Bordeaux

Bordeaux
Pays
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drapeau de la France

     France
Région Aquitaine
(chef-lieu)
Département Gironde
(chef-lieu)
Arrondissement Bordeaux
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 8 cantons
Code INSEE 33063
Code postal 33000, 33100, 33200, 33300, 33800
Maire
Mandat en cours
Hugues Martin (UMP)
2004-2007
Intercommunalité Communauté urbaine de Bordeaux (CUB)
Longitude 00° 34' 42" Ouest
Latitude 44° 50' 19" Nord
Altitudes moyenne : 6 m
minimale : 1 m
maximale : 42 m
Superficie 4 936 ha
= 49,36 km²
Population sans
doubles comptes
215 363 hab.
(1999)
Densité 4 363 hab./km²

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Bordeaux est une ville du sud-ouest de la France, chef-lieu de la région Aquitaine et du département de la Gironde. Elle est traversée par la Garonne. Ses habitants sont appelés les Bordelais. La ville est connue dans le monde entier pour ses vignobles (voir Vignoble de Bordeaux)

Sommaire

Héraldique

Les armes de la ville sont « De gueules, à la Grosse Cloche ouverte, ajourée et maçonnée de sable et sommée d'un léopard d'or ; à la mer d'azur chargée d'un croissant d'argent ; au chef de France ancien. »

Dans les anciennes armoiries de la Ville de Bordeaux, les Fleurs de lis représentent les armes des rois de France ; le léopard rappelle les armes de la province de Guyenne dont Bordeaux était la capitale ; le Château reproduit les tours de l'ancien hôtel de ville dont il reste aujourd'hui la Grosse Cloche ; le Croissant figure la courbe décrite par la Garonne devant la ville ; les eaux du fleuve baignent les tours de l'hôtel de ville.

Les croissants entrelacés qui sont les petites armoiries ou le chiffre de Bordeaux ont pour origine le croissant symbolique qui figure seul dans les armes de la ville. Ils furent aussi le chiffre de Diane de Poitiers. On ne les trouve pas avant le milieu du XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle on les trouve fréquemment par exemple sur le fronton de la fontaine Saint Projet (1736). De nos jours, ils figurent un peu partout et marquent discrètement tout ce qui est la propriété de la ville.

Pour couronne, Bordeaux a une couronne murale à sept créneaux (ville de premier ordre) d'or. Comme supports : deux antilopes blanches colletées d'une couronne fleurdelisée d'or et enchaînée du même.

Et sa devise restera :

LILIA SOLA REGVNT LVNAM, VNDAS, CASTRA, LEONEM, « Les lis seuls règnent sur la lune, les flots, le château et le lion ». Les Lys représentent le Roi de France, chose précisée car Bordeaux fut longtemps pendant la guerre de 100 ans fief anglais;la Lune est la ville de Bordeaux nommée " Port de la Lune" de par la courbe que décrit la Garonne à Bordeaux vu d'avion; les flots sont ceux de la Garonne; le Chateau est le Chateu Trompette, symbole d e la puissance de la ville détruit sous Louis XIV et dont l'emplacement est aujourd'hui occupé par l'Esplanade des Quinconces.

Histoire

Le premier nom de Bordeaux, fut Burdigala, à l'époque romaine. Au niveau linguistique, Burdigala pourrait être un nom basco-aquitain. « Burdi » signifirait fer et « Gala » se traduirait par fonte. Burdigala pourrait donc signifier « Fonte du fer », désignant ainsi un lieu où on forgeait des armes et des objets de la vie courante. Le nom aurait ensuite évolué en « Bordigala », puis en « Bordale » en Euskara (basque), « Bordèu » en gascon et finalement en « Bordeaux ».

Bordeaux fut fondée au IIIe siècle av. J.-C. sous le nom de Burdigala par les Bituriges Vivisques (littéralement 'Bituriges déplacés'), qui sont un peuple gaulois de la région de Bourges. Le premier emplacement est situé à l'embouchure de la Devèze, un affluent de la Garonne, proche de la Gironde. La naissance de Bordeaux n'est pas liée aux qualités du site, car, ville d'embouchure située sur une avancée du plateau landais, elle fut longtemps cernée de marais pestilentiels.

