Claude Brasseur
Claude Brasseur est un acteur, fils de Pierre Brasseur et d'Odette Joyeux. Il est né le 15 juin 1936 à Neuilly-sur-Seine.
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Les premières années
Claude Brasseur naît à Neuilly, en banlieue parisienne, le 15 juin 1936. Son père, Pierre Brasseur, - ami des surréalistes, comédien de théâtre, acteur au cinéma... -, tandis que sa mère, Odette Joyeux, est une grande actrice de l'époque. Chez les Brasseur, on est acteur depuis 1829...
Tout petit, il est ainsi baigné dans le monde du théâtre et du cinéma. Les relations de son père s'appellent Yves Montand, Simone Signoret ou encore Michelle Morgan. Son parrain n'est autre qu'Ernest Hemingway. Lors que ses parents divorçent rapidement, l'enfant se retrouve très souvent avec sa grand-mère, qui l'amène régulièrement au cinéma et lui donne ainsi la passion du 7e art.
Elève indiscipliné et médiocre, il est envoyé en pension, où il reçoit une éducation très stricte mais continue à n'être intéressé que par le foot et le théâtre. C'est à cette époque qu'il se retrouve pour la première fois sur scène, en accompagnant le curé lors des messes du dimanche.
En 1954, tout juste âgé de 18 ans, Claude Brasseur souhaite devenir journaliste et assiste ainsi un photographe, Walter Carone, à Paris-Match, comme lors du sanglant accident des 24 heures du Mans en 1955
Les premiers rôles
En interviewant Elvire Popesco, qui allait mettre en scène la pièce de Marcel Pagnol Judas, il se voit proposer un rôle. C'est ainsi qu'il monte sur les planches. Passionné, il commence à suivre les cours d'art dramatique de Raymond Girard et René Simon. Il va même faire un bref passage au Conservatoire, où il y rencontrera Jean Rochefort et Jean-Paul Belmondo.
Claude Brasseur, en 1956, débute sa carrière au cinéma, avec un rôle dans Le pays d'où je viens de Marcel Carné, puis L'amour descend du ciel, dont le tournage se déroule dans une véritable caserne militaire. Attiré par l'idée d'être parachutiste, Claude Brasseur s'engage.
Cette période de sa vie qu'il exècre le plonge dans la guerre d'Algérie. Durant trois ans, de 1956 à 1959, il patrouille à Tenés, un port entre Oran et Alger, et obtient une médaille militaire pour services rendus.
En 1959, de retour à la vie civile, il retrouve à nouveau les plateaux de tournage : aux côtés de son père, il joue dans le film d'horreur Les Yeux sans visages, et le partenaire de Jean Gabin dans Rue des prairies.
Alors qu'il est déjà apparu dans treize films, Jean Renoir lui propose, en 1962, un rôle dans Le Caporal épinglé, avec Claude Rich, Jean Pierre Cassel... puis on le retrouve dans nouveau film de « copains », avec Dragées au poivre, qui réunit Guy Bedos, Jean-Paul Belmondo, Francis Blanche, Jean-Pierre Marielle...
Agé de 28 ans, Claude Brasseur découvre le cinéma nouvelle vague et rejoint le casting de Bandes à part, réalisé par un tout jeune Jean-Luc Godard. Puis, direction la télévision, en 1965, avec le rôle de Sganarelle dans la pièce Dom Juan, et deux ans plus tard, il tourne dans Un homme de trop, pour un réalisateur talentueux : Costa-Gavras.
Cinéma, télévision
Claude Brasseur devient Vidocq à partir de 1971 et durant deux ans, pour les besoins d'une série télévisée. Entre temps, Pierre Brasseur décède en 1972, alors que son fils tourne dans Une belle fille comme toi de François Truffaut.
Sa carrière est véritablement lancée et il accède au statut de star en 1974, en tant qu'interprète d'un jeune écrivain dans Seins de glace, où il a pour partenaires Alain Delon et Mireille Darc. Deux ans plus tard, il retrouve ses amis de toujours (Bedos, Rochefort, Lanoux...) dans la comédie d'Yves Robert Un éléphant, ça trompe énormément. Il recevra le César du meilleur second acteur pour son interprétation de Daniel, un homosexuel macho. Immense succès populaire, ce film se voit rapidement doté d'une suite, Nous irons tous au paradis.
En 1978, Claude Brasseur est au générique d'Une histoire simple de Claude Sautet, puis il retrouve Claude Rich dans le thriller policier La Guerre des polices, qui lui vaudra le César du meilleur acteur. Agé alors de 43 ans, Claude Brasseur est enfin aussi célèbre que son père, avec une petite différence de registre : il se voit souvent proposer des rôles de policier.
C'est alors qu'il participe, en 1980, à l'énorme succès de La Boom, un film emblématique de toute une génération, puis de La Boum 2, où il interprète le père de la toute jeune Sophie Marceau.
Acteur, comédien, pilote
Afin de diversifier ses rôles et de ne plus être cantonné aux stéréotypes du policier et du papa gâteau, Claude Brasseur accepte de jouer une pièce de Guy de Maupassant et en 1981, il entame sa première des six participations au Paris-Dakar, un rallye qu'il remportera en 1983 et finira second en 1986.
Sautant d'un tournage à l'autre, l'acteur, qui a déjà joué dans près de cinquante films en dix ans, fait retour aux sources avec un nouveau rôle d'inspecteur dans le grand succès La Crim (1983) puis devient l'amant de Sophie Marceau dans Descente aux enfers (1986).
En 1987, le comédien assure 200 représentation de la pièce Georges Dandin, un immense succès. Il devient espion soviétique durant le second conflit mondial, dans L'Orchestre rouge (1989), interprète Fouché, le ministre de la Police de Napoléon, face à un Talleyrand joué par Claude Rich, dans Le Souper, une pièce qui sera adaptée au cinéma en 1992.
Après un nouveau rôle de flic dans Dancing Machine en 1990, avec Alain Delon. Le public le découvre en quinquagénaire endurci dans Sale comme un ange, puis le retrouve, en 1992, dans le rôle d'un séducteur sur le retour, macho et ringard, avec ses amis de toujours, dans la nouvelle comédie d'Yves Robert, Le Bal des casses pieds.
En 1993, le théâtre le reçoit pour Dîner de cons, où il a comme partenaire Jacques Villeret. La pièce connaîtra plus de 500 représentations et verra son adaptation cinématographique en 1997, où Claude Brasseur laissera son rôle à Thierry Lhermitte. On le voit ensuite en Napoléon dans la pièce La Dernière Salve.
Après plusieurs années de vide cinématographique, Claude Brasseur revient à l'orée de la soixantaine, dans L'Autre côté de la mer (1997), où il incarne un pied-noir se rendant pour la première fois à Paris. Face à Michel Bouquet, en 1999, il est au théâtre un officier américain, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, chargé d'enquêter sur le passé nazi d'un grand musicien.
Après deux rôles au cinéma - un vieux séducteur « Viagra-isé » dans La Débandade et un réalisateur sous l'occupation dans Le Plus Beau Pays du monde -, Claude Brasseur incarne en 2002 le père Léon, qui recueille un travesti clandestin, dans Chouchou. Et en 2003, il devient Franck Keller, un policier amateur de femmes et de foie gras, dans la série homonyme diffusée sur TF1.
Voir aussi: Star Racing Team
Filmographie
- 1972: Une belle fille comme moi, de François Truffaut
- 1976: Un éléphant ça trompe énormément
- 1980: La Boum
- 1984: Souvenirs souvenirs
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