Commerce international

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Les firmes multinationales et leur rôle dans l'économie mondiale.

1) Comment mesurer l'internationalisation des entreprises ? 1-1) les mesures des IDE Un IDE est défini par le fait qu'il s'agit d'un transfert de capitaux destinés à créer une production supplémentaire ou a prendre durablement le contrôle d'une production. · Achat/création d'une succursale à l'étranger · achat d'actions en nombre suffisant pour assurer le contrôle de la société rachetée ( France 10 %, Grande-Bretagne 20 %) · achat de biens immobiliers · prêts accordés par la maison-mère à sa filiale étrangère · maintien dans une filiale des bénéfices obtenus non distribués sous forme de dividendes Þ plusieurs formes d'IDE ( transfert de propriété, crédit…)

La question : l'implantation de FMN a-t-elle des chances d'apporter un développement dans le pays où elle s'installe ? Cela peut être le cas si le pays d'accueil à la capacité de maintenir les capitaux sur place.

Pour attirer les propriétaires étrangers : · le fait d'avoir un titre étranger crée des inquiétudes, d'où la volonté de vouloir contrôler les pays ( exemple : coup d'état au Chili). D'où la volonté également d'avoir des conventions internationales ( AMI = refusé). Arguments des pays pour exproprier les FMN : pillage des ressources. Temps que l'IDE a pour but de créer des activités commerciales, productives Þ peu de risques. Par contre on a plus d'exemple d'instabilité des capitaux. 1960-1970’s : comment attirer et retenir les capitaux ? Avant : comment empêcher d'exploiter les territoires où les firmes s’installent ?

1-2) définition des FMN. CNUCED : toute entreprise qui dispose d'au moins une filiale hors de son pays d'origine. On dénombre 65 000 FMN à travers le monde est près de 825 000 filiales. Banque mondiale : entreprises implantées dans au moins 6 Etats et qui réalisent au moins 20 % de leur chiffre d'affaires hors de leur pays d'origine.

Les FMN sont obligées d'accepter pour la plupart des joint-venture. Cela signifie qu'il y a eu des concessions à condition que la FMN existe en tant que société mixte où sont mélés les capitaux étrangers et capitaux locaux. Cela peut être purement contractuel : l'entreprise mère se contente d'accorder un droit à un producteur local pour exploiter par exemple une marque, une technique de production.

Le plus prisé : les greenfield investment ( ex nihilo) : création d'une firme à partir de rien Þemploi, production.

Les brownfield investment : rachat d'une entreprise qui existe déjà, liquidation de tout ce qu'elle contient de matériel et conservation de la main-d'œuvre.

La plupart des FMN se développent aujourd'hui par fusions-acquisitions transnationales (FAT). Cela peut créer des rendements d'échelle croissants (quand deux entreprises du même secteur). Mais aussi des économies d'envergure(produire plus efficacement). La plupart des FAT sont stratégiques : pour augmenter son pouvoir par rapport aux concurrents.

2) évolution historique des IDE et des FMN. 2-1) les FMN avant la révolution industrielle. Le capitalisme est peut-être le stade suprême développement des FMN ? En fait les premières firmes capitalistes sont associées à un commerce international (maritime). Dès le Moyen Âge commence à apparaître distinction entre les intérêts des souverains (État) et des commerçants (entreprises). État : volonté de maintenir ou étendre leur domination sur le territoire. Il faut pour cela une armée et une administration. Savoir dans quelle mesure cette autorité s'applique aux commerçants. Des commerçants ont besoin des Etats : pour pacifier les territoires dans lesquelles il se rendent.

12ème –13ème siècle : Venise domine le commerce. Les vénitiens sont souvent partis prenante de conquêtes territoriales, pour contrôler l'accès à des voies commerçantes. En 1204 ils amènent les chefs croisés à prendre Byzance pour récupérer le passage libre vers l'Orient.

L'impérialisme a donc plus logique de conquêtes étatiques qu’une logique capitaliste. Mais les territoires contrôlés ne sont pas forcément stables. Au 17ème-18ème des états ne sont plus contrôlés par un souverain unique : parlement et souverain. Le parlement représente les intérêts des bourgeois. La logique de l'État va être influencée par les intérêts des capitalistes ( exemple : la chambre des communes en Grande-Bretagne). 1789-1804 : en France révolution dans le sens des intérêts des bourgeois.

