Chômage
Le chômage est la situation d'une personne, ayant l'âge et la capacité du travail, recherchant un emploi sans succès. Il existe huit catégories de chômeurs. La statistique officielle actuelle en France considère la catégorie 1 seule, à savoir les chômeurs immédiatement disponibles recherchant un emploi à temps-plein et à durée déterminée (qui est également la définition du BIT, utile aux comparaisons internationales).
Quelques explications au chômage se sont vues attribuées des noms :
- le chômage frictionnel (aussi naturel) est la situtation des personnes en transition (courte) d'emplois;
- le chômage saisonnier est due aux variations saisonnières d'activités;
- le chômage conjoncturel est dû à la conjoncture économique, les entreprises n'embauchent pas au niveau de l'offre de travail ce qui crée un chômage involontaire ;
- le chômage structurel : le chomeur ne possède pas les qualifications nécessaires à la demande.
On peut distinguer le chômage partiel ou le chômage complet (travail à temps partiel).
En pratique par définition, recherche un travail.
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Les théories macro-économiques du chômage
Le chômage est un des modes de régulation du capitalisme, au même titre que la faillite. Dans un cadre libéral, en tant que sanction à l'échec d'une entreprise, il pousse l'entreprise à s'adapter à la réalité sociale, et est donc un moteur de la dynamique du capitalisme. Mais en dehors des périodes de plein emploi, le chômage fausse la rapport entre l'employé et l'employeur, rendant la régulation contractuelle inégale ; il devient un levier de la part de l'employeur, une menace permettant d'exiger des employés une productivité accrue, des salaires et des conditions de travail moins favorables, par des méthodes parfois illégales.
Les théories de Karl Marx
Les théories néo-classiques
Le chômage correspond à une situation dans laquelle le marché du travail (comparable à tout autre marché) connaît une offre de force de travail supérieure à la demande. Ce qui fait évoluer à la hausse ou à la baisse le chômage, c'est le prix de la force de travail, soit le salaire.
Dans la theorie néo-classique ou néo-libérale, une augmentation du salaire entraineraît l'augmentation du coût du travail pour l'employeur, par la hausse de la masse salariale. Cette augmentation diminuerait ainsi le bénéfice des entreprises et fragiliserait leur équilibre financier.
Par conséquent, les entreprises ont intérêt à chercher une main-d'œuvre peu qualifiée et peu syndicalisée afin de limiter les revendications salariales.
Au niveau macro-économique, la stratégie libérale considère que le maintien d'un volant important de chômage est bénéfique pour faire baisser les exigences des salariés.
Il apparaît donc que le chômage ne pose aucunement problème dans un système d'économie néolibéral, à moins qu'un acteur n'intervienne pour fausser la libre-concurrence sur le marché du travail. Cet acteur, selon les théoriciens du néolibéralisme, c'est l'État, qui inciterait les populations à ne pas rechercher d'activité en versant des indemnités de chômage dans le cadre d'une assurance sociale, limitant ainsi l'offre de travail sur le marché. De l'autre côté, l'État limiterait également la demande de force de travail en fixant un salaire minimum légal.
Les théories de Keynes
Après la Grande dépression des années 1929, il pense que l'offre de travail dépend de facteurs démographiques et des catégories de l'ivestissement . Tout cela dépend de la civilisation : urbanisation, extension du salariat, réduction de la durée de travail hebdomadaire. John Maynard Keynes déclare que l'offre de travail est inélastique par rapport au salaire. Il ne contredit pas la théorie néoclassique. Son idée est que le travail dépend des besoins des entreprises (les plans de production) qui dépendent de l'anticipation de la demande. Voir également Keynésianisme.
Les théories micro-économiques du chômage
Statistiques françaises
En août 2004, la France dénombrait 2 453 100 demandeurs d'emploi (dont 432 700 personnes de moins de 25 ans et 738 700 chômeurs de longue durée, c'est-à-dire depus plus d'un an), contre 2 410 400 en août 2003.
Le chômage est de courte durée chez les jeunes, par contre il est très fréquent. Jusqu'à l'âge de 33 ans, un individu a un risque de chomâge plus élevé que la moyenne nationale. Les Français entrent ainsi dans l'emploi stable très tard.
Une fois qu'ils ont quitté la précarité pour un CDI, le sentiment de précarité reste pour autant très élevé (relativement aux autres pays européens, il est le plus élevé). La raison en est un accroissement fort de la durée de chômage avec l'âge. Une personne se retrouvant chômeur à l'âge de 45 à 49 ans a une probabilité de 50% de rester sans emploi plus d'un an. La durée médiane de chômage passant à 3 ans pour un sexagénaire, la politique française de l'emploi favorise les retraites précoces. La France connaît ainsi un très faible taux d'emploi des 55-64 ans : 37% contre 42% en moyenne dans les pays de l'UE à 15 et 50% dans l'OCDE. Ces moyennes cachant de très fortes disparités : les taux d'emploi sont respectivement de 28% et 30% pour la Belgique et l'Italie et de 69% pour la Suède et la Norvège. Note : le taux d'emploi est la part de personnes employées dans la tranche d'âge considérée.
Agences pour l'emploi
En France, l'Agence nationale pour l'emploi et l'Agence pour l'emploi des cadres. En Belgique, l'Office national de l'emploi.
Assurances chômage
Danemark
L'entreprise qui licencie ne reçoit pas d'indemnités. L'assurance chômage n'est pas obligatoire ; elle est gérée par plusieurs caisses privées. En cas de perte d'emploi, le chômeur touche 90 % de son ancien salaire pendant quatre ans au plus. L'indemnité n'est pas dégressive. Elle est versée à 100% si la personne a travaillé au moins 52 semaines au cours des trois dernières années. Cette politique provoque des dépenses importantes pour l'état. Les chercheurs d'emploi sont aussi aidés par les municipalités. Ils doivent accepter les stages et les formations proposés. D'après Le Monde, 6 juin 2005 [1]
France
En France, les Assedic (Association pour l'emploi dans l'industrie et le commerce), l'Unedic (Union nationale interprofessionnelle pour l'emploi dans l'industrie et le commerce) et le Garp (Groupement des assedic de la région parisienne) sont les organismes à but non lucratif qui gèrent le système d'assurance chômage des salariés involontairement privés d'emploi. L'Unedic fédère l'ensemble des Assedic. Il s'agit d'un système géré paritairement par les syndicats d'employeurs et de salariés et financé par les cotisations des employeurs et des salariés.
Ce système est complété par un régime de solidarité, financé par l'état (les impôts) pour les personnes qui ne sont pas couvertes par le système d'assurance chômage.
Belgique
voir l'article sur le chômage dans Wikinations.be
Voir aussi
- Réduction du temps de travail
- NAIRU
- Conditions de travail
- Attention danger travail est un film de Pierre Carles sur les gens qui refusent « des boulots de merde payés des miettes ».
- Salariat
Lien externe
- Assedic
- Politique de l'emploi : trois réformes a l'étranger
- Pour un plein emploi de qualité
- Évolution du chômage en Europe depuis 1997
- Les chiffres de l'emploi sur le site de l'INSEE
- Rapport remis en Décembre 2004 aux ministres de l'économie et de la cohésion sociale intitulé « De la précarité à la mobilité : vers une
sécurité sociale professionelle », dans lequel les auteurs, économistes, donnent différents moyens (tous microéconomiques et de politique intérieure) pour lutter efficacement contre le chômage.
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