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Place de la Victoire

Il s'agissait à l'époque d'un emporium, c'est-à-dire un comptoir de commerce, contrôlant les routes de l'étain et du plomb entre les ports gaulois de la Loire et la République romaine. Après l'occupation romaine, Burdigala se développa et finit par devenir une des villes les plus opulentes de la Gaule. Au IIIe siècle, elle ravit même à Mediolanum Santonum (Saintes) le titre de capitale administrative de la province d'Aquitaine. La ville fut particulièrement prospère sous la dynastie des Sévères (193-235), elle englobait alors le mont judaïque, actuel quartier Saint-Sernin. Mais en 276, la ville fut pillée par les Vandales et s'enferma dans ses murs. La ville continua à briller pendant près d'un siècle, illustrée par ses poètes chrétiens (Ausone, 309-394) et ses saints (saint Paulin de Nôle, 353-431).

Mais cette période de prospérité de Burdigala fut interrompue par différentes invasions: les Vandales en 409, les Wisigoths en 414 et les Francs en 498. Au Xe siècle la ville fut également pillée par les Normands. La ville de Bordeaux sombre alors dans une longue période d'obscurité.

Il faut attendre le XIIe siècle pour que Bordeaux retrouve sa splendeur. En effet, suite au mariage d'Aliénor d'Aquitaine, ancienne épouse de Louis VII, avec Henri II Plantagenet en 1154, la ville devient anglaise. Elle le restera pendant trois siècles, tout comme l'Aquitaine, qui, prononcée à l'Anglaise, devient la Guyenne. Bordeaux s'agrandit et se dote d'une deuxième enceinte. C'est au cours du XIIIe siècle que Bordeaux redevient prospère grâce au commerce du vin avec l'Angleterre. C'est à cette époque que la cathédrale Saint-André est construite. Son archevêque, Bertrand de Got, devient pape sous le nom de Clément V en 1305. De 1362 à 1372, sous le règne du Prince Noir, Bordeaux devient capitale d'un État indépendant, mais le Prince Noir dû renoncer à son projet d'ériger la Guyenne en État souverain.

En 1453, suite à la bataille de Castillon, la ville redevient une possession française et la guerre de Cent-Ans s'achève. Mais la ville n'apprécie guère la tutelle du Roi de France. Afin de surveiller la ville devenue hostile, le roi Charles VII fait bâtir à Bordeaux le Châteaux Trompette et le Fort du Hâ. Le commerce du vin avec l'Angleterre s'arrête et la ville perd alors sa prospérité. En 1462, le roi Louis XI rend ses libertés à la ville en lui donnant un Parlement. En 1585, Montaigne devient maire de Bordeaux. La ville s'apaise et trouve une nouvelle source de profit dans le commerce du pastel de Garonne.

Pendant les luttes de la Fronde entre la noblesse française et le Roi, les bourgeois bordelais forment la Conjuration de l'Ormée. Ce n'est qu'en 1653, après que le jeune Louis XIV eut fait son entrée dans la ville soumise par les armes, que Bordeaux acceptera enfin de faire partie du royaume de France.

Bordeaux connaît sa seconde apogée du milieu du XVIIe siècle jusqu'à le Révolution française. Cette prospérité provient à nouveau de son port. La ville, commerce le vin, mais aussi le sucre colonial et les esclaves. En effet, Bordeaux, au même titre que Nantes, s'est beaucoup enrichie grâce au commerce triangulaire. Les archevêques, les intendants et les gouverneurs installés par le Roi, embellissent la ville, assèchent les faubourgs marécageux et insalubres et aménagent les anciens remparts. Les intendants Tourny et Boucher feront, à moindre échelle, ce que fera 100 ans plus tard le Baron Haussmann à Paris. L'architecte Nicolas Portier construit, à la place des portes fortifiées de la vieille ville, des arcs de triomphe majestueux comme la Porte d'Aquitaine ( Place de la Victoire), la Porte Dijaux ( Place Gambetta/ Rue Porte Dijaux), la Porte de la Monnaie (Quai de la Monnaie) ou encore la Porte de Bourgogne (Place Bir-Hakeim). La ville se dote également d'un Opéra construit par Victor Louis. L'architecte de Louis XV Gabriel crée à la demande de Tourny le Jardin Public, voulu comme un espace vert et un haut lieu de prommenade qui eut très vite la faveur des bordelais . Gabriel construit aussi la vitrine de la ville : la Place de la Bourse, magnifique ensemble XVIII versaillais qui donne sur les quais et qui fut voulue comme écrin à la statue équestre du roi Louis XV statue fondue en 1792 et remplacée plus tard par la fontaine des Trois Grâces de Visconti. La ville deviendra une des capitales européennes des Lumières dont Montesquieu fut le précurseur.

