besoins ». La distribution est considérée comme une branche de la production et est donc aussi collectivisée.

Dans une société communiste, les relations économiques reposent sur la Gratuité : il n'y a ni commerce, ni argent, ni salariat, ni tout autre rapport marchand, cela étant à la fois impossible et inutile (chacun ayant tous ses besoins couvert par le mode de production communiste, il n'y a plus d'échange à proprement parler). La propriété privé est, sinon abolie, du moins très limitée, de sorte que la notion de don disparait aussi .

Le communisme admet que tous ne sont pas aussi productifs pour tout, et qu'il doit attendre une production « de chacun selon ses capacités », mais il considère que généralement chacun peut à son gré se livrer à l'occupation de son choix, qu'on peut abolir la division sociale du travail sans mettre en péril la production et donc la disponibilité des biens (sa vision est proche à cet égard de la société post-industrielle évoquée par Hermann Kahn), et supprimer toute force coercitive, comme la police ou l'armée, et plus généralement fonctionner sans État. Il admet que certaines tâches et fonctions sont plus désagréables ou agréables que d'autres, et compte sur la démocratie directe pour juguler les conflits, notamment ceux relatifs à la production. Comme une appréciation différente par chacun des besoins et des capacités des uns et des autres pourrait générer de grandes divergence à cet égard, le communisme prône suivant la distinction introduite par Marx l'utilisation d'une échelle absolue de valeur des objets, la valeur d'usage étant équivalente à la valeur de production (le coût de l'objet ou du service), et nie la pertinence d'une valeur relative à l'opinion diverse des personnes (valeur d'échange).

Citations

« Chaque découverte, chaque progrès, chaque accroissement des richesses humaines est le résultat du travail physique et intellectuel accompli dans le passé et dans le présent. Alors, de quel droit quelqu’un peut-il s’approprier la moindre parcelle de cet immense tout, et dire : ceci est à moi, pas à toi ? »
Pierre Kropotkine, La conquête du pain, Paris, 1892
« Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Le communisme? C'est le contraire. »
Henri Jeanson

Voir aussi

Termes les plus souvent associés à communisme :

Marxistes

Libertaires

Idées et pratiques opposées

Philosophie

Littérature

Liens internes

anti-capitalisme, communisme, Socialisme, Mouvements politiques, Parti politique, Idées politiques.

Liens externes


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See also: Communisme (théorie économique), Amadeo Bordiga, Anarchisme, Anarcho-communisme, Anarcho-syndicalisme, Anti-capitalisme, Anton Pannekoek, Antonio Gramsci