Henri Bergson
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Médaille prix Nobel
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1.1 Jeunesse et formation |
Biographie
Ce philosophe français a publié quatre principaux ouvrages : d’abord en 1889, l’ Essai sur les données immédiates de la conscience, ensuite Matière et Mémoire en 1896, puis L’évolution créatrice en 1907, et enfin Les deux sources de la morale et de la religion en 1932.
Henri Bergson donne l'impression d'avoir vécu la vie calme et sans surprises d’un professeur de philosophie. Or, s'il a toujours été d'une grande probité, cela n'empêche pas qu'il a joué un rôle important du point de vue de la politique internationale. Sa participation à la création de la Commission Internationale de la Coopération Intellectuelle (ancêtre de l'[Unesco]), en 1921, peut illustrer l'importance que le philosophe accordait à l'éducation pour favoriser la paix internationale.
Jeunesse et formation
Il est né à Paris rue Lamartine, non loin de l’Opéra. Il descendait par son père d’une famille juive polonaise, et par sa mère d’une famille anglaise. Sa famille vécut à Londres quelques années après sa naissance, et il se familiarisa très tôt avec l’anglais avec sa mère. Avant ses neufs ans, ses parents traversèrent la Manche et s’établirent en France : Henri fut alors naturalisé citoyen Français.
Il fit sa scolarité à Paris au lycée Fontaine, aujourd’hui nommé Lycée Condorcet. Pendant ses études, il gagna un prix pour ses travaux scientifiques et un autre à dix-huit ans en 1877 pour la solution d’un problème mathématique. Cette solution fut éditée l’année suivante dans les Annales de Mathématiques et constitue sa première publication. Après quelques hésitation à propos de sa carrière, balançant entre les sciences et les humanités, il opta finalement pour ces dernières, et entra à l’École Normale Supérieure l’année de ses dix-neuf ans. Il y obtint une Licence en lettres, puis l’agrégation de philosophie en 1881.
Le professeur
Cette même année il fut nommé professeur dans un lycée d’Angers. Deux ans plus tard il fut muté au lycée Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Il publia en 1884 des morceaux choisis de Lucrèce, accompagnés d’une étude critique du texte et de la philosophie du poète, ouvrage plusieurs fois réédité. En parallèle à son enseignement, Berson trouva le temps de mener des travaux personnels. Il rédigea l’ Essai sur les données immédiates de la conscience qu’il soumit en même temps qu’une courte thèse en latin sur Aristote pour son diplôme de Docteur-ès-Lettres qu’il obtint en 1889. Son travail fut publié la même année par Felix Alcan, éditeur parisien, dans la série La Bibliothèque de philosophie contemporaine.
Il est intéressant de noter que Berson dédicaça son livre à Jules Lachelier, alors ministre de l’instruction publique, qui était un fervent défenseur de Felix Ravaisson, et l’auteur d’un ouvrage philosophique Du fondement de l’induction (1871). (Note : Lachelier était né en 1832, Ravaisson en 1813 et ils furent tous deux professeurs à l’École Normale Supérieure)
Bergson s’installa ensuite de nouveau à Paris, et, après avoir enseigné quelques mois au Collège Rollin, il fut nommé au lycée Henri IV, où il resta huit ans. En 1892, il épouse Louise Neuburger. Ils auront une fille, Jeanne. En 1896 il publia son second ouvrage majeur, Matière et mémoire. Ce livre relativement difficile, mais très riche, explore les fonctions du cerveau, entreprend une analyse de la perception et de la mémoire, et propose des considérations sur les problèmes de la relation entre l’esprit et le corps. Bergson a consacré des années de recherches pour la préparation de chacun de ses ouvrages principaux. C’est particulièrement évident pour Matière et Mémoire, où il montre une connaissance pointue des recherches médicales qui ont été menées pendant cette période.
En 1898, Bergson devint maître de conférence à l’École normale supérieure, et obtint ensuite le titre de professeur. En 1900, il fut nommé professeur au Collège de France, où il accepta la chaire de Philosophie Grecque, en remplacement de Charles L’Eveque.
