Bibliothèque de la Pléiade
La Bibliothèque de la Pléiade est une des collections majeures de l'édition française. Elle constitue une référence en matière de prestige, de qualité rédactionnelle. Sa reliure en cuir pleine peau luxueuse et confortable alliée à son format réduit et facile à manier en font non seulement une édition de livre de luxe, mais également de livre pratique, car solide et facile à faire voyager.
Aujourd'hui, la Pléiade publie non seulement les oeuvres majeures de la littérature française mais également de la littérature mondiale. Dernièrement les Oeuvres Complètes de Stevenson ont été publiées, par exemple.
Les prix vont de l'abordable au franchement cher (entre 45 € et 80 €).
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Histoire
1931, un jeune éditeur indépendant, Jacques Schiffrin des éditions La Pléiade/J. Schiffrin & Cie, crée une collection innovante : La Bibliothèque de la Pléiade. Il souhaite offrir au public des œuvres complètes d'auteurs classiques en format poche. André Gide et Jean Schlumberger, créateurs de la NRF (la Nouvelle Revue Française), s'intéressent au travail de ce nouvel éditeur et intègrent cette collection aux éditions Gallimard en 1934.
Rapidement, la Bibliothèque de la Pléiade développe l'appareil critique qui entoure le texte et offre une approche scientifique qui en fait une collection de référence. La parution, en 1953, des Œuvres d'Antoine de Saint-Exupéry fait entrer la Pléiade dans la cour des éditions à succès.
Au cours des années soixante, la collection s'étend à la littérature étrangère et explore des corpus nouveaux : textes sacrés, classiques asiatiques, textes philosophiques, etc.
C'est aujourd'hui une collection à caractère encyclopédique, véritable référence dans le monde universitaire. Carctérisée par la richesse de son contenu et la rigueur de sa forme, la Bibliothèque de la Pléiade peut être parfois considérée comme la « Rolls-Royce de l'édition ».
Les directeurs littéraires
- Jean Ducourneau (1959-1966)
- Pierre Buge (1966-1987)
- Jacques Cotin (1988-1996)
- Hugues Pradier (1997-
La Pléiade en chiffres
Le palmarès des titres les plus vendus
- Antoine de Saint-Exupéry. Œuvres, (1953) : 340 000 ex.
- Marcel Proust. À la recherche du temps perdu, tome I, (1954) : 250 000 ex.
- Albert Camus. Théâtre – Récits et Nouvelles, (1962) : 218 000 ex.
- Marcel Proust. À la recherche du temps perdu, tome II, (1954) : 208 000 ex.
- Paul Verlaine. Œuvres poétiques complètes, (1938) : 207 000 ex.
Les domaines d'exploration
- 20 domaines linguistiques explorés (dont 22 auteurs anglais et 14 auteurs russes)
- Une prédominance d'auteurs du XXe siècle (62 auteurs du XXe siècle pour 58 du XIXe et 17 pour l'Antiquité et le XVIe siècle)
- Plus de 30 anthologies dont certaines bilingues
- Plus de 450 titres disponibles
- En moyenne : 11 nouveaux titres par an
- 16 volumes pour l'ensemble de l'œuvre de Voltaire, médaille d'or en nombre de tomes. Il est suivi de Balzac (14 volumes), Saint-Simon et Dickens (9 volumes chacun)
Esthétique de la collection
Depuis sa création, la collection obéit à une charte de fabrication rigoureuse et extêmement précise. Les dimensions de l'ouvrage sont de 10,5 x 17 cm. Les livres sont imprimés sur papier bible (36 g), cousus-collés, reliés sous couverture pleine peau souple et dorés à l'or fin (23 carats). Si plusieurs imprimeurs se partagent les parutions (Normandie Roto et Aubin), traditionnellement, la reliure est effectuée par un unique prestataire : Babouot.
La charte intérieure
Les livres de La Pléiade sont imprimés en caractère Garamond, une référence classique en matière de typographie. La finesse du papier impose un parfait calibrage de la mise en page et de l'impression : le moindre décalage de lignes entre un recto et un verso, mais aussi entre deux pages proches apparaît par transparence et pourrait géner la lecture.
Par ailleurs, l'utilisation du nombre d'or dans le calcul des blancs (dans les pages de titre, avant et après les titres et intertitres) permet de définir un parfait équilibre dans les pages de chaque ouvrage.
Les couleurs de référence
L'habitude éditoriale symbolise des genres littéraires par des couleurs de référence (écarlate pour des romans d'amour, ivoire pour des romans classiques, bleu pour des romans d'aventure ou de voyage, jaune et noir pour des romans policiers...).
Pour la première fois, un nouveau code coloriel est instauré. Dans la Pléiade, chaque époque est symbolisée par une couleur de référence qui coordonne les choix de cuir de couverture et d'encre pour la tranche.
- Havane pour la littérature du XXe siècle
- Vert émeraude pour la littérature du XIXe siècle
- Bleu pour la littérature du XVIIIe siècle
- Rouge vénitien pour la littérature du XVIIe siècle
- Corinthe pour la littérature du XVIe siècle
- Violet pour la littérature du Moyen-Âge
- Vert pour la littérature antique
Et aussi :
- Gris pour les textes sacrés
- Rouge de Chine pour les anthologies
