Georges Clemenceau

Image manquante
Clemenceau.jpg
Georges Clemenceau

Georges Benjamin Clemenceau, né le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds en Vendée, mort le 24 novembre 1929 à Paris, fut un journaliste et un homme politique français.

Biographie

Il étudia la médecine et obtint son doctorat en 1865 avec une thèse intitulée De la génération des éléments atomiques. Malgré cela il consacra l'essentiel de sa vie à la politique.

Élu républicain radical de la ville de Paris en 1870, il se charge de missions entre la Commune de Paris et le Gouvernement provisoire qui siégeait à Versailles, sans grands résultats, les divergences étant trop grandes entre ces deux pouvoirs.

Bien que député et chef du parti radical, il acculera Jules Ferry à la démission après l'affaire du Tonkin en 1885. Auparavant, il avait déjà fait chuter le ministère de Léon Gambetta (1882), d'où le surnom de « tombeur de ministères ». Le scandale de Panama entraîne son échec - de peu (8610 électeurs sur 18000 votants) - aux élections de 1893, malgré le fameux discours de Salerne où il prononce une phrase restée célèbre « Où sont les millions ? ». Il s'éloigne alors quelque temps de la politique pour se consacrer à ses activités de journaliste et d'écrivain.

Il est célèbre pour avoir pris la défense d'Alfred Dreyfus dans son quotidien L'Aurore, en publiant le fameux « J'accuse », écrit par Émile Zola en 1898. L'Affaire Dreyfus le ramène d'ailleurs à la politique : d'abord élu sénateur, il est un ardent défenseur de la loi de séparation de l'Église et de l'État. Il devient en 1906 président du Conseil et ministre de l'Intérieur, postes où il s'illustre par sa férocité contre les mouvements sociaux, réprimant dans le sang la grève des mineurs du Pas-de-Calais et la révolte des vignerons en Languedoc-Roussillon.

Il est célèbre aussi pour s'être en tant que jeune journaliste - il était de formation médicale - pris violemment aux travaux de Louis Pasteur (qui n'était pas médecin). Toutefois, une fois les démonstrations de ce dernier effectuées et avalisées par Joseph Lister, il reconnut de bonne grâce son erreur.

Au début de la Première Guerre mondiale, il est dans l'opposition, mais Raymond Poincaré l'appelle en 1917 à la tête du gouvernement. Il restaure la confiance, mettant tout en œuvre pour que la République soutienne le choc de cette guerre. « Ni trahison, ni demi-trahison : la guerre ! » proclame-t-il. Et il fait arrêter Malvy et Caillaux, le second sans motif sérieux mais simplement parce qu'il est partisan d'une paix négociée. (Guillaume II prédisait justement le contraire, assurant que les démocraties - France et Royaume-Uni - s'effondreraient d'elles-mêmes si la guerre devait durer). L'histoire donnera raison à Clemenceau qui reçoit alors le surnom de « Père-la-Victoire », mais ce surnom se transformera vite en l’ironique “Perd-la-Victoire” à cause des limitations américaines et britanniques aux demandes françaises après la victoire.

Le 19 février 1919 il est touché à trois reprises lors d'un attentat. Une balle, jamais extraite, se loge dans l’omoplate à quelques millimètres de l’aorte.

En 1920, il brigue la fonction de Président de la République, ou plutôt il ne songe même pas à se porter candidat tellement l'opinion est persuadée qu'il ne peut qu'être élu. Mais son âge inquiète les catholiques : un président si vieux, c'est la perspective d'obsèques civiles à l'Elysée. Il commet la faute de narguer Briand en assurant que ce dernier va battre la semelle pendant sept ans devant l'Elysée, c'est-à-dire qu'il ne sera pas ministre. Au bout du compte le Congrès de Versailles l'écarte au profit de Paul Deschanel. C'est la fin définitive de sa longue carrière politique. Il passe les dernières années de sa vie à écrire (dont une réflexion sur les changements qu'il a observés au cours de sa vie, « Au soir de la pensée ») et à voyager.

Sans se laisser submerger par son activité infatigable, il trouva aussi le temps d'être amateur d'art et fût le protecteur de Claude Monet et d'autres peintres, tels que Jean Peské.

Le nom de Clemenceau a été donné à un porte-avions français, en service de 1961 à 1998.

Il soutient la fondation de la police scientifique par A. Bertillon et des Brigades du Tigre par C. Hennion.

Carrière

Citations

Doté d'un humour certain, Clemenceau s'est régulièrement illustré par des propos sarcastiques concernant la France, sa société et ses voisins. Devenues célèbres, elles peuvent être consultées sur la page Georges Clemenceau sur Wikiquote.


Précédé par
Ferdinand Sarrien
Président du Conseil Suivi par
Aristide Briand


Précédé par
Paul Painlevé
Président du Conseil Suivi par
Alexandre Millerand

See also: Georges Clemenceau, 1841, 1865, 1870, 1871, 1875, 1882, 1885, 1893