Le philosophe
Au premier congrès international de philosophie, qui se tint à Paris les cinq premiers jours d’août 1900, Bergson fit une courte mais importante conférence : Sur les origines psychologiques de notre croyance à la loi de causalité. En 1901 Felix Alcan publia Le rire, une des productions « mineures » de Bergson les plus importantes. Cet essai sur le sens du « comique » était basé sur un cours qu’il avait donné dans sa jeunesse en Auvergne. Son étude est essentielle pour comprendre la vision de Bergson sur la vie, et ses passages traitant de la place de l’art dans la vie sont remarquables. En 1901 Bergson fut élu à l’Académie des Sciences morales et politiques. En 1903 il collabora à la Revue de métaphysique et de morale en publiant un essai nommé Introduction à la métaphysique, qui peut être lu comme une préface à l’étude de ses livres principaux.
En 1904, à la mort de Gabriel Tarde, l’éminent sociologue, Bergson lui succéda à la chaire de Philosophie Moderne. Entre le 4 et le 8 septembre 1904, il était à Genève pour participer au Second congrès international de philosophie où il tint une conférence sur Le paralogisme psycho-physiologique ou, pour citer son nouveau titre, Le cerveau et la pensée : une illusion philosophique. Une maladie l’empêcha de se rendre en Allemagne pour assister au troisième congrès qui eut lieu à Heidelberg.
Sa troisième œuvre majeure, L’évolution créatrice parue en 1907, est sans conteste son livre le plus connu et le plus étudié. Il constitue l’une des contributions les plus profondes et les plus originales à l’étude philosophique de la théorie de l’évolution. « Un livre comme l’Evolution créatrice » remarque Imbart de la Tour, « n’est pas seulement une œuvre, mais une date, celle d’une direction nouvelle imprimée à la pensée ». En 1918, Alcan son éditeur avait effectué trente et une rééditions, avec en moyenne deux éditions par an pendant dix ans. Après la parution de ce livre, la popularité de Bergson augmenta considérablement, non seulement dans les cercles académiques, mais aussi dans le grand public.
Bergson se rendit à Londres en 1908 et rendit visite à William James, philosophe américain de Harvard plus vieux que Bergson de dix-sept ans, et qui fut l’un des premiers à attirer l’attention du public anglo-américain sur les travaux du professeur français. Ce fut une entrevue intéressante et nous retrouvons les impressions de James dans une de ses lettres du 4 octobre 1908 : « C’est un homme si modeste, mais quel génie intellectuellement ! J’ai la conviction la plus ferme que la théorie qu’il a développée finira par s’imposer, et que l’époque que nous vivons sera une sorte de virage dans l’histoire de la philosophie. » Peu avant sa mort, James assista le Dr. Arthur Mitchell dans sa traduction de l’ Evolution créatrice, publiée en 1911. La même année parut en France la traduction d’un livre de James Le pragmatisme, dont la préface Vérité et Réalité est de la main de Bergson. Il y exprime sa sympathie pour l'originalité du travail de James et sa « grandeur d'âme », mais apporte d’importantes réserves.
En avril (du 5 au 11) 1911, Bergson se rendit au Cinquième congrès de philosophie à Bologne en Italie, où il fit une contribution remarquée : L’intuition philosophique. Il fut invité plusieurs fois en Angleterre, en autre à l’université d’Oxford, où il donna deux conférences publiées par Clarendon Press sous le nom La perception du Changement. Dans ce texte particulièrement on appréciera le don de Bergson pour exposer ses idées de façon claire et brève, et ces deux leçons peuvent servir d’excellente introduction à ses ouvrages plus importants. Oxford honora son visiteur en lui donnant le titre de Doctor of Science. Deux jours plus tard il fit une conférence à l’université de Birmingham avec pour sujet Vie et conscience. Elle fut publiée dans The Hibbert Journal (Oct.1911) et constitue le premier essai du livre l’Energie spirituelle. En octobre il retourna en Angleterre où il reçut un accueil triomphal, et donna à l’ University College London quatre cours sur La Nature de l’âme. En 1913, il visita les Etats Unis, sur une invitation de la Columbia University de New York et donna des conférences dans plusieurs villes américaines, où il était reçu par un très large public. En février, à la Columbia University, il tint des cours en français et en anglais sur les sujets Spiritualité et liberté et la méthode philosophique. De retour en Angleterre en mai de la même année, il accepta la présidence de la British society for Psychical Research et donna dans le cadre de la société une conférence étonnante : Fantômes des vivants et recherche psychique.