Bordeaux va beaucoup souffrir pendant la Révolution et l'Empire. En effet pendant ces trois périodes, la ville ne peut plus commercer via l'Atlantique. La ville songera alors à se révolter à l'appel des députés girondins, mais Tallien y fait régner la terreur. Quand le premier Empire s'effondre, la ville sera la première à accueillir les princes de la maison de Bourbon. La période révolutionnaire rendit obligatoire le doctorat ; à partir de 1824, l'entrée à l'École exigea le baccalauréat. Les trois écoles au XIX siècle auront une haute réputation, souvent désignées sous le nom d'Écoles de Santé Navale.

A partir de 1840, la ville redevient un grand port colonial et commerce à nouveau avec l'Afrique. À la fin du siècle, la ville s'industrialise avec des entreprises chimiques, métallurgiques, alimentaires et les huileries. Au même moment le phylloxéra touche le vignoble.

Dans les années qui suivirent la guerre de 1870, le corps de Santé de la Marine va connaître une crise et un déclin de ses trois écoles. C'est en 1890 que le projet du Ministre Barbey fut adopté, projet prévoyant la création d'une École du Service de Santé pour la Marine puis d'une Faculté d'État et l'existence de trois annexes.

C'est à Bordeaux, le 5 novembre 1890, qu'est inaugurée l'École Principale du Service de Santé de la Marine et des Colonies dans un ancien asile d'aliénés. Elle a pour mission de former des médecins et des pharmaciens. L'emplacement de l'École devait être provisoire mais il devient définitif avec la construction d'un bâtiment sur le cours Saint-Jean et d'un autre sur la rue Ferbos.

Pendant, "la Première Guerre mondiale", Paris étant menacée par l'avancée des armées allemandes, le gouvernement français se replier vers Bordeaux. La ville connaîtra alors une certaine prospérité grâce aux usines d'armement. En 1917, la ville devient le point de passage des soldats des "États-Unis d'Amérique". Elle est aussi à cet instant la ville de l'Action Française et des ligues qui rendent le climat politique agité.

La "Seconde Guerre mondiale" dans Bordeaux, marque une nouvelle période de troubles pour Bordeaux. La ville devient en 1940 le siège du gouvernement. En juin 1940, alors que le gouvernement français s'apprête à signer l'armistice, le consul du Portugal à Bordeaux, Aristides de Sousa Mendes délivre près de 30 000 visas à des réfugiés fuyant l'avancée de l'armée allemande. La ville est ensuite occupée, par les nazis avec des collaborateurs zélés comme le préfet Papon. Le port de Bordeaux acquiert durant la guerre un rôle nouveau et majeur dans l'économie de guerre du Reich. Une base sous-marine bétonnée est construite et des cargos forcent le blocus britannique pour approvisionner l'Allemagne en matières premières (caoutchouc naturel notamment) venus d'Extrême-Orient. Le maire de Bordeaux, Adrien Marquet, s'engage dans la collaboration aux côtés de Marcel Déat avec lequel il avait fondé avant-guerre le parti des Néo-Socialistes, proches des idées fascistes.

En 1947, Jacques Chaban-Delmas, général de la Résistance, devient maire. Il industrialise la ville alors que le négoce s'effondre. Il restera maire jusqu'en 1995, année où Alain Juppé obtient le poste de maire et qui tenta de redonner à la ville un second souffle et pour ce faire engagea une rénovation de la ville, une réhabilitation de certains quartirs, la construction d'un tramway.

Économie

Viticulture

On ne peut pas parler de Bordeaux sans parler de vin. En effet Bordeaux est la capitale mondiale du vin. Il y a autour de Bordeaux 14 000 producteurs de vin, 117 514 hectares de vigne, 400 négociants et un chiffre d'affaires de 14,5 milliards d'euros.

Fondée en 1948 à l'initiative d'un groupe de personnalités du négoce et de la viticulture bordelaise, l'Académie du Vin de Bordeaux bénéficie d'une légitimité unique pour garantir et transmettre l'Histoire et la Culture du Vin de Bordeaux. En effet, le vignoble bordelais n'est pas seulement à l'origine d'une vaste gamme de vins universellement connus mais a profondément façonné l'art de vivre. Il a engendré un humanisme particulier, un esprit, une éthique, une mystique de la perfection..., qui rayonnent dans le monde entier.

En rendant au Vin de Bordeaux "les honneurs qui lui sont dus", l'Académie illustre et témoigne ainsi d'une des plus hautes formes de notre civilisation.

L'Académie du Vin de Bordeaux, à l'instar de l'Académie française, se compose de quarante Académiciens parmi lesquels on compte en priorité les propriétaires des crus les plus prestigieux du bordelais mais aussi deux Académiciens français, des écrivains, des artistes, des savants, des universitaires.

