Carlos Ghosn
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Carlos Ghosn est un gestionnaire d'entreprise né le 9 mars 1954 à Porto Velho, Brésil.
Il est actuellement PDG de Renault et de Nissan.
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Biographie
Issu d’une famille libanaise de confession maronite, il part avec sa mère pour Beyrouth à l’age de 6 ans, et y reste jusqu’à la fin de ses études secondaires effectuées chez les Jésuites.
A l’age de 17 ans, il s’envole pour la France où il intègre l'École polytechnique, les Mines de Paris, puis en 1978, le groupe Michelin au sein duquel il fera ses premières armes. Il devient successivement directeur de l'usine du Puy-en-Velay, et responsable du département de recherche sur les pneus pour l'agriculture au centre de recherche Michelin à Ladoux (Puy-de-Dôme). Fort des cinq langues qu’il parle couramment – arabe, français, anglais, portugais et espagnol – il part ensuite pour Michelin au Brésil, où il est nommé responsable des opérations en Amérique du Sud. En 1989, il s'installe aux États-Unis, où il est nommé PDG de Michelin États-Unis. En 1990, il y organise l'absorption d'Uniroyal Goodrich.
Il intègre Renault en 1996 en tant que directeur général adjoint. Il a alors la responsabilité de l'activité du groupe au Mercosur, de la recherche, de l'ingénierie, de la production et des achats. Il gère la prise de participation de Renault dans Nissan (36,8%), à partir de 1999. Un constructeur au sein duquel il occupera successivement les postes de directeur général (1999), président (2000) et président directeur général (2001).
Nissan Motor est alors la branche malade de l’économie japonaise, et symbolise à elle seule la crise de l’économie nipponne. Au bord de la faillite et saturée de dette, elle est jugée impossible à redresser par les géants du secteur automobile, après l’échec des discussions avec Ford et Daimler-Chrysler. Pourtant, Carlos Ghosn s'applique à établir un plan de redressement, réduire la dette de l’entreprise et la faire renaître en moins de trois ans, malgré une conjoncture internationale défavorable. Et en 2003, la dette de Nissan est réduite à zéro, tandis que son bénéfice net progresse de 33%. Elle devient le groupe automobile le plus rentable au monde, avec une marge opérationnelle de plus de 11%.
En avril 2005, il succède à Louis Schweitzer et devient PDG de Renault.
La méthode Ghosn
Chez Nissan, il instaure une écoute attentive des employés de tout échelon pour résoudre les problèmes organisationnels : « Au lieu d’appliquer des plans préconçus, il prend la peine d’écouter tout le monde et organise des groupes de travail réunissant des salariés de différents grades et de différentes cultures, en l’occurrence des japonais et des français » (Sibylle Rizk, L’Orient le Jour).
Il abolit l’emploi à vie, l’avancement en fonction de l’ancienneté et des Keiretsu (participations croisées entre les grandes entreprises et leurs fournisseurs). Néanmoins, il a tenu à expliquer personnellement sa démarche à ses collaborateurs ; en essayant de les motiver non pas par la récompense, mais en les impliquant et en les incitant à atteindre des objectifs bien précis.
Enfin, il met en place une politique de performance basée sur la qualité et l’innovation et oeuvre pour la transparence par le biais de la communication : «La réalité de notre marque est la perception que nos clients en ont».
Vers une carrière politique?
Devenu une icône du management moderne et du capitalisme international, Carlos Ghosn affirme lors d’une visite au Liban que sa «méthode pour sauver Nissan peut être appliquée au Liban», même si elle nécessiterait certains aménagements adaptés aux spécificités locales. « C’est chez les gens qui composent l’entreprise, la ville ou le pays que réside la solution. Le tout est de les mobiliser autour d’objectifs très clairs, indiscutables (…) en les intégrant dans le processus de la recherche de solutions ».
Se prononçant sur la mondialisation croissante des économies, il affirme que l’avenir est aux entreprises multiculturelles qui cherchent à développer des synergies, dans le respect des identités, et verrait d'un oeil favorable la création d'un véritable marché commun arabe. En outre selon lui, le développement et la collaboration économiques devraient être au cœur de la politique des pays arabes.
Bibliographie
- Citoyen du monde, coécrit avec le journaliste Philippe Riès, 2003, Grasset.
- Renaissance, 2001 (seulement en japonais)
Lien externe
- http://www.libanvision.com/carlos-ghosn.htm : Biographie et recueil d'articles.