Durant ce temps, sa popularité augmenta, et des traductions de son travail commencèrent dans de nombreuses langues : anglais, allemand, italien, danois, suédois, hongrois, polonais et russe. En 1914 il fut reçu à l’Académie française. Il fut aussi nommé président de l’Académie des sciences morales et politiques, devint officier de la légion d'Honneur et officier de l’instruction publique.
Des mouvements religieux libéraux qualifiés de modernistes ou néo-catholiques tentèrent de s’approprier les thèses de Bergson. L’Église catholique réagit en mettant les trois ouvrages principaux de Bergson à l’Index (décret du 1er juin 1914).
La Grande Guerre
En 1914, des universités écossaises organisèrent la tenue par Bergson de la série de cours Gifford Lectures. Une première moitié fut prévue au printemps et la seconde à l’automne. La première partie, constituée de onze cours eut lieu à Edinburgh University sous le titre The Problem of Personality. La seconde fut annulée à cause de la guerre. Bergson ne resta pas silencieux pendant le conflit. Dès le 4 novembre 1914, il écrivit un article intitulé La force qui s’use et celle qui ne s’use pas dans poilus, Le Bulletin des Armées de la république Française. Une allocution à l’académie des sciences morales et politiques en décembre 1914 traita de la signifiance de la guerre. Bergson participa également au tirage du Daily Telegraph en honneur au roi des Belges, King Albert’s book (Noël 1914). En 1915 il céda le siège de président de l’académie des sciences morales et politiques à Alexandre Ribot et fit un discours sur l’évolution de l’impérialisme allemand. Entre-temps il trouva le temps de rédiger pour le ministère de l’instruction publique un petit résumé de la philosophie française. Bergson fit un grand nombre de voyages et de conférences aux Etats-Unis pendant la guerre. Il était présent quand la mission française dirigée par M. Viviani se rendit sur place suite à l’entrée en guerre des Etats-Unis. Le livre de M. Viviani La Mission française en Amérique (1917) contient une préface de Bergson.
Le 24 janvier 1918 il fut officiellement reçu à l’Académie française en tant que successeur d’Émile Ollivier, l’auteur de l’ouvrage historique L’empire libéral. Une session fut tenue en janvier en son honneur où il fit selon l’usage l'éloge d’Ollivier.
Comme de nombreux articles qu’il avait publiés n’étaient plus disponibles, il accepta la proposition de ses amis de les réunir et de les publier en deux volumes. Ils portent le titre L’énergie spirituelle : Essais et conférences. Ils contiennent entre autre Vie et conscience, l’âme et le corps, le paralogisme psycho-physiologique et des articles sur la fausse reconnaissance, les rêves, et l’effort intellectuel. Cet ouvrage est fort utile pour présenter le concept de force mentale de Bergson.
Ses dernières années
En juin 1920, l’université de Cambridge l’honora du diplôme de Doctor of Letters. Pour lui permettre de se consacrer à ses travaux sur l’éthique, la religion et la sociologie, Bergson fut dispensé d’assurer les cours liés à la chaire de philosophie moderne au Collège de France. Il conserva la chaire, mais les cours furent tenus par Edouard Le Roy. En 1925, apparut un rhumatisme déformant qui le fit souffrir jusqu'à la fin de ses jours. Vivant avec sa femme et sa fille dans une maison modeste dans une rue calme près de la porte d’Auteuil à Paris, Henri Bergson reçut le Prix Nobel de littérature en 1927. À demi paralysé, il ne put se rendre à Stockholm pour recevoir son prix.
En 1932, il achèva son nouvel ouvrage Les deux sources de la morale et de la religion, qui étend ses théories philosophiques à la morale, la religion et l’art. Il fut accueilli avec respect par le public et la communauté philosophique, mais tous à cette époque réalisaient que la grande période de Bergson était finie. Il put affirmer une dernière fois ses convictions à la fin de sa vie, en renonçant à tous ses titres et honneurs, plutôt que d’accepter l’exemption des lois antisémites imposées par le gouvernement de Vichy. Bien que désirant se convertir au catholicisme, il y renonça par solidarité avec les autres juifs.
