Claudine Guérin de Tencin

Image manquante
Logo_litt.jpg


Série : Littérature
Littérature francophone

Écrivains - Livres

Histoire littéraire

Antiquité - Moyen Âge
XVIe s. - XVIIe s.
XVIIIe s. - XIXe s.
XXe s. - XXIe s.

Formes littéraires

Conte
Nouvelle - Roman
Poésie - Théâtre

Genres littéraires

Biographie - Fantastique
Roman noir - Polar
Science-fiction
BD - Jeunesse
Expérimental - Nouveau roman

Voir aussi

Litt. non francophone
Courants littéraires
Prix littéraires
Écriture

Méta

Le projet littérature
Portail Littérature

Claudine Alexandrine Guérin, marquise de Tencin, née en 1682 à Grenoble, morte en 1749, était la fille d'un parlementaire grenoblois, Antoine Guérin. Sa sœur Marie-Angélique, comtesse de Ferriol, a été un personnage très influent dans les milieux politiques parisiens ; son frère, François, a été nommé président du Parlement de Grenoble ; sa deuxième sœur Marie-Françoise, était comtesse de Grôlée et son deuxième frère, Pierre (16791758) était cardinal, ministre d'État, recteur de la Sorbonne et archevêque de Lyon.

À l'âge de 16 ans, elle fut contrainte par sa famille, comme c'était souvent le cas à l'époque, d'entrer en religion. Elle prononça ses vœux au monastère des Dominicaines de Montfleury, dont subsiste aujourd'hui la chapelle du collège du Rondeau.

Avec l'aide de son frère Pierre, futur archevêque d'Embrun puis de Lyon, elle parvint à s'enfuir sans attendre d'être relevée de ses vœux, et partit à Paris où elle ne tarda pas à devenir célèbre. Sa renommée vient d'abord de sa vie amoureuse mouvementée. Parmi ses amants, on compte d'Argenson, l'abbé Dubois et le chevalier Destouches dont elle aura un fils illégitime, le futur d'Alembert, mathématicien et co-rédacteur de L'Encyclopédie, qu'elle abandonnera sur les marches d'une église peu apres sa naissance.

Mais, sa célébrité vient surtout du salon qu'elle ouvrit, un salon « capitaliste » qui servait de quartier général aux transactions de la Banque de Law (rue Quincampoix). Les agioteurs ou ceux qu'on appelait les riches Mississippiens s'y pressaient. Elle y rassembla les plus grands noms des Lettres et des Arts : l'abbé Prévost, Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, l'abbé de Saint-Pierre, l'académicien Jean-Jacques Dortous de Mairand, Louis la Vergne, comte de Tressan, le docteur Jean Astruc, Louis Racine, poète janséniste et fils du célèbre dramaturge Jean Racine, Jean-Baptiste de Mirabaud, l'abbé Le Blanc, Charles-Augustin, comte d'Argental, Jean-Baptiste-Antoine Suard, Louise-Marie Dupin, Charles Pinot Duclos, Claude Gros de Boze, Émilie du Châtelet, Antoine Houdard de La Motte, Marie-Thérèse Geoffrin, René Antoine Ferchault de Réaumur, Charles Pinot Duclos, académicien, Montesquieu, Helvétius, l'écrivain Alexis Piron, l'académicien Jean-François Marmontel, la marquise de Belvo, Mme de La Popelinière, Bernard-Joseph Saurin, Sir Luke Schaub, Nicolas-Charles-Joseph Trublet, Charles-Henry (comte de Hoym), Bernard le Bovier de Fontenelle, l'abbé Gabriel Bonnot de Mably, Antoine de Ferriol (comte de Pont de Veyle), le médecin Théodore Tronchin, Chesterfield et Bolingbroke.

En 1726, un suicide, celui du conseiller Charles-Joseph de la Fresnaye, dans le salon même de madame de Tencin, joua une fausse note de plus dans la vie aventureuse de la marquise. Le suicidaire l'accusait faussement dans une lettre. Embastillée, elle tint néanmoins un salon en miniature dans sa cellule, recevant entre autre François Marie Arouet, dit Voltaire alors lui-même détenu. Finalement Mme de Tencin fut relâchée.

Elle publia anonymement des romans qui obtinrent quelque succès : Mémoires du Comte de Comminges, le Siège de Calais ou les Malheurs de l'amour retiennent l'attention par l'équilibre dont ils font preuve entre le conformisme ambiant et certaines revendications féminines. Un portrait de la marquise de Tencin figure dans la galerie dauphinoise du musée Stendhal à Grenoble.

See also: Claudine Guérin de Tencin, 1679, 1682, 1726, 1749, 1758, Abbé Prévost, Archevêque