Elle se compose aussi de membres associés qui regroupent environ cent dix châteaux qui produisent le plus haut degré de qualité, ainsi que des négociants et des courtiers qui sont leur prolongement.

Enfin, pour déployer son action, elle s'appuie sur des membres correspondants et des membres d'honneur qui contribuent activement à faire rayonner la civilisation du vin à travers son plus noble représentant : le vin de Bordeaux. Aujourd'hui, l'Académie du Vin de Bordeaux, sous l'impulsion de son Grand Chancelier Madame May-Eliane de Lencquesaing et de ses deux Vice-Chanceliers, s'inscrit dans une démarche dynamique et contribue, dans son environnement moderne, à perpétuer la Civilisation du Vin de Bordeaux.

Elle assume pleinement sa vocation en valorisant, en tous temps et en tous lieux, la noblesse du Vin de Bordeaux et le respect qu'il inspire. Elle mène une politique de relations étroites avec le tissu économique, le monde culturel, universitaire et les collectivités locales, contribuant ainsi à relier tout ce qui participe à la vie de Bordeaux et de sa région avec le Vin et sa Culture comme dénominateurs communs. Elle prend l'initiative d'actions événementielles : conférences, colloques, expositions..., alliant recherche et convivialité et, en particulier, illustre l'art de vivre du vin de Bordeaux en organisant des dîners prestigieux, réunissant l'élite internationale, culturelle et universitaire.

Sur la complexe question des millésimes, elle publie tous les deux ans, en plusieurs langues, un Code des Millésimes qui a acquis une audience et une réputation telles qu'il est devenu "Le" document de référence pour la connaissance et la dégustation du Vin de Bordeaux. Elle décerne un prix littéraire à une œuvre de qualité illustrant le thème du Vin. Elle dirige des études et des recherches actives pour que vive la mémoire du Vin, signe et symbole du temps.

Industrie

Mais Bordeaux est aussi une ville industrielle. Bien que l'industrie bordelaise ait souffert ces dernières décennies (rive droite de Bordeaux), la ville a su se repositionner dans les technologies de pointe et les nouvelles technologies, notamment l'aéronautique. L'agglomération bordelaise est en effet un pôle majeur dans le secteur aéronautique-spatiale-défense.

La ville de Bordeaux a également une activité portuaire importante. En effet, le port autonome de Bordeaux accueille chaque année 1 600 navires et traite environ 9 millions de tonnes de marchandises (dont 4 millions de tonnes d'hydrocarbures). Le port autonome de Bordeaux accueille également les éléments de l'A380 en transit vers Toulouse.
Cependant le secteur tertiaire reste dominant dans la capitale girondine notamment grâce à la forte attractivité commerciale et à une concentration des services liés aux entreprises.

Chiffres

Le chômage reste élevé, touchant près de 20 000 personnes.

Répartition des actifs (1999, INSEE):

Géographie

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Topographie de Bordeaux

Elle est traversée par la Garonne. C'est un port accessible aux navires de haute mer. Mais la plupart s'arrêtent plus en aval sur la Gironde, principalement au Verdon. Elle possède le dernier pont en aval sur la Garonne, le pont d'Aquitaine. Au-delà, la Garonne, puis la Gironde, ne sont franchissables que par des bacs.

Après une période de rapide dépeuplement et d'importants travaux de rénovation des quartiers les plus anciens, la population de la ville s'est stabilisée. Dans le même temps, l'agglomération s'est toujours développée à un rythme rapide, du fait d'un fort étalement urbain. Cet étalement est notamment lié au fait que les habitations de l'agglomération bordelaise excèdent rarement deux, voire trois niveaux, y compris dans les faubourgs proches du centre-ville.

Après avoir abandonné un projet de métro léger automatique de type VAL, Bordeaux s'est dotée d'un réseau de tramway, inauguré le 21 décembre 2003 dont l'une des particularités est l'absence de caténaire dans les zones touristiques (système d'alimentation par le sol ou APS).

Administration

Maires de Bordeaux

Liste des maires de Bordeaux

Entités administratives

En 1965, la commune de Caudéran a été rattachée à Bordeaux.

Bordeaux est divisée en 8 cantons:

Université

L'Université de Bordeaux trouve son origine dans la bulle du pape Eugène IV datée du 7 juin 1441. L'initiative de cette création doit être attribuée à l'archevêque Pey Berland.

L'Université de Bordeaux est supprimée sous la Révolution française en 1793, avant de renaître en 1808 avec Napoléon Ier.