Il s'exprime ainsi en 1937 : «Mes réflexions m'ont amené de plus en plus près du catholicisme où je vois l'achèvement complet du judaïsme. Je me serais converti si je n'avais vu se préparer depuis des années [...] la formidable vague d'antisémitisme qui va déferler sur le monde. J'ai voulu rester parmi ceux qui seront demain des persécutés. Mais j'espère qu'un prêtre catholique voudra bien, si le Cardinal archevêque l'y autorise, venir dire des prières à mes obsèques.[...]»1
Il meurt le 4 janvier 1941 à 81 ans. Suite à sa demande, un prêtre catholique officia à son enterrement. Henri Bergson repose au cimetière de Garches, dans les Hauts-de-Seine.
Sources
Traduction de l'article anglais le 23/02/2005
- 1. extrait du « testament » écrit le 8 février 1937, cité par Floris Delattre dans son article Les dernières années de Bergson, Revue philosophique de la France et de l'étranger, n° 3 à 8, mai-août 1941, page 136.
Éléments réflexifs autour de sa philosophie
Sa pensée est influencée par Spencer, William James, Lachelier, Ravaisson, et par la mystique, notamment Plotin. Les concepts clefs de sa philosophie sont la durée, l'intuition, l'élan vital et les rapports entre l'âme et le corps.
La durée
Bergson oppose durée de la conscience et temps scientifique. L'un de ses thèmes de prédilection est le temps, sur lequel il s'est opposé à Heidegger et à Einstein.
L'intuition
Bergson oppose l'intelligence à l'intuition. L'intelligence est réglée sur la matière, c'est à dire qu'elle a une fonction pratique. L'intelligence est une force de calcul qui permet de prévoir, de se mettre à l'abri du danger, d'élaborer des instruments pour notre confort et notre survie. C'est dans la technique que l'intelligence réalise son essence. L'intuition, quand à elle, est réglée sur la vie. autrement dit, l'intuition transcende les cadres clos que l'intelligence fabrique pour s'approprier le monde, afin d'aller chercher à l'intérieur de la vie une source de connaissance. Bergson se distingue ici nettement des kantiens et des néo-kantiens de son époque, pour qui il n'y a pas d'intuition intellectuelle, mais seulement des intuitions (et donc des connaissances) sensibles. Il ré-ouvre ainsi la voie à une métaphysique nouvelle, en affirmant que le réel, dans son origine, est connaissable.
L'élan vital
C'est une pulsion vitale, créatrice, d'où surgissent des réalités vivantes toujours plus élaborées. Cette théorie, qui n'est pas sans rapport avec la volonté de Schopenhauer, la volonté de puissance de Nietzsche, ou les pulsions de Freud, a été violemment contestée par un prix Nobel de médecine : Jacques Monod.
Une de ses idées : « la conscience est coextensive à la vie »
Rapports entre l'âme et le corps
L'âme et le corps
Bergson est un chirurgien de la philosophie. Il travaille avec précision. Son activité est le fruit d'une réflexion d'analyse critique face aux faits et à l'expérience. Il a commencé à combattre les sophismes les plus efficaces : ceux qui se parent d'un habit scientifique. Seul un raisonnement aussi fin et pragmatique que le sien pouvait mener à une théorie poussée sur la distinction claire entre le cerveau et l'esprit, le corps et l'âme.
Relation âme et corps
Bergson ne propose pas une solution totale pour expliquer clairement ce vécu, bien qu'il en propose une voie pour qui veut s'en occuper.*
Pour l'auteur notre corps n'est pas seulement mouvementé mais aussi mouvementant. Il serait semble-t-il doté d'un potentiel. Notre esprit permet de déterminer les événements qui sont arrivés à notre corps en les distinguant dans le temps. L'esprit permettrait de sortir des seuls mouvements automatisés vers des mouvements imprévisibles et libres.
