Capital risque
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Capital Risque
Le capital - risque ou « capital investissement » se définit comme l'activité de sociétés d'investissement spécialisées constituées ad hoc, privées ou publiques, d'origine financière ou industrielle (capital - risque institutionnel) voire d'individus fortunés et expérimentés (business angels ou investisseurs providentiels) qui,
- en apportant notamment du capital, leurs réseaux et expériences aux créations et développements d'entreprises innovantes ou de technologies par elles considérées comme à fort potentiel de développement et de retour sur investissement,
- ont pour objectif la réalisation, par la cession ou la vente de leur part à plus ou moins long terme (3 à 10 ans selon les secteurs économiques) de très fortes plus-values. Cette « sortie » peut se faire soit de gré à gré, sait par introduction en bourse
Les quelques projets qui réussissent doivent plus que compenser les pertes en capital de ceux, plus nombreux, qui échouent.
Le terme « risque » utilisé en France n'a pas d'équivalent dans les autres pays où l'on emploie le plus souvent le terme d'opportunité (venture capital).
Cette activité d'investissement en capital, initialement développée par des entrepreneurs aux USA dans la fameuse Silicon Valley après la deuxième guerre mondiale d'une part et dans les grandes universités américaines (Stanford, MIT, ...) d'autre part, s'est implantée en Europe dans les années 70 .
Depuis cette noble activité s'est développée par cycle, en fonction des aléas boursiers, de politiques fiscales incitatives et de la création de nouveaux outils et véhicules de placement pour stimuler et faciliter la collecte des fonds.
En France par exemple, la création des Fonds Commmuns de Placement à Risque (FCPR) dans les années 80 ou plus récemment la création des Fonds Communs de Placement pour l'Innovation, FCPI, au mileu des années 90 ont permis le développement de cette activité qui reste toutefois moins importante qu'en Amérique du Nord.
Elle a essuyé les différentes crises économiques et particulièrement l'éclatement de la bulle Internet / Telecom, mais sa fonction qui est essentielle pour les entreprises et rémunératrice sur longue période garantit son avenir.
Un placement pour les fonds de pensions
Cette activité est en général gérée par des petites équipes spécialisées qui recueillent auprès d'institutions financières des fonds logés dans un véhicule financier ad hoc ( en France sous la forme juridique d'un FCPR).
Ces fonds ont une durée de vie limitée ( 10 ans ) et, contrairement aux Sicav, sont appelés en fonction des besoins pendant une période initiale de 5 ans.
Ce type de placement, plutôt réservé aux fonds de pensions, entre dans la classe d'actif « non cotés » qui comprend surtout aussi les opérations de LBO sur les sociétés moyennes.
Une bonne solution pour tous les projets ambitieux
Les entrepreneurs porteurs de projets ambitieux pour leurs technologies trouvent dans ce mode de financement une solution unique:
- D'abord les moyens disponibles peuvent être importants
- Mais surtout les « capitaux risqueurs » apportent leur expérience et leurs contacts pour partager les décisions stratégiques et opérationnelles.
Mais bien sûr il faut partager leur vision et savoir qu'ils ont des objectifs clairs de « sortir » au bout de quelques années ( 4 à 7 ans). Ce qui signifie une mise en bourse ou une cession industrielle qui rend leur investissement « liquide ».
Où trouver ces investisseurs ?
Un bon point d'entrée en France pour les investisseurs institutionnels est le site de l'AFIC [1], celui de l'AFG - ASFFI [2], en Europe cf le site de l'EVCA [3].
Pour les investisseurs providentiels [4]
Voir aussi
Capital non coté, Capital développement, Investissement, Investisseur providentiel, FCPR, Private equity, Venture capital, Amorçage, Seeding, Business angel