Karl Polanyi : c'est à cause du développement des échanges internationaux qu'il a fallu implanter des succursales et contrôler le financement des activités commerciales à grande échelle. Dès le XIIIe siècle apparition de société en commandite : les propriétaires de l'entreprise sont responsables devant les créanciers sur leur fortune personnelle. Certains propriétaires ne se sont engagés que sur le capital investi dans l’entreprise. Le commerce maritime de l'origine du développement des banques. Peu à peu apparaît le besoin de dégager la responsabilité des propriétaires de l'entreprise.

En 1602 : création de la compagnie des Indes orientales hollandaises. Première société par actions les propriétaires peuvent négocier leurs titres de propriété. En France les intérêts commerçants sont contrôlés par l'État. La compagnie des Indes occidentales et relancée par un financier ( Law) et fait faillite. La compagnie des mers du Sud fait également faillite.

Þ Le phénomène des FMN et le phénomène du premier essor du capitalisme. Fin 19ème se développent les FMN industrielles.

2-2) les FMN de la révolution industrielle à 1945. Fin 19e : FMN : logique de commerce maritime encore présente : se procurer à l'étranger des produits ou des matières premières dont on ne dispose pas sur son territoire. Désormais, pour assurer le fonctionnement de l'entreprise et non pas la consommation des gens. On se procure du coton, du sucre du charbon. L'essor vers 1900 de la recherche du pétrole et le phénomène de multinationalisation le plus spectaculaire. La recherche de matières premières et donc la première raison du développement des FMN.

Le deuxième phénomène : nécessité de trouver des débouchés alors que les exportations sont difficiles pour elles (barrières protectionnistes). Phase protectionnistes = essor des FMN. Aussi, un produit difficile à transporter peut pousser à cet logique. Exemple, Colt créait une usine à Londres, Bayer s'installe aux Etats-Unis, Singer à Glasgow en 1867 puis en Autriche en 1883, Ford au Canada en 1905 puis en Grande-Bretagne en 1911.

Au 19e : logique de division internationale au sens de DIPP. Mais on voit aussi une logique de baisse des coûts par implantation locale. 55 % des IDE = secteur primaire 20 % des IDE = infrastructures 15 % des IDE = industrie 10 % des IDE = services.

Le premier pays colonial et aussi le premier pays exportateur d'IDE : la Grande-Bretagne. Les FMN anglaise représentent plus de 50 % des IDE. Les États-Unis sont 2èmes : Théodore Roosevelt envoie les armées en Amérique latine pour sécuriser l’implantation des FMN américaines. Je La France et l'Allemagne sont 3ème.

Rivalités coloniales : contrôler les colonies qui approvisionnent les entreprises multinationales. La logique commerciale peut se passer de guerre : les intérêts des plus grands sont ceux du pétrole au Moyen-Orient, qui se traduit par une entente sur les prix. Cette exploitation ne profitait pas du tout aux Etats locaux : ils avaient l'impression d'un pillage, d'où la volonté après 1945 de nationaliser la production de pétrole.

2-3) 1945-1985 : forte domination des FMN américaines. Pourquoi ? concentration des capitaux aux États-Unis après la seconde guerre mondiale. Avant les années 30 : prêter (créances) paraît moins dangereux qu'acheter des entreprises (actions). Le prêt n'est pas protégé en cas de faillite des débiteurs ( exemple : cessation de paiements en Amérique latine pendant les années 30). Les intermédiaires gérant les prêts étaient des spécialistes de la collecte de l'information sur les financements qu'ils accordaient. Cet logique ne disparaît pas après 1945. Les États-Unis jouent pendant plusieurs années un rôle de banquier international jusqu'en 1956-1957 ( peu d'IDE jusque-là). Fin 1956 : 2 milliards de dollars d'IDE sortant des Etats-Unis. 1974 : 13 milliards de dollars sortant des Etats-Unis ( pareil que avant 1914).

Années 1960 : IDE vers d'Europe : la logique de recherche de débouchés commence à apparaître. Cela provoque des réactions négatives Etats-Unis : Nixon redoute la fuite des capitaux américains. Les États-Unis redoutent que leur avance technologique soit abolie avec le transfert de technologie vers l'Europe ( sorte de délocalisation) filiales : financée en $ ® $ sorte des États-Unis circule en dehors ® de plus en plus de $ ® difficile de les garantir sur l’or désormais.

