Caligula

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sculpture de Caligula (musée du louvre)
Sommaire

La succession de Tibère

Caius Julius Caesar Germanicus, dit Caligula, fils de Germanicus et d'Agrippine l'Aînée, naquit la veille des calendes de septembre en 12 ap. JC, sous le consulat de son père et de C. Fontenius Capito (Suétone - La vie des douze Césars - Caligula - 8). Il était petit-neveu de l'empereur Tibère et arrière-petit-fils d'Auguste.

Enfant, il vécut avec son père dans les camps militaires, et ses botillons adaptés à ses petits pieds lui valurent le surnom de « Caligula » ("petites bottes"), qu'il finit par détester.

Tibère avait assigné sa succession conjointement à son propre petit-fils Gemellus et à Caligula; mais celui-ci se fit seul reconnaître par le Sénat (en 37), adoptant d'abord Gemellus, puis le faisant assassiner par la suite.

L'empereur

Pendant six mois, les Romains purent se féliciter d'un empereur juste, utile et libéral, qui leur faisait oublier la sinistre fin du règne de Tibère; mais une grave maladie fit changer dramatiquement Caligula. Dès lors il s'achemina comme son grand-oncle vers une odieuse tyrannie, s'adonnant à la débauche (on lui prête entre autres une longue liaison amoureuse avec sa sœur Drusilla), se livrant aux pires extravagances, et dirigeant l'empire en proie à ses lubies.
Il ridiculisa le Sénat et l'institution des consuls, fit assassiner ou bannir la plupart de ses proches, et on l'accuse encore de s'être amusé d'horribles tortures en plus de meurtres arbitraires.
Sa mégalomanie le poussa à vouloir se faire adorer à l'égal d'un dieu vivant, avec ses attributs, ses honneurs, son culte et ses temples jusque dans Jérusalem.
Il se concilia cependant le peuple en es et de jeux du cirque.

Caligula devant l'Histoire

Juste après Tibère, Caligula, toujours de la même famille impériale (les Julio-Claudiens), est un autre exemple extrême de l'étonnant système politique des Romains. La succession familiale l'avait placé sur le trône, les institutions ne pouvaient l'en déloger, et les conjurations ne purent jamais l'abattre: il profita de cet état de fait pour acheminer un temps l'empire vers un despotisme à l'orientale, où le souverain possède ses sujets comme il possède ses chevaux et ses esclaves.
Avec Albert Camus, on peut voir dans la vie de Caligula une interrogation inquiète qui dévore tout: jusqu'où peut-on provoquer le destin, les dieux, à quel point enfin un signe vengeur viendra-t-il nous signifier que nous sommes allés trop loin?

Après l'horreur....

Une dernière conjuration eut enfin raison du tyran: en 41, après 4 ans de règne, il fut assassiné à l'âge de 29 ans par des soldats de sa garde. Les conjurés, trouvant son oncle Claude tremblant derrière une tenture, l'acclamèrent empereur. Celui-ci épousera plus tard une autre sœur de Caligula, Agrippine la Jeune, qui verra ainsi son fils d'un précédent mariage accéder à l'empire: Néron, le dernier des Julio-Claudiens.

Œuvres inspirées de sa vie

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Précédé par:
Tibère (14 - 37)
Caligula (37 - 41) Suivi de:
Claude (41 - 54)
L' Empire romain


See also: Caligula, 14, 1979, 37, 41, 54, Agrippine l'Aînée, Agrippine la Jeune, Albert Camus