Cette vision a été sévèrement critiquée par Bertrand Russell : M. Bergson nous dit dans un ouvrage que le vivant ne peut se ramener au mécanique. Dans un autre ouvrage, il nous décrit le rire comme causé par « du mécanique plaqué sur le vivant », ce que le premier nous présentait comme impossible. En d'autres termes, vous prêtez à rire chaque fois que vous faites quelque chose qui contredit les théories de M. Bergson. Comme on le voit, Russell, grand logicien, manie bien les sophismes.
Ce que Bergson considère comme illusions
Bergson n'aura de cesse de combattre le Parallélisme.
- Il y a solidarité entre le corps et l'âme, mais rien de plus. « Un vêtement est solidaire du clou auquel il est accroché ; il tombe si l'on arrache le clou ; il oscille si le clou remue ; il se troue, il se déchire si la tête du clou est trop pointue ; il ne s'ensuit pas que chaque détail du clou corresponde à un détail du vêtement, ni que le clou soit l'équivalent du vêtement ; encore moins s'ensuit-il que le clou et le vêtement soient la même chose. »** Cet argument est censé combattre ceux qui prétendent que le corps et l'âme sont liés en présence de certaines substances chimiques appliquées au Corps : ils effectuent selon lui une confusion d'abstractions (voir Sémantique générale), car, selon lui, le cerveau est l'outil qui permet à l'esprit de connaître le monde physique et donc d'agir avec lui. Les substances chimiques affectent donc l'outil mais nullement l'Esprit. Ce serait comme un navigateur qui essaye de diriger son bateau de nuit sous un ciel couvert de nuage avec des outils qui lui permettent habituellement d'observer les étoiles.
- La localisation : Théorie selon laquelle certaines fonctions dont la mémoire, les souvenirs (que Bergson attribue à l'Esprit) sont en fait des attributs du corps, car on les a localisés en des zones du cerveau. La finalité de cette théorie implique un décryptage possible du contenu physique d'un cerveau en un langage compréhensible, c'est-à-dire la probable lecture des pensées, des sentiments, etc. C'est la théorie actuelle d'un Jean-Pierre Changeux, confirmée par des analyses effectuées au moyen de la caméra à positons.
Bergson s'y oppose. Pour lui, c'est une conclusion trop rapide ; il y a effectivement localisation de zone de traitement de certaines informations, mais en aucun cas elle serait compréhensible par le discours : ce serait comme observer un théâtre de mimes et dire que l'on y comprend tout. Cette approche est voisine de ce qui est dit actuellement d'un réseau de neurones et, à vrai dire, ne contredit en rien la position de Changeux : il n'y a nulle incompatibilité entre elles.
Doutes émis sur la cohérence de l'oeuvre
À propos d'un exemple que l'on retrouve d'abord dans Matière et mémoire : Si l'on se fie à l'image du vêtement accroché au clou, il semble y avoir une incohérence : L'Esprit est défini comme Immatériel, dans le Temps et non pas dans l'Espace. Le Corps est défini comme Matériel, dans l'Espace et non dans le Temps... Or l'image du clou et du vêtement, fonctionne uniquement pour deux objets Matériels dans l'Espace. Au mieux, cette image explique la relation entre le cœur et le cerveau ou entre des organes distincts dont un serait visible à l'œil nu et l'autre uniquement au microscope, mais en aucun cas cette image correspond au problème qu'elle est censée représenter.
- l'Energie Spirituelle, soit dans son édition électronique [ESEE] page 25 milieu, soit dans l'édition papier [ESEP] Puf Quadrige page 37 milieu.
- [ESEE] en haut de la page 25 [ESEP] bas de page 36.
Bibliographie
- Essais sur les données immédiates de la conscience (1889)
- Matière et Mémoire (1896)
- Le Rire (1899)
- L'Évolution créatrice (1907)
- La philosophie française La Revue de Paris, livraison du 15 mai 1915, pp. 236-256
- L'Énergie spirituelle (1919)
- Les Deux sources de la morale et de la religion (1932)
Liens externes
- Œuvres disponibles
- Lien audio: le rire et l'oubli de soi, dans les vendredis de la philosophie, émission du 31 Juillet 2004, rediffusion de celle du 7.11.03.
- Une biographie ainsi qu'une bibliographie sur le site Biblioweb
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