Christian J. Guyonvarc'h

Christian J. Guyonvarc'h, ou encore Christian-Jacques Guyonvarc'h, enseignant d'allemand, philologue et linguiste, expert d'ancien irlandais et du monde celtique antique, nationaliste breton repenti.

Epoux de Françoise Le Roux.

Ancien membre du Bezenn Perrot (milice bretonne sous uniforme allemand au cours de la Seconde Guerre Mondiale), condamné à la Libération à 10 ans de travaux forcés.

Etudes celtiques

Il est un spécialiste du monde celtique, et du druidisme. Il est philologue et linguiste, expert des langues celtiques antiques. Pendant 50 ans, ils vont, avec sa femme, réaliser conjointement une œuvre scientifique, qui va révolutionner notre compréhension du monde celtique. L'idée directrice de leurs travaux fut d'appréhender le monde celtique dans le cadre indo-européen et lui appliquer le schéma trifonctionnel, tel qu'il avait été élaboré par Georges Dumézil. Il est spécialisé depuis très lontemps dans l'étude des textes irlandais médiévaux.

Seul, ou avec sa femme, il a écrit une vingtaine d'ouvrages et environ 300 articles, édités dans des publications spécialisées. Ils avaient créé la revue Ogam Celticum, basée à Rennes, qui devint une maison d'édition. Ce fut un formidable outil pour la diffusion des études celtiques. En 1986, ils publient aux éditions Ouest-France "Les druides" qui va contribuer à la diffusion de leurs travaux, et connaître plusieurs rééditions, ainsi que d’autres titres (voir publications).

La rigueur scientifique de ses travaux avec sa femme est reconnue au niveau international. Les études celtiques ayant été quelque peu délaissées, cela avait laissé la porte ouverte à des celtomanes fantaisistes dont les publications ont donné lieu à nombre de divagations. L'étude des textes, leur analyse comparative dans le contexte indo-européen et la comparaison avec les travaux d'autres chercheurs ont contribué à enrichir notre connaissance de la civilisation celtique et sa compréhension.

Il est membre du Centre de l'Imaginaire Arthurien.

Polémiques

Dans le même ouvrage, page 61: "Le breton sera sauvé s'il ne se transforme pas en papier mort, gisant dans la poussière des bibliothèques", ce qui ressemble plutôt à un encouragement aux défenseurs du breton.

Par la suite, dans les années 1990, il soutiendra Françoise Morvan dans son procès contre Per Denez, avec lequel il entretenait de très mauvais rapports dans le milieu universitaire. Celle-ci écrira, en récupérant la phrase de Guyonvarc'h, "En voulant faire du breton un substitut du français les militants bretons l’ont voué à disparaître – car pourquoi se vouer à l’apprentissage d’un substitut aussi rébarbatif, mélange d’emprunts gallois et de néologismes, véritable sanscrit d’initiés". Cette opinion, qui voudrait décourager l'aprentissage du breton et faire porter la raison de la disparition de la langue à ceux qui militent pour sa survie, dédouanant totalement l'état, ne figure pas dans l'ouvrage de Guyonvarc'h de 1974.

Bibliographie

See also: Christian J. Guyonvarc'h, 1986, Bezenn Perrot, Celtes, Druidisme, Françoise Le Roux, Françoise Morvan, Georges Dumézil, Guérande