François-René de Chateaubriand
| Image manquante Logo_litt.jpg |
| Série : Littérature |
| Littérature francophone |
| Histoire littéraire |
|
Antiquité - Moyen Âge |
| Formes littéraires |
| Genres littéraires |
|
Biographie - Fantastique |
| Voir aussi |
|
Litt. non francophone |
| Méta |
|
Le projet littérature |
Chateaubriand.jpg
François-René, vicomte de Chateaubriand (Saint-Malo, 4 septembre 1768 - Paris, 4 juillet 1848) est un écrivain et homme politique français.
Biographie
Issu d'une famille noble ancrée à Saint-Malo et ayant perdu sa mère très jeune, il passe une enfance souvent morose dans le château de Combourg en Bretagne.
Nourri de Corneille et marqué par Rousseau, il fuit la Révolution française par un voyage aux États-Unis d'Amérique et un exil difficile à Londres. Avec L'Essai sur les révolutions (1797) il se consacre aux lettres. Rentré en France en 1800, la publication du Génie du christianisme en 1802 lui apporte la gloire.
Il est nommé secrétaire à Rome, puis ministre dans le Valais par Napoléon Bonaparte, mais révulsé par l'assassinat du duc d'Enghien il donne sa démission et passe dans l'opposition. En 1811, il est élu à l'Académie française.
En 1814, Chateaubriand est nommé ambassadeur de France en Suède. L'année suivante, il est nommé pair. En 1821, il est ambassadeur à Berlin, l'année suivante à Londres (où son cuisinier invente la cuisson de la pièce de bœuf qui porte son nom) et Rome, puis ministre des Affaires étrangères en 1822. Il réussira l'aventure espagnole avec la prise de Cadix en 1823.
Chateaubriand invente en littérature française le Romantisme, mouvement dont Goethe en Allemagne et Lord Byron en Grande-Bretagne sont des contemporains.
Tandis que se réunit autour de lui la jeunesse romantique et libérale, il se consacre à boucler ses Mémoires d'outre-tombe, vaste projet autobiographique étalé sur quarante ans dont la publication ne commencera qu'après sa mort.
Il fascina ses contemporains par des récits finement ciselés sur les territoires nouveaux des Amériques et obtint un succès de librairie retentissant par son Génie du christianisme publié au moment même du Concordat dans une atmosphère de retour du religieux que favorisait Bonaparte, non sans arrières pensées politiques.
Il fut l’Enchanteur, d’abord pour sa sœur Lucile (on a le reflet dans René de leurs amours chastement incestueuses), puis Delphine de Custine, Natalie de Noailles, Claire de Duras, sans doute aussi pour Céleste qu’il épousa assez distraitement, mais surtout Juliette Récamier qui fut sa maîtresse la plus chérie.
Comme il l'avait demandé par testament, il est enterré dans un tombeau situé face à la mer sur l'île du Grand-Bé à laquelle on accède à pied depuis Saint-Malo lorsque la mer s'est retirée.
Bibliographie
Anne-Louis_Girodet-Trioson_006.jpg
- Essai sur les révolutions (1797)
- Atala (1801)
- René (1802)
- Le génie du christianisme (1802)
- Les martyrs (1804)
- Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811)
- De Buonaparte et des Bourbons (1814)
- Les Natchez (1826)
- Vie de Rancé (1844)
- Mémoires d'outre-tombe (Chateaubriand)|Mémoires d'outre-tombe, posthumes (1848)
Liens externes
- œuvres complètes
- Expression Libre : Vous pourrez trouver dans le section Bibliothèque les ebooks gratuits suivants : Mémoires d' Outre tombe, Pensées (vivement recommandées...)
- Une biographie, des résumés et études.
