Charles de l'Écluse

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Charles de l'Écluse

Charles de l'Écluse ou Carolus Clusius, né le 19 février 1525 à Arras et mort le 4 avril 1609 à Leyde, est un médecin et un botaniste flamand, l'un des plus fameux du XVIe siècle. Il est le créateur de l'un des premiers jardins botaniques d'Europe à Leyde, peut être considéré comme le fondateur de l'horticulture. Il est également le premier à fournir des descriptions réellement scientifiques des végétaux.

Il entame ses études à Gand puis par à l'université de droit de Louvain, puis en 1548, il part à Marbourg, puis, en 1549, à Wittenburg suivre les enseignements de Melanchthon. Sur les conseils de celui-ci, il abandonne le droit pour l'étude de la médecine et de la botanique. En 1551, il part à Montpellier pour étudier la botanique sous la direction de Guillaume Rondelet. Il devient son secrétaire et vit durant trois ans dans sa maison.

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Nymphaea lutea major, illustration extraite de Rariorum Plantarum Historia (1601).
En 1557, il traduit en français l'herbier de Rembert Dodoens : Histoire des plantes.

Après la fin de ses études, de l'Écluse occupe des fonctions variées. En 1573, l'empereur Maximilien II le nomme médecin de cour et responsable du jardin impérial. Grâce à cette protection, il peut voyager dans toute l'Europe, rassemble de nombreuses observations et collecte de nombreux spécimens de végétaux, parfois venant de contrées lointaines comme pour la tulipe (qu'il introduit dans les Pays-Bas) et la pomme de terre. La mort de son protecteur l'oblige à quitter Vienne après y avoir passé 14 ans.

En 1576, de l'Écluse fait paraître une flore d'Espagne (Rariorum aliquot stirpium per Hispanias observatarum historia) suivi en 1583 de la description des plantes d'Autriche et des régions voisines (Rariorum aliquot stirpium, per Pannoniam, Austriam, & vicinas quasdam provincias observatarum historia).

En 1587, il fonde le jardin botanique (hortus botanicus), différent du jardin médicinal (hortus medicus), à l'université de Leyde. Il y cultive des plantes rares venant d'Europe du sud, d'Espagne, du Portugal, de Hongrie. À cette même université, il obtient le poste de professeur de botanique (1593) qu'il occupera jusqu'à sa mort.

De l'Écluse fait paraître un important traité botanique, Rariorum plantarum historia (1601), illustré par plus de mille gravures et où il tente de regrouper les espèces par affinités. Ses observations sont remarquablement précises. Il est, sans doute, le premier botaniste à faire des diagnoses véritablement scientifiques. Il décrit, pour la première fois de nombreuses espèces comme le marronnier (qu'il introduit en Hollande), le Jasmin et l'Aralia. Il s'intéresse également aux champignons.

En 1605, il fait paraître Exoticorum libri decem où il souhaite décrire toutes les espèces exotiques, animales ou végétales, qu'il peut obtenir. Vivant à Leyde, il occupe une place de choix pour obtenir, des vaisseaux qui arrive aux Pays-Bas, des spécimens. Son livre décrit de nombreuses espèces nouvelles : le cassowary (du genre Casuarius), le manchot de Magellan (Spheniscus magellanicus), le perroquet maillé (Deroptyus accipitrinus), le Lori noira (Lorius garrulus), l'ibis rouge (Eudocimus ruber) et bien d'autres. Il décrit aussi le grand Pingouin (Pinguinus impennis) dont il reçoit, en 1604, un spécimen avec d'autres espèces, d'Henrik Højer qui explore les îles Féroé.

Le botaniste Charles Plumier (1646-1704) lui a dédié le genre Clusia de la famille des Clusiaceae.

Liens externes

See also: Charles de l'Écluse, 1525, 1548, 1549, 1551, 1557, 1573, 1576