Inquiétude du côté européen : opposition des chefs d'entreprise : pertes de parts de marché, peur que les salariés partent travailler pour les entreprises américaines proposant de meilleures conditions de travail. Peur de la perte de contrôle de l'État face aux conditions exigées par les entreprises américaines. Peur culturelle : afflux de produits américains. L'entreprise et les Etats redoutent que les marchés financiers soient asséchés par les emprunts financiers sollicités par les entreprises américaines. Þ Les pays développés ont dépassé les pays en développement comme pays d'accueil des IDE. 1960’s : les IDE s'accélèrent par rapport au PIB. Le seul frein était pendant les années 82-85 avec la crise du tiers-monde. Pourquoi ? quand il y a une crise : on se dit qu'il sera peut-être plus facile de trouver des débouchés dans un pays moins touché par la crise. On cherche à faire des économies sur les coûts de production.

2-4) développement des IDE depuis le milieu des années 80. On observe une croissance spectaculaire des IDE depuis 1985. Cela est dû à la vague de libéralisme économique, qui pousse un financier des activités économiques par l'intermédiaire des marchés financiers plutôt que par les banques (générateurs de création monétaire et d'inflation). De plus : endettement du tiers-monde : les banques ont mal évalué les risques des prêts. À partir de 1985 les plans pour essayer de favoriser le remboursement du tiers-monde encouragent la transformation des dettes en titres financiers (les créanciers deviennent propriétaires). · 3D : ouverture des marchés financiers. Problème : comment trouver des épargnants pour financer les activités variées. Chaque épargnant à des préférences personnelles. Chaque producteur en besoin de financement a lui aussi des besoins spécifiques. Plus un marché financier est étendu et plus les chances de trouver des épargnants et des investisseurs dont les demandes s'ajustent son grandes. La désintermédiation allait de pair avec la libre circulation internationale des capitaux. Problème : comment collecter l'information correctement ? ®développement de financement direct par émission de titres ® développement des IDE.

· 1970-1980’s : néo-protectionnisme commercial : les IDE sont le résultat de la nécessité de contourner les barrières protectionnistes. · Les Etats qui se développent durant ces années ( 4 dragons) ont recours aux IDE. Les états qui avaient préféré un financement par endettement connaissent des dépressions graves du fait des contraintes remboursement (Amérique latine).

La meilleure façon de se développer semble donc de tirer des capitaux internationaux. Résultat : on aboutit à des compétitions des Etats entre eux pour attirer les capitaux. Ils multiplient les réformes pour faciliter l'implantation des IDE (concessions fiscales).

Dans les 4 Dragons, les IDE devaient être faits en joint-venture = pas libre. Les pays émergents ont un contrôle moins efficace = ils risquent d'être obligés de restructurer vite (capitaux volatils) alors qu'ils amorcent tout juste leur développement ( exemple : Ile Maurice). Il faut des activités où le matériel est facile à récupérer avec des frais d'investissement faible et où la délocalisation peut-être rapide : textile.

· Chiffres : Année Montant IDE ( en milliards de $) 1970 25 1985 50 1990 200 1999 800 2000 1400 ( spéculation sur les new-tech) 2003 800

En août 2004 : la CNUCED propose un nouvel indice d'entrée et de sortie des IDE. Jusque-là on mesurait le montant des IDE. Les 10 premiers pays exportateurs d'IDE ( États-Unis, Luxembourg, France, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Japon, Espagne, Canada, Suède). L'ordre peut changer d'une année à l'autre. Des 10 premiers pays hôtes : États-Unis, Royaume-Uni, France, Chine, Belgique, Japon, Pays-Bas, Brésil, Espagne.

Le nouvel indice prend en compte le poids des pays de la production mondiale.

                             i = pays i	M = mondial
 

Indice le plus élevé : 13,5 pour la Belgique et le Luxembourg concernant les entrées.

Liste des entrées : Belgique Luxembourg, Hong Kong, Irlande, Brunei, Angola, Singapour, Pays-Bas, Slovaquie, Bolivie, République tchèque. La France arrive 58e rang mondial ( indice 1,17). Les États-Unis arrivent au 92e rang mondial (indice de 0,59) Þ le capitalisme américain est donc plutôt fermé, ce qui peut paraître paradoxal. Le Japon arrive au 131e rang (indice de 0,032).

