Communauté urbaine

En France, la communauté urbaine est le degré le plus élevé de coopération intercommunale.

Dans un premier temps, la loi du 31 décembre 1966 crée les communautés urbaines pour certaines villes (Bordeaux, Lille, Lyon et Strasbourg). À l'époque, l'objectif est de pallier le décalage entre les structures administratives existantes et la réalité géographique de ces agglomérations.

A la différence des communautés d'agglomération et de communes, une commune ne peut se retirer librement d'une communauté urbaine.

La loi 99-586 du 12 juillet 1999 dite « Loi Chevènement » [1] limite la création de nouvelles communautés urbaines à des ensembles d'au moins 500 000 habitants comportant au moins une ville de plus de 50 000 habitants et devant être d'un seul tenant et sans enclave. Ces seuils ne remettent pas en cause les communautés urbaines créées antérieurement, dont la plupart ne les atteignent pas (et devraient se constituer en communauté d'agglomération si elles se formaient de nos jours). En 2004, il y a 14 communautés urbaines en France, qui regroupent ensemble plus de six millions d'habitants:

Communauté Population Communes Création
Lyon 1 167 532 55 31/12/1966
Lille 1 091 438 85 31/12/1966
Marseille 981 769 18 07/07/2000
Bordeaux 659 998 27 31/12/1966
Nantes 554 478 24 31/12/2000
Strasbourg 451 240 27 31/12/1966
Nancy 258 268 20 31/12/1995
Brest 213 545 8 24/05/1973
Dunkerque 208 705 18 21/10/1968
Le Mans 188 665 9 19/11/1971
Le Creusot - Montceau-les-Mines 92 292 16 13/01/1970
Arras 89 451 24 01/01/1998
Cherbourg 88 588 5 02/10/1970
Alençon 49 957 19 31/12/1996


Compte tenu des seuils de population, il n'y a guère que Toulouse, Nice et Paris qui pourraient aujourd'hui créer d'autres communautés urbaines en France. En effet, le recensement prevu en 2004 devrait permettre à la communauté d'agglomération niçoise de passer officiellement le cap des 500 000 habitants, indispensable à la création d'une communauté urbaine. L'absence de communauté urbaine à Toulouse s'explique par l'absence de tradition de coopération intercommunale dans l'agglomération, où coexistent encore deux communautés d'agglomération (Grand Toulouse et SICOVAL). L'absence d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue s'explique en partie par la peur du Grand Paris, ainsi que par la taille de l'agglomération. S'il existe des intercommunalités, aucune ne contient par conséquent la ville centre (Paris), et rien n'est prévu à ce sujet pour le moment.

Lien externe

See also: Communauté urbaine, 1966, 1999, 2004, Bordeaux, Brest Métropole Océane, Communauté d'agglomération, Communauté d'agglomération du Grand Toulouse, Communauté urbaine Marseille Provence Métropole, Communauté urbaine d'Arras