Bordeaux accueille environ 70 000 étudiants sur l'un des plus grands campus d'Europe (235 ha) à cheval sur 4 communes: Bordeaux, Talence, Pessac et Gradignan. L'Université de Bordeaux est divisée en quatre:

L'IUT Bordeaux 1 dépend de Bordeaux 1.
L'IUT Michel de Montaigne dépend de Bordeaux 3.
L'IUT Bordeaux-Montesquieu dépend de Bordeaux 4.

Grandes écoles

Ecoles d'ingénieurs (et niveaux assimilés)

Ecoles de commerce

Autres grandes écoles

Monuments

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Clocher de la cathédrale Saint-André
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La statue de Notre Dame d'Aquitaine située en haut de la Tour Pey Berland.

Le secteur sauvegardé est le plus vaste de France dans lequel le tramway a une alimentation par le sol dans sa majeure partie.

C'est la plus grande place non construite d'Europe (126 000 m²). Elle est aménagée vers 1820 sur l'emplacement du château Trompette destiné à empêcher toute rébellion de la ville. Les canons étaient tournés vers le centre. Sa forme en carré allongé terminé par un hémicycle est adoptée vers 1816. Les arbres ont été plantés en 1818. Les deux colonnes rostrales (21 mètres de haut) situées face à la Garonne sont dressées en 1829 par Monceau. L'une symbolise le Commerce et l'autre la Navigation. Les statues de Montaigne et de Montesquieu du sculpteur Maggesi en marbre blanc sont placées en 1858. Le monument principal est élevé entre 1894 et 1902 à la mémoire des députés Girondins victimes de la Terreur. Il se compose d'un large socle encadré de deux bassins, ornés de chevaux et de groupes en bronze, et surmonté d'une grande colonne représentant la statue de la Liberté brisant ses fers en bronze vert. Parmi les sculptures: -vers le grand théâtre: le triomphe de la République -vers les Chartrons: le triomphe de la Concorde. -vers le fleuve: on trouve la Tribune avec le coq gaulois, à sa droite: l'Histoire et à sa gauche: l'Eloquence (2 personnes assises). -vers la place Tourny: la ville de Bordeaux assisse sur la proue d'un navire avec une corne d'abondance. À droit du socle: la Dordogne et à gauche la Garonne. Au pied du char avec chevaux: Ignorance; Mensonge et Vice. Le quadrige chevaux-poissons est une représentation du Bonheur. La colonne est réalisée par Dumilatre et Rich. Le piédestal est de Corgolin. En 1983, on a replacé les chevaux enlevés durant l'Occupation et les bronzes ont été restaurés.

La place de la Comédie se trouve sur l'emplacement du forum gallo romain où était les Piliers de Tutelle (déesse protectrice de la ville: Tutela). Classé monument historique, le théâtre a été édifié par l'architecte Victor Louis entre 1773 et 1780. Exemple parfait d'un théâtre à l'italienne. Dernière restauration en 1991 depuis il a retrouvé sa décoration intérieure d'origine (marbre, or et bleu). Sa façade est composée de douze colonnes corinthiennes et ornée de douze statues de pierre représentant neuf muses et trois déesses. Certaines scènes du film Beaumarchais l'insolent y ont été tournées.

Cette esplanade fut aménagée entre 1743 et 1757 par l'intendant Tourny. Large de 65 mètres et longue de 265 mètres, elle est bordée du coté pair d'immeubles à façades Louis XV. Ces derniers ne comportaient à l'origine qu'un rez de chaussée et un étage, la plupart d'entre eux furent rehaussés après la destruction du château Trompette situé sur l'actuelle place des Quinconces, ils ne gênaient plus les tirs de canon. Les immeubles situés du coté impair ont été construits au XIXe siècle. Le carrousel est présent sur la place tout au long de l'année.

Il relie la place de la Comédie à la place Gambetta. Avec le Cours Georges Clemenceau et l'Allée de Tourny, elles forment un triangle dont le centre est la place des Grands Hommes. Le tracé du Cours de l'Intendance correspond à celui des fossés nord de la première enceinte fortifiée de la ville, au IVe siècle. Au XIe siècle, les bordelais comblent ces fossés et créent une rue à laquelle ils donnent le nom de "fossés de Campaure". Par la suite cette rue changea encore plusieurs fois de nom : "fossés de l'Intendance" en 1707, "fossé MARAT" sous la Révolution.

