Chevalerie
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La chevalerie se rapporte à l'institution féodale des chevaliers, et aux idéaux qui lui sont associés, ou lui sont devenus associés par le biais de la littérature, notamment l'honneur, la bravoure et la notion d'amour courtois.
Le mot vient du latin caballarius dont les mots cavalerie et cavalier sont dérivés. L'intention est, en tous cas, de distinguer le noble chevalier combattant à cheval, du paysan, soldat d'infanterie ou artilleur.
La chevalerie est codifiée par certaines coutumes, notamment par la cérémonie de l'adoubement. Les vertus traditionnelles de la chevalerie, vues par le prisme de la littérature, sont de nobles sentiments tels la pitié, l'humilité, la bravoure, la courtoisie, la foi, l'honneur.
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Introduction
- Le mot « chevalier » (miles dans les sources latines) apparaît dans le dernier tiers du Xe siècle et se répand dès le premier tiers du XIe siècle, effaçant peu à peu ou bien se confondant avec le mot « noble » (nobiles).
- Selon la théorie des trois ordres, les chevaliers font partie de la deuxième catégorie de population : « ceux qui combattent ».
- Les chevaliers forment une aristocratie laïque, parfois turbulente, censée protéger ceux qui ne peuvent se battre, c’est-à-dire le clergé et les paysans. Au cœur du Moyen Âge, la cavalerie est la reine des batailles grâce à la généralisation de l’étrier en Occident qui permet au soldat de porter un armement plus lourd : seule l’aristocratie peut entretenir un cheval et un armement coûteux.
Comment devient-on chevalier ?
Deviennent chevaliers ceux qui en ont les aptitudes physiques en premier lieu, et qui avec l'entrainement peuvent devenir de bons combattants.
On le devient ensuite essentiellement par hérédité à partir du XIe siècle siècle jusqu'à la fin du XIIIe siècle siècle.
L'adolescent, le bachelier, fils de chevalier, accède lui-même à ce titre et à cet état après un apprentissage et une cérémonie appelée adoubement.
- Avant l’adoubement : vers l’âge de 7 ans, il est placé chez un seigneur qui sera son parrain. Il y gravit tous les degrés de l'éducation qui vise à en faire un guerrier : galopin (il nettoie l’écurie), page (il s’occupe des chevaux, est au service de la dame du château, suit un entraînement équestre, apprend à chasser) et enfin écuyer; damoiseau, il aide les chevaliers au tournoi et à la guerre)…
- L’adoubement marque le passage de l'état d'écuyer à celui de chevalier. Cette cérémonie a lieu en général en mai ou en juin : ses armes de chevalier lui sont remises par son seigneur et parrain, bénites par l'Église qui encadre la cérémonie.
- Après la cérémonie : on organise des tournois et des banquets pour célébrer l'occasion.
Le genre de vie du chevalier
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- Un soldat au service d’un seigneur
Le chevalier est un professionnel de la guerre ; il est propriétaire d'armes offensives et défensives (voir la liste dans l'article armement) qu'il lui faut souvent remplacer après un combat. Il doit donc gagner de l'argent.
- Les tournois : une manière de gagner de l'argent
Les guerres au Moyen Âge ne sont pas si fréquentes. De plus, on ne se bat pas l'hiver, ni pendant les périodes saintes (Avent, Carême). L'Église a défini depuis la fin du Xe siècle siècle des paix de Dieu et des trêves de Dieu pour limiter les guerres. Le tournoi est donc une occasion de remporter une rançon, de confisquer des chevaux et des armes aux chevaliers vaincus. Il est aussi une façon de ne pas perdre la main pendant les périodes sans combat et de se distinguer auprès d'une dame.
- Le chevalier vit souvent au château et doit être fidèle à son seigneur, lorsqu'il est vassal. Néanmoins, il ne faut pas confondre vassal et chevalier.
Les devoirs du chevalier
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- Envers sa dame : le littérature courtoise exalte une idéologie de classe. La courtoisie est d'abord l'ensemble des qualités du noble, le comportement élégant d'un chevalier ; puis vers 1150, la courtoisie se charge d’une dimension amoureuse, incarnée dans le personnage de Lancelot. L'amour courtois est chanté par les troubadours et les trouvères.
- Au service de l’Église : le chevalier doit mettre son épée au service du pape (croisades) et des faibles : il devient alors chevalier du Christ (Miles Christi)
- Les qualités de chevalier idéal sont la sagesse, la prouesse, la générosité et la fidélité.
Cependant, ces devoirs sont secondaires par rapport aux devoirs envers le suzerain. Ses « vertus » sont idéalisées par la littérature courtoise au service d'une classe, l'aristocratie. Le chevalier est avant tout un homme d'armes, un homme de guerre.
Conclusion
Le XIIe siècle siècle est sans doute le siècle d’or de la chevalerie. Celle-ci se définit comme une véritable classe avec ses codes, et son genre de vie. Au bas-Moyen Âge, les adoubements se font moins nombreux et la cavalerie n’a plus le même rôle qu’avant, la bataille de Crécy sera à cet égard révélatrice, à cause de l’apparition de l’artillerie. Le titre de chevalier est acquis, moyennant finances, par les bourgeois enrichis de cités devenues prospères, et n’est plus qu’un mot honorifique.
Cependant la même époque voit apparaître les ordres de chevalerie dont le rôle est avant tout politique.
Voir aussi
- Le Roman courtois
- La Chanson de geste
- Le Bushido
- L' adoubement
- Le tournoi
- Le château fort
- Armure
- Cheval
