Biais cognitif
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Définition, mécanisme
Le biais cognitif est une erreur de décision et de comportement ayant pour cause une insuffisance relevant des mécanismes cognitifs.
Exemples
- le défaut d'attention, de mémorisation,
- le défaut d'analyse ou de raisonnement (sophisme)
- l'utilisation d'une heuristique (règles empiriques d'analyse et de prise de décision) trop générale (ou trop particulière), trop simpliste ou trop routinière.
- la surabondance d'informations à traiter par rapport aux capacités d'analyse surcharge cognitive
- voire le refus des réalités, pour ne pas remettre en cause des croyances ou pratiques solidement ancrées (dissonance cognitive)
Autres biais, et aspects liés aux comportements sociaux
À noter, au-delà du cognitif, l'interférence inconsciente de facteurs émotionnels (biais émotionnel) ou instinctifs. Pour prendre une image, toute prise de décision met en jeu la tête, le cœur et/ou les tripes, autant en être conscient et surveiller ces trois organes).
Ces facteurs peuvent de plus s'exacerber du fait de la psychologie sociale (phénomènes de groupe et de foule). Le biais cognitif est selon les cas exclusivement dû à l'individu, ou lié à la pression sociale sur lui. Certaines techniques de persuasion, propagande et manipulation mentale peuvent exploiter ce travers.
Économie et finance, domaines phares de recherche des biais cognitifs
Les divers types de biais cognitifs (ancrage, représentativité, cadrage...) ont particulièrement été mis en lumière par la Finance comportementale comme étant source de divers anomalies affectant les comportements économiques et l'efficience des marchés.
C'est du fait de ces travaux que le psychologue Daniel Kahneman a obtenu le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel en 2002