Elle est construite consécutivement aux événements de 1675. Entre les allées de Tourny, promenade aménagée entre 1743 et 1757 par Tourny, (intendant de la généralité de Guyenne) et le marché des Grands Hommes. Ancienne très belle chapelle des Dominicains bâtie entre 1684 et 1707, l'Eglise prend le nom de Notre Dame sous le Concordat. Elle est classée monument historique. Son cloître est "la Cour Mably Construit en 1684 sur les plans de l'architecte Michel DUPLESSY,ce bâtiment est le second couvent des Jacobins. Le premier est détruit en 1678. De 1797 à 1885 il est occupé par la Manutention Militaire. À partir de 1886 il est rénové et transformé en Bibliothèque Municipale. Le Musée des Antiquités s'y installe en 1887. La présence en ces lieux de la Chambre Régionale de la Cour des Compte est très récente, 1994.

Il relie la rive gauche au quartier de la Bastide. Premier pont sur la Garonne, il fut construit sur ordre de Napoléon 1er entre 1810 et 1822. Durant 12 ans les bâtisseurs durent faire face à de nombreux problèmes en raison du courant très fort à cet endroit là. C'est grâce à une cloche à plongée empruntée aux anglais que les piliers du pont purent être stabilisés. Il compte 17 arches (nombre de lettres dans le nom de Napoléon Bonaparte). Sur les cotés, chaque pile de briques est rehaussée d'un médaillon blanc en l'honneur de l'empereur. Il porte aussi les petites armoiries de la ville (les trois croissants entrelacés). Ce pont fut le seul jusqu'en 1965.

Du nom de l'archevêque de la ville en 1430 (mort en 1458) qui créa la première université de Bordeaux vers 1440. Il est inhumé derrière le maître autel de la cathédrale. Consacrée par le pape Urbain II en 1096 la cathédrale est bâtie sur un plan en croix latine a nef unique de 124 mètres de long. Conçue pour avoir quatre clochers, deux seulement ont leur flêche ( côté Rue Vital Carles ) car on se rend vite compte que la cathédrale est trop lourde pour le sol marécageux et s'enfonce. Les deux autres sont alors stoppés et n'auront jamais de flêche, comme c'est le cas pour l'un des clochers de la Cathédrale de Strasbourg. Du premier édifice roman du 11ème siècle il ne reste que les murs intérieurs de la nef. La porte Royale date de la première moitié du XIIIe siècle tandis que le chevet et le transept remontent aux XIVe siècle et XVe siècles. Parmi les évènements liés à cet édifice il y a le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Louis VII futur roi de France, en 1137. La cathédrale est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998. La tour Pey Berland isolée du reste de l'édifice a été construite entre 1440 et 1450; elle est quadrangulaire avec des contreforts, une galerie extérieure et une flèche octogonale avec au sommet une statue de la Vierge réalisée en 1862 et restaurée dernièrement.

Sur l'emplacement d'une abbaye détruite par les sarrasins, reconstruite par les carolingiens puis détruite par les normands en 845 et en 864. De l'ancienne abbatiale des bénédictins édifiée entre le 12ème et le 13ème siècle, il reste les murs de la nef et quelques vestiges du mobilier. En effet l'église a été entièrement reconstruite ou presque par Paul Abadie au XIXe siècle. Sur la façade de style roman les portails sculptés représentent l'avarice et la luxure. À l'intérieur se trouve un orgue réalisé au XVIIIe siècle par Dom Bédos de Celles.

Eglise de style gothique flamboyant construite entre la fin du XIVe siècle et le XVIe siècle. La chaire est de Feyneau et représente St Michel terrassant le dragon. Les vitraux furent détruits lors des bombardements en 1940. Clocher isolé de 114 mètres de haut, construit au XVe siècle. En 1881 fut découvert un cimetière gallo romain et il y a des momies sous la tour. Monument classé historique.

Ancien palais archiépiscopal, construit entre 1771 et 1784. C'est l'archevêque Mériadeck de Rohan qui lui donne son nom alors qu'il n'y a pas vécu (il a aussi donné son nom au quartier Mériadeck). Il devint l'hôtel de ville de Bordeaux en 1835. Achevé en 1786 par Etienne et Bonjin. Sur les 2 cotes de la cour des bâtiments bas relient le corps de logis à une colonnade. La façade postérieure est prolongée par 2 pavillons bas à balustres dont les baies sont surmontées de guirlandes. Malgré des modifications, l'intérieur a conservé le grand escalier d'honneur et une suite de salons au rez de chaussée avec boiseries et trompe l'œil. Deux décors (un pompéien et un plus antique) évoquent le raffinement des intérieurs bordelais du XVIIIe siècle.