Liste des sorties : Panama, Singapour, Pays-Bas, Azerbaïdjan, Hong Kong, Suède, Bahreïn, Suisse, France, Espagne, Danemark, Royaume-Uni, Portugal. États-Unis arrivent 30e (indice de 0,64).

Depuis les années 80, les pays européens sont les premiers exportateurs d'IDE.

Qu'est-ce qui fait qu'une zone est importante ou pas ?

® indice des entrées potentielles : cherche à trouver les variables qui peut avoir un impact sur l'attractivité du pays. Toutes les variables varient entre 0 et 1. On fait ensuite la moyenne de toutes les variables. - PIB par habitant : évaluer le pouvoir d'achat et la recherche de débouchés. - Taux de croissance - X/ PIB : le pays est-il ouvert ou pas ? - nombre de lignes de téléphone et de portables par rapport au nombre d'habitants - consommation d'énergie commerciale par habitant - part des dépenses de R-D par rapport au PIB - proportion d'étudiants tertiaires dans la population - risques du pays - part des exportations provenant de ressources naturelles - part des importations d'automobiles et d’électronique - part d’importation de services - part du stock mondial des entrées d'IDE.


Le plus attractif : 1) Etats-Unis 2) Norvège 3) Royaume-Uni 4) Singapour ….14) France.


Zones de développement des IDE : 1) l'union européenne 2) les Etats-Unis

La zone Asie-Pacifique est aujourd'hui très attractive : c'est le résultat d'une stratégie volontariste depuis 1980 lancées par Deng Xiaoping : création de ZES pour attirer les capitaux étrangers (droits des propriétaires garantis, coûts salariaux avantageux Þ la Chine est devenue l'atelier du monde). L'attractivité en termes de débouchés n'est pas encore suffisant mais en plein développement. Ce qui explique que les entreprises aillent quand même s'implanter là-bas, elles posent leurs jalons, elles sont obligées d'anticiper. Dès qu'un pays commence à être attractif : le processus d'IDE s'accélère ®effet boule de neige.

Zones difficiles : l'Amérique latine : effet de réputation (endettement des années 70). La crise de la dette de 1982 à 1986 à bloqué le transfert d'IDE, il devient même négatif ( les capitaux sont rapatriés). Il y a au décollage au début des années 90 la situation reste très instable. Ces pays font aujourd'hui les efforts pour attirer les IDE, acceptation du consensus de Washington, accord garantissant la propriété privée, diminution des prélèvements fiscaux. Malgré ses efforts et n'avait pas forcément à être durablement attractif. Deux pays réussissent mieux : le Mexique avec l'Alena et le Brésil ( plus de 10 milliards d'IDE en 2003). Pour attirer les IDE : ils promettent des mesures favorables à l'implantation. Mais cela ne suffit pas : il faut aussi se garantir des perspectives de croissance interne du pays.

Les PMA sont les plus délaissés par les IDE. En 2000, seulement 35 milliards de dollars de stock d'IDE ( très faible). C’est inférieur à 5 % des flux d'IDE en 2000 sur l'ensemble du monde.

L'étude des IDE de la CNUCED montre cette année un début d'augmentation. Le premier pays recevant des IDE est le Maroc ( 2 milliards de dollars), ceci étant lié au programme de privatisations, pas forcément à la création de nouvelles activités. Les autres pays reçoivent des IDE dans la perspective d'exploitation des matières premières.

Europe de l'Est ( PECO) Þ Recherche de coûts bas et perspectives de débouchés locaux. Ils disposent d'une main-d'œuvre à bon marché et d'un capital humain satisfaisant, ainsi que de bonnes structures productives. Depuis les années 90 on a assisté à des vagues de privatisations ce qui est aussi attractif. En 2003 les IDE stagnent à cause de l'arrêt de ces privatisations. Prévisions : ils devraient converger vers l'Europe de l'Ouest et à leur tour subir le même phénomène de délocalisation mais en même temps attirer des IDE de recherche de débouchés.

3) les structures des FMN 3-1) la sectorisation des FMN IDE : majoritairement dans le secteur tertiaire depuis les années 90 dans les PDEM.

Pourquoi le secteur tertiaire est aussi important ? ® exportation de services n’est pas toujours réalisable ® quand on délocalise : cela s'accompagne de services financiers, bancaires. Les banques sont peut-être les premières firmes multinationales du monde aujourd'hui. Depuis les 3D : elles opèrent partout dans le monde.

Les FMN n'ont pas toujours la même organisation juridique : en fonction de leur activité ou de leur pays d'origine.

