Capability Maturity Model Integration
Historique
Dans les années 1980, le DOD (Departement of Defense) américain a demandé l'élaboration d'un référentiel de critères lui permetant d'évaluer ses fournisseurs de logiciel. Après une lente maturation, le SEI (Software Engineering Institute) financé par le DOD a présenté en 1991 le CMM (Capability Maturity Model). Ce modèle de référence ne concerne que les bonnes pratiques du génie logiciel. Après un fort engouement pour ce modèle, d'autres modèles similaires ont vu le jour tel que :
- SE-CMM (pour System Engineering) ;
- SA-CMM (pour Software Acquisition) ;
- IPD-CMM (pour Integrated Product Developpement) ;
- People-CMM (pour la gestion des ressources humaines) ;
- SS-CMM ( pour Supplier Sourcing)
Tant et si bien qu’il fallut rebaptiser le CMM « initial » en SW-CMM (pour Software).
En 2001, le SEI a proposé une nouvelle version de son modèle, le CMMI (Capability Maturity Model Integration) qui engloble les bonnes pratiques des autres modèles (sauf la gestion des ressources humaines gui n'est pas encore considérée).
Descriptif du modèle
Les bonnes pratiques préconisées par le modèle sont rassemblées en 24 macro-processus eux-mêmes regroupés en niveaux de maturité au nombre de 5 :
- Initial : Les facteurs de réussite des projets ne sont pas identifiés, la réussite ne peut donc être répétée.
- Piloté : Les projets sont pilotés individuellement.
- Standardisé : Les processus de pilotage des projets sont mis en place au niveau de l'organisation.
- Quantifié : La réussite des projets est quantifiée. Les causes d'écart peuvent être analysées.
- Optimisé : La démarche d'optimisation est continue.
