Choulhan Aroukh

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Le choulhan aroukh est un livre écrit par le Rav Yossef Caro, surnommé « Maran* » ou encore, « ha mehaber » qui signifie « le Compilateur » car son œuvre est l'une des plus importantes de la loi juive. Son ouvrage marque la fin de l'ère des rishonim (les premiers. Citons, Rachi, le Rambam, le Ramban, Rabbenou Yona, Ein Yaakov, etc.): les commentateurs du Talmud postérieurs à son oeuvre sont nommés Aharnim (les derniers) D'origine espagnole, la famille Caro dut subir et fuir l'Inquisition. Elle se réfugia au Portugal, où naquit le futur Rav Yossef. Ensuite, ce fut l'Egypte où décéda le père, puis la Turquie, où il étudia auprès de son oncle. Devenu adulte, il monta à Safed, haut lieu de la Kabbale en Terre Sainte. S'y trouvait déjà l'" Ari zal hakadosh". Choulhan aroukh signifie littéralement « table dressée », par allusion à la table de Shabbat et à la Tora, dont toutes les lois sont dressées devant vous. L'ouvrage compile l'ensemble des halakhot ou hilkhot (lois), et est divisé en quatre parties. Le Rav Yossef Caro s'est principalement référé au Mishne Torah lehaRambam (le Code de Maïmonide), le Tour, écrit par le Roch, et le Rif (Rav Its'hak Al-Fasi). Ces trois éminentes figures du Judaïsme étant représentantes de la mouvance sépharade, comme le Rav Caro lui-même, il fut longtemps contesté par les autorités rabbiniques ashkénazes, car il ne tenait pas compte de leurs minhagim (coutumes) ni surtout de leurs conditions d'existence. Il fallut donc les hagaot (remarques) du Rav Moshe Isserlisch (le Rema) avant de le faire approuver de tous, de sorte que de nos jours, des Sépharades suivent l'opinion d'Ashkénazes et vice versa. De nombreux commentaires du Choulhan aroukh ont vu le jour : citons la Michna broura du Hafets Haim, le Magen Avraham et d'autres.

La Halakha est le strict minimum en matière de pensée et d'observance du Judaïsme. Le choulhan aroukh en est donc l'un des livres essentiels et des plus lus de nos jours.

A ne pas confondre avec « maranne », dérivé de l'Espagnol « Maranos » (cochons), désignant les crypto-Juifs, Juifs convertis continuant à pratiquer leur Judaïsme en secret, dont le plus bel exemple historique sont les fondateurs de la communauté Juive d'Amsterdam

See also: Choulhan Aroukh, Rachi, Religion