3-2) l'organisation des FMN FMN : plusieurs indicateurs pour mesurer le degré d'internationalisation de l'entreprise : - implantation du capital - implantation des effectifs - pays où est réalisé le chiffre d'affaires La CNUCED fait la moyenne de ces trois indicateurs. Pour définir le pays d'origine de la firme cela est souvent difficile ( souvent on prend le siège social). On regarde aussi le nombre de pays dans lesquels elle a réussi à s'installer. Les firmes les plus internationalisées : américaines, japonaises, européenne. Ces firmes sont plus ou moins intégrées. On parle d'intégration totale quand la maison mère possède 100 % d'une filiale.

Dans la théorie économique : opposition entre relations de marché (contrat) et formes institutionnalisées d'accords (stable et moins souple). Ronald Coase : essayer d'expliquer l'existence des entreprises. Les néoclassiques : sur un marché, rien n'est institutionnalisé, tout se fait au jour le jour. L'offre et la demande s'ajustent en fonction du prix est instantanément. Alors qu'une entreprise est le contraire du marché : c'est une institution, elle fonctionne sur la durée. Libéraux : plus le changement se fait vite et plus l'économie fonctionne bien Keynésien : les normal que les changements soient assez lents, trop de flexibilité serait perturbant. Il faut comparer les coûts de transaction est de stabilisation Þ et on aboutit au fait que l'institutionnalisation est préférable. Pour lui les coûts de transaction viennent du fait qu'il faut s'informer. Concernant la négociation, l'entreprise permet de limiter les frais de négociation. Autres problèmes : il faut rédiger un contrat et lui donner une valeur juridique : on ne peut rien faire sans garantie. Plus le droit est complexe et plus il est coûteux de le connaître et de le réformer ( droit européen). Ce qui fait que l'on préfère stabiliser les relations que de les renouveler/renégocier régulièrement.

Williamson (1975) : il insiste sur la difficulté de connaître l'environnement dans lequel on produit ce qui augmente les coûts de transaction. Les firmes américaines préfèrent une stabilisation/ une forte intégration. Les firmes japonaises ont une tradition de sous-traitance/intégration souple. Les cinq 0 allègent les procédures administratives. L'entreprise qui joue sur la forte intégration est fortement hiérarchisée (relations pyramidales) : forme en U (unitaire). L'entreprise moins intégrée : forme en M (multidirectionnelle) : soit des divisions régionales ou par produits.

4) Les stratégies d'entreprise. 4-1) la stratégie d'approvisionnement. Stratégie la plus ancienne, elle est encore importante aujourd'hui. Elle donne lieu à des situations de domination et se prête le mieux la critique des firmes multinationales. Les firmes multinationales exploitent-t-elles une ressource locale et la revendent au prix qui leur convient sans que le pays n'en profite ? (Exemples : les firmes pétrolières dès le début du XXe siècle). 1928: cartel des 7 sœurs (reste secret jusqu'aux années 50). Le but était de vendre le pétrole même prix que son prix d'exploitation dans le Golfe du Mexique (beaucoup plus élevé évidemment). Les Etats ( Irak, Perse) ne touche pratiquement rien (à peine 10 %) ® ils ont tendance à vouloir nationaliser. 1954 : les États-Unis renversent le premier ministre iranien ®donne plus de pouvoirs au Shah. Ceci étant la cause de la révolution en 1979, car le Shah était perçu comme le jouet des Etats-Unis).

Réponse des firmes ® diversifier l'offre/trouver de nouveaux gisements. Le pétrole est à l'origine de beaucoup de conflits.

De plus les États-Unis interviennent pour renverser des petits régimes en Amérique latine, et s'assurer le contrôle du caoutchouc des produits tropicaux Þ républiques bananières ( contrôlées par les firmes multinationales).

On a aussi vu une tentative de contrôle de la production agricole, par la vente de semence stérile (Monsanto). Ce sont ces FMN qui suscitent le plus de crainte que car elles peuvent manipuler les prix.