L'Amphithéâtre dit Palais Gallien doit son nom à l’empereur Gallien, qui régna de 254 à 268. Cet édifice est cependant sans doute antérieur. La ville gallo-romaine de Burdigala, capitale de la province d’Aquitaine a connu sa première période de postérité au milieu du 2ème siècle de notre ère. L’amphithéâtre, construit en bordure de la ville, pouvait accueillir sur ses gradins en bois 15 000 personnes. Il ne reste que quelques travées et arcades, enserrées dans le tissu urbain. Une partie du monument est visible depuis les rues du Docteur Albert-Barraud, Émile-Fourcand ou du Palais Gallien.

Elle faisait partie des remparts de la ville. Au Xe siècle, la place du Palais bordait la résidence des Ducs de Guyenne qu'était le Palais de l'Ombrière. Le futur roi de France, Louis VII y séjourna à l'occasion de son passage à Bordeaux pour son mariage avec Aliénor d'Aquitaine. Au XIIIe siècle, le palais fut remplacé par un autre. À partir de 1462, le Parlement de Bordeaux y siégea. Ravagé par plusieurs incendies (1597, 1704), il fut démoli en 1800, permettant ainsi l'ouverture de l'actuelle rue du Palais de l'Ombrière. Au fond de la place du Palais se dessine la Porte Cailhau. Son nom évoque les cailloux accumulés à ses pieds par la Garonne qui servaient à lester les navires. Elevée dans un style gothique Renaissance (mâchicoulis, toitures aigues : 35 mètres de haut, lucarnes, lanternes) au XVe siècle en souvenir de la victoire remportée en 1495 par Charles VIII à Fornoue elle faisait office d'arc de triomphe et de porte défensive (présence d'une niche à l'effigie du roi). Classée monument historique. Restaurée au XIXe siècle (1822), les bas reliefs abîmés sont au musée d'Aquitaine

C'est un des rares monuments civils (avec la porte Cailhau) que la ville conserve du Moyen Age. Elle vient d'être restaurée. C'est le beffroi de l'ancien hôtel de ville, elle figure d'ailleurs sur les armoiries de la ville. Elle a été édifiée au 15ème siècle sur les restes de l'ancienne Porte Saint Eloy du 13ème siècle (adossée à l'église Saint Eloi du XIIe siècle). Elle est composée de 2 tours circulaires de 40 mètres de haut reliées par un bâtiment central. À l'origine il y avait 6 tours crénelées. La cloche est coulée en 1775 par Turmel et elle pèse 7 800 kg. L'horloge est réalisée en 1759 sur les plans du mathématicien Larroque

Réalisée sous l'intendance de Boucher par l'architecte du roi, Gabriel entre 1730 et 1775. Inaugurée en 1749. Symbole de prospérité de la ville. Successivement appelée Place Royale, place de la Liberté, place impériale, puis a nouveau place Royale. Depuis 1848 c'est la place de la Bourse. L'Intendant Boucher veut ouvrir la ville sur le fleuve. Il souhaite moderniser Bordeaux et offrir un visage de la ville plus accueillant à l'étranger qui vient par la rive droite de la Garonne. On supprime une partie des murailles qui ceinturent Bordeaux et on construit une place Royale. Une statue équestre du Roi Louis XV est placée en son centre. À la Révolution la statue est remplacée par un "arbre de la Liberté". Elle prend le nom de "Place Impériale" à l'occasion de la venue de Napoléon 1er. En 1828, sous la Restauration, la ville élève une modeste fontaine, en forme de colonne de marbre rose surmontée d'un chapiteau blanc et d'un globe, à l'emplacement de la statue équestre disparue à la Révolution. Elle est remplacée par l'actuelle fontaine des "Trois grâces" en 1869 (l'impératrice Eugénie, la reine Victoria et Isabelle II d'Espagne) de Visconti (1865) Cette place est une des œuvres les plus représentatives de l'art architectural classique français du XVIIIe siècle. Au nord se tenait le Palais de la Bourse (actuels Chambre de Commerce et de l'Industrie de Bordeaux et bureau de la Poste) et au sud l'Hôtel des Fermes (Musée des Douanes). Ce dernier est réalisé par Gabriel et les sculptures représentent Minerve protégeant les arts et Mercure favorisant le commerce de la ville. Les frontons des autres bâtiments et les mascarons sont sculptés par Verbeckt, Vernet et Prome. Les frontons représentent: La grandeur des princes, Neptune ouvrant le commerce, La jonction Garonne/Dordogne, Le Temps découvrant la Vérité. Les mascarons sont des hommes barbus et des jeunes filles. Le cadran de l'horloge est d'Hustin, un faïencier bordelais et l'intérieur est composé de tableaux et de tapisseries des Gobelins.