4-2) la stratégie de marché. Le premier essor des firmes industrielles (1870’s) peut s'expliquer par le protectionnisme. Aujourd'hui cette stratégie consiste à s'installer là où il y a marché en croissance. S'implanter sur place permet de mieux connaître la manière de diffuser son produit. Les firmes doivent le faire avant les autres car il y a la concurrence. Sa stratégie conduit parfois à des Green Field Investments et plus souvent par des fusions-acquisitions transaction. Les firmes cherchent augmenter leur taille pour bénéficier de rendements d'échelle croissants. Les marchés sont le plus souvent oligopolistiques. Depuis les années 80 les marchés sont libéralisés. De beaucoup de pays des monopoles existaient était protégé, on s'est efforcé à les démanteler. On encourage l'arrivée de la concurrence pour rétablir la concurrence pure et parfaite. Aux États-Unis puis en Europe : multiplication des entreprises productrices. Très vite : on a un phénomène Schumpeterien ( la CPP est insoutenable à long terme) pour faire face à cette concurrence, avec un retour à des marchés assez concentrés. Si CPP : pas de surprofit possible. Si on innove au contraire, on attire les clients des autres qui deviennent obsolètes. Les entreprises ont commencé à se concentrer jusque-là ralenti au début des années 90, en lien avec les incertitudes sur la conjoncture mondiale.

Année Nombre de fusions-acquisitions 1990 2500 1991 2850 92-93 3000 1994 3500 1998 5600 2000 7900

Þ beaucoup d'oligopoles - les 6 premières firmes pharmaceutiques représentent plus de 90 % de la production mondiale - les 6 premières firmes de pneumatiques également - les 6 premières firmes de verre représentent 92 % de la production mondiale.

Conséquences de ces stratégies : ® des fusions-acquisitions peuvent être hostiles : mais cela est minoritaire ® la plupart sont faites en diminuant les coûts et les emplois. ® gigantisme : peut faire perdre en efficacité. Arguments des fusions-acquisitions : de toute façon si on ne le fait pas on est condamné à disparaître.

4-3) la stratégie de rationalisation de la production. En particulier recherche de coûts de production avantageux correspondant à une DIPP. ® Délocalisation. C'est un concept vague, difficile à délimiter. Quand on a ouverture à l'étranger d'une unité de production qui remplace une autre unité de production du pays d'origine, alors que cette dernière aurait pu être maintenue car elle ne faisait pas de perte. On s’attend à des profits supérieurs. Si on s'en tient sa définition, les délocalisations sont rares (3 %).

En réalité, obtenir à l'étranger les conditions de production qui permettent de tirer parti des coûts de production avantageux et difficile. Il y a d'autres facteurs qui rendront compte : ® plus le pays est pauvre : infrastructures, sécurité….. Faible ® délocalisation valable à condition que réexporter coûte peu cher. ® Les coûts fixes peuvent être irréversibles.

À ce moment-là, délocalisation = toute substitution d'une production nationale par une production du reste du monde.


5) les conséquences du développement des firmes multinationales. 5-1) les FMN et la politique économique. Problèmes liés au consensus de Washington (Williamson). Problème de l'influence des firmes sur les politiques économiques des pays. ® Application dans tous les pays de principes du libéralisme vu par les firmes et les banques américaines ? Stiglitz « la grande désillusion » ® réquisitoire contre les pratiques dans les pays en voie de développement. Le FMI : centralisé par excellence, cherche à appliquer les lois économiques comme si elles étaient universelles. La banque mondiale : connais mieux le terrain.

Le consensus de Washington :

-diminuer les prélèvements fiscaux et les dépenses publiques improductives.
 

- la baisse des dépenses publiques inclut la baisse des dépenses sociales : évitez arbitrage en faveur du loisir. - transformation des entreprises publiques en entreprises privées pour restaurer la concurrence. - alléger les procédures bureaucratiques encadrant les activités économiques (flexibilité) : ® laisser circuler librement les capitaux ® limiter les mesures imposants des cahiers des charges stricts ® rend incertaines les décisions dont dépendent les entreprises

Le FMI veut une clarification des comptabilités pour rendre transparent les marchés, mais c'est trop coûteux pour les pays en voie de développement. Ce consensus pouvait se comprendre dans les années 80 la cause de leader inflation en Amérique latine peu favorable aux activités économique mais aussi au phénomène de corruption ( pour éviter le détournement de fonds). Aujourd'hui : les firmes qui investissent en recherche de débouchés acceptent de le faire dans des pays où les dépenses publiques sont fortes car les perspectives de croissance sont importantes et la hausse des salaires aussi.

Malgré les critiques sur les firmes multinationales, leur extension semble plutôt favorable à la croissance mondiale globale.