Née sous le nom de Place du Marché Royal, elle est rebaptisée Place de la Liberté à la Révolution. Ordonnancée de style Louis XV. Les immeubles qui la bordent, datent de la première moitié du XVIIIe siècle. Les façades sont très richement décorées. Elles sont ordonnées en travées construites sur trois niveaux avec hiérarchie des baies, séparées horizontalement par un jeu de bandeaux ponctués de mascarons et d'agrafes. Elles sont surmontées de balustrades. La fontaine centrale date du Second Empire. Le sol refait en 1980 se compose de grandes dalles de calcaire doré.

(1er apôtre, 1er pape de la chrétienté, 10 avant jc-64 après jc) La place Saint Pierre n'existait pas du temps des gallo romains. C'était autrefois l'entrée du port intérieur de la ville, le port navigère. L'église Saint-Pierre que vous apercevez, est construite sur le mur nord du chenal de passage. Elle a été construite au XVe siècle et fut remaniée en grande partie au XIXe siècle mais le portail de style gothique flamboyant, la porte sud et le choeur sont d'origine.

Principale rue de Bordeaux, c'est la plus longue rue piétonne d'Europe. Jusqu'en 1772 près de la place de la Comédie se trouvait la Porte Médoc. Depuis la Galerie Bordelaise réalisée en 1833 par Durand on aperçoit la Porte Dijeaux dont le nom est en rapport avec le temple de Jupiter qui se dressait à cet emplacement à l'époque gallo romaine. Le nom vient de la déformation du gascon "De jous" qui était la langue parlée à Bordeaux jusqu'à la fin du XVe siècle en dépit de l'occupation anglaise. A l'autre bout de la rue Sainte Catherine se trouve la Porte d'Aquitaine (ancienne Porte Saint Julien) nommée depuis la seconde guerre mondiale: Porte de la Victoire. Elle est réalisée par l'architecte Portier en 1752 en pierre de st Macaire (pierre qui devient dure et rosée). Sur le fronton triangulaire sont sculptées les armes royales dans une coquille bivalve. Au centre de la rue Ste Catherine se trouve la place Saint Projet (évêque auvergnat mort en 674). La croix de carrefour fut restaurée en 1977; elle se trouvait au centre d'un cimetière depuis 1392. L'église se trouvait au sud de cette place il en reste la tour clocher. La fontaine a été réalisée vers 1715.

Il est crée en 1746 à l'initiative de l'Intendant Tourny (14 hectares environ). Rejoignant les idées des Humanistes, il veut fournir aux Bordelais un cadre agréable, propre à leur conserver une bonne santé. Les plans sont dessinés par Jacques Ange Gabriel. Le jardin est fermé par des grilles en fer forgé et de nombreuses statues sont présentes dans le jardin (Fernand Lafargue, Ulysse Gayon, Alexis Millardet, Carle Vernet : tous défenseurs de la vigne). La volonté de Tourny est de réunir la ville aux faubourgs St Seurin et des Chartrons. Au bout de la terrasse se trouve l'hôtel de Lisleferme de l'architecte Bonfin, il abrite l'actuel Museum d'histoire naturelle. A la révolution on y arrache les fleurs et les arbustes pour y mettre des pelouses, ne conservant que les grands arbres. Le jardin sert de cadre aux cérémonies officielles et aux bals champêtres. En 1856 on décide de le rénover, des passerelles (de Fischer et Escarpit) sont installées de la largeur des crinolines. Armand et Guibert créent un parc à l'anglaise. Buguet refait la terrasse et implante un bassin; les grilles du jardin sont refondues, celles d'origines subsistent entre la rue Ducau et la place Longchamp ainsi que sur la place du Champ de Mars. Des statues sont placées sur cette l'esplanade de Buguet: Diane (Gabies), Jeunesse et Chimère (Granet), Maxime Lalanne (un aquafortiste bordelais), Rosa Bonheur (peintre animalier). En 1970 sont reprise les grilles du cours de Verdun (7500 feuilles d'or furent nécessaires aux artisans Bernard, Blot et Lorette).

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À proximité de Bordeaux, un vignoble important produit de nombreux vins, dont certains parmi les plus prestigieux du monde, collectivement désignés sous le terme de vins de Bordeaux, ou simplement de bordeaux.


Le bordeaux est une couleur rouge violacé, qui tire son nom de la couleur du vin.

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