Critique 1 : les firmes s'implantent la où il y a des marchés solvables/débouchés. Excepté les firmes primaires qui ne tirent pas la croissance où elles sont implantées. Aujourd'hui les firmes s'implantent la où il y a 1,5 milliards de personnes solvables. Cela signifie qu'il y a 4, 5 milliards de personnes qui vivent dans des zones non-attractives, ces zones cherchant attirer les IDE, il faut redouter une surenchère à la baisse des coûts de production, car les firmes représentent leur seule chance de développement.

Exemple : Asie du Sud-Est dans les années 70 : ne tirent les firmes mais en encadrant leur implantation par des joint-ventures. Aujourd'hui : implantez vous, mais plus de contraintes : d'où les craintes.

Dans les pays où les firmes s'installent, les salaires restent plus élevés que la moyenne du pays même si la progression est lente.

Coût horaire moyen dans l'industrie manufacturière en dollars 1990 2001 USA 14,9 20,3 UE 17,2 18,4 France 15,5 15,9 Italie 17,5 13,8 Espagne 11,4 10,9 Allemagne 30 22,9 Corée 3,7 8,1 Mexique 1,6 2,3 Pologne 2,8 4,1 Les augmentations de salaires dans les pays en voie de développement sont donc bien une réalité. Les augmentations sont en forte la où les zones d'implantation des firmes sur le territoire sont restreintes comme par exemple le long de la frontière mexicaine.

CNUCED : corrélation positive entre taux de croissance et aux croissances des IDE. Mais aussi entre niveau d'éducation et l'état sanitaire. Une augmentation de 10 % des dépenses éducation entraînerait 2 à 3 % d'espérance de vie en plus. La firme crée des emplois : plus le pays est pauvre et plus l'augmentation d'emplois est bénéfique. Quand la firme détruite emplois, c'est souvent il y a fusions-acquisitions ( et souvent dans les PDEM).


Plus le pays est pauvre, plus les salaires versés par le FMN sont avantageux par rapport aux salaires locaux. Les FMN s'approvisionnent auprès des fournisseurs locaux, leur créant ainsi des débouchés. La demande augmente grâce aux augmentations de salaires, cela attire d'autres firmes car les débouchés augmentent.

Il y a des cas où les firmes doivent importer leur consommations intermédiaires, à cause de l'absence de fournisseurs locaux. Aujourd'hui les pays qui attirent les firmes s'efforcent de développer les effets de synergie.

Alfred Marshall : districts industriel = zone de PME qui apparaissent et disparaissent rapidement en se renouvelant. Elles se fournissent les consommations intermédiaires les capitaux mais le savoir-faire entre elles. Cluster = groupe d’entreprises incitées à échanger leur savoir-faire et leur main-d'œuvre.

Aussi, la stratégie de développement par les PDEM qui peut redouter davantage le développement des FMN. Pourquoi ? ® course pour attirer les IDE : peut amener une course à la baisse des recettes fiscales et des coûts salariaux. Ce problème ne se pose que pour certains pays européens (Italie, Allemagne...). Ces pays n'ont pas allégé leurs dépenses publiques, et ont joué sur le coût salarial pour attirer les IDE plutôt que sur la fiscalité. Il se sent obligé d'accorder des concessions salariales parce que certaines rigidités administratives prend le coût de production plus élevé en Europe. ® Risque de destruction d’emplois : délocalisation. Au départ le plus touché était le secteur industriel. Aux États-Unis dans les années 1970-1980 la désindustrialisation est massive. Les années 90 marquent une stabilisation du phénomène. Même phénomène est apparu en Europe dans les années 1980 et se prolonge pendant les années 90. En 1978 en France, il y avait 22 millions d'emplois dont 5,3 millions dans l'industrie manufacturière. En 2002 en France, il y a 25 millions d'emplois dont 3,7 millions d'emplois dans l'industrie manufacturière. Les services représentent désormais 15 millions d'emplois et le commerce 3,5 millions.

En Europe : un seul pays est désindustrialisé : les services financiers, le commerce et l'hôtellerie représente 19 % de l'emploi et 23 % du PIB. L'Allemagne s'efforce de préserver une spécialisation industrielle au prix de fortes concessions salariales. Idée : trouver les activités industrielles donnant des débouchés élevés. La préservation d'emplois passe par la création d'emplois de service peu qualifiés.

See also: Commerce international, Les firmes multinationales et leur rôle dans l'économie mondiale.