Benoît XVI

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Benoît XVI

Joseph Alois Ratzinger est né le 16 avril 1927 à Marktl am Inn, en Allemagne. Il a été élu 265e pape de l'Église catholique le 19 avril 2005, et a pris le nom de Benoît XVI (en latin Benedictus XVI, en italien Benedetto XVI).

Sommaire

Jeunesse

Né le 16 avril 1927 à Marktl am Inn – village de Haute-Bavière, non loin de la frontière autrichienne –, Joseph Ratzinger a eu une enfance marquée par les fréquentes interventions de son père policier. Il a une sœur, également prénommée Maria, qui s'est occupé de son ménage jusqu'à sa mort en 1991, et un frère aîné, Georg, qui est également prêtre. Il entre au séminaire de Traunstein en 1939.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est enrôlé dans les Jeunesses hitlériennes ce qui est obligatoire depuis 1938. À l'âge de 16 ans, il est versé, avec toute sa classe de séminaristes dans la DCA allemande puis, l'armée allemande manquant d'hommes, l'ensemble de sa classe est affecté à la défense d'une usine BMW dans les environs de Munich, jusqu'en septembre 1944. Dans ses mémoires, le futur pape déclarera n'avoir jamais tiré un seul coup de feu. Il déserte quelques jours avant la reddition allemande. Il est ensuite interné dans un camp de prisonniers de guerre jusqu'en juin 1945.

Le 19 juin 1945, il est libéré et retourne au séminaire. Il poursuit des études de philosophie et théologie à l'Université de Munich et l'École supérieure de Freising. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1951, avec son frère. Sa première thèse de doctorat porte sur « Le peuple et la maison de Dieu dans la doctrine ecclésiale de saint Augustin » qui fut complété en 1957 par la soutenance de la thèse intitulée : « La théologie de l'histoire chez saint Bonaventure ».

Le théologien

En 1959, après une année de travail paroissial, durant laquelle il sillonne Munich à bicyclette, il est nommé professeur en dogmatique et théologie fondamentale près l'École supérieure de Freising, puis professeur de théologie à l'Université de Bonn de 1963 à 1966, devenant un des plus jeunes et des plus populaires théologiens d'Allemagne.

Il participe au concile Vatican II (quatre sessions de 1962 à 1965) en tant que consulteur théologique auprès du cardinal-archevêque de Cologne Joseph Frings, qu'il aide à préparer ses interventions. Lors de ce concile, Ratzinger passe pour quelqu'un de novateur et de précis, ce qui l'amène à être remarqué par le pape Paul VI. L'un de ses travaux concerne la nécessité d'entreprendre une réforme du Saint-Office qui deviendra la Congrégation pour la doctrine de la foi.

De 1966 à 1969, il enseigne la théologie à la faculté de théologie de l'Université de Tübingen, alors dirigée par Hans Küng.

En 1968, il a fait partie des mille trois cent soixante théologiens signataires d'une pétition demandant une réforme du Saint Office de façon à donner plus de droits aux théologiens suspectés d'erreur doctrinale (sources : 1 2).

Fervent défenseur des réformes, il est cependant inquiet de l'esprit de contestation qui gagne aussi les facultés de théologie, et en particulier, de l'intérêt que plusieurs théologiens allemands portent au marxisme, et se déclare partisan d'une interprétation plus authentique de Vatican II.

En 1969, il devint titulaire de la chaire de dogmatique et d'histoire des dogmes près l'Université de Ratisbonne et vice-président de celle-ci.

Archevêque et cardinal

C'est par un courrier donné en main propre par le nonce apostolique, alors qu'il se trouve à Ratisbonne, qu'il apprend, le 24 mars 1977 que le pape Paul VI le nomme archevêque de Munich et Freising. C'est le premier prêtre diocésain à occuper ce siège majeur depuis 80 ans. Le 28 mai 1977, il est consacré archevêque de Munich et Freising, et le 27 juin de la même année, il est promu à la pourpre cardinalice.

Lors de l'assemblée synodale sur la catéchèse de 1977, il fait enfin la connaissance de Karol Wojtyła avec lequel il échangeait depuis plusieurs années une correspondance, des idées et des livres. Il s'entend bien avec lui, et apprécie chez lui, sa franchise, sa simplicité, sa cordialité, son ouverture d'esprit, sa culture philosophique et théologique.

En 1980, il fut Rapporteur du Ve Synode des Evêques, sur le thème : « Les missions de la famille chrétienne dans le monde d'aujourd'hui ».

Préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi

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Benoît XVI lors de la messe inaugurale de son pontificat

Quatre ans et demi après leur première rencontre, le 25 novembre 1981, Jean-Paul II le nomme préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, l'un des dicastères de la Curie romaine, anciennement nommé le Saint-Office — l'ancienne inquisition — et au début de l'année 1982, il se retire définitivement de son diocèse de Munich. La mission confiée à ce théologien, sûr et cultivé est de préserver l'orthodoxie de la doctrine catholique, de la préciser au milieu des développements divers du monde moderne, y compris la philosophie, les sciences humaines, la biologie et la politique, et surtout de tenter de discerner la vérité parmi toutes les idées « à la mode » qui se succèdent.

Le poste dont il a eu la charge, est un des postes capitaux de la curie, mais est aussi par définition, un des plus impopulaires, car son titulaire passe pour un défenseur des conservateurs, un chien de garde, un héritier de la Sainte Inquisition, un ennemi de la créativité et de l'ouverture, alors qu'il était, jusqu'à cette nomination, considéré comme un théologien aux idées novatrices.

Durant 23 ans, avec le pape, ils vont se voir au moins deux fois par semaine, au déjeuner du mardi, entourés d'autres théologiens, pour des discussions sur des questions générales : bioéthique, œcuménisme, théologie de la libération, etc. et tous les vendredis soirs, ils travaillaient ensemble, en tête à tête.

En janvier 1983, lors d'un voyage à Lyon et à Paris, il déclare que « ce fut une première et grave faute de supprimer le catéchisme », dénonce « la grande misère de la catéchèse nouvelle », qui oublie « de distinguer le texte de son commentaire » et ajoute qu'« il faut oser présenter le catéchisme comme un catéchisme » — phrase qui semble alors s'appliquer directement au catéchisme français Pierres vivantes. Les évêques expliquent que le cardinal n'entend nullement « s'ingérer dans les affaires françaises mais traiter globalement de la situation de la catéchèse ».

En 1983, il fut le Président du VIe Synode sur le thème : « Réconciliation et pénitence dans la mission de l'Eglise ».

Son ouvrage, Entretien sur la foi (1985) expose sa vision ferme et lucide du catholicisme après Vatican II et notamment de ce qu'il considère comme les dérives politiques de certains courants, notamment la théologie de la libération, qui justifient les mouvements révolutionnaires par des arguments religieux, ce qu'il réprouve sans appel. Il défend aussi les positions de l'Église sur la contraception artificielle, sur le célibat des prêtres et sur le non-accès des femmes au sacerdoce. Il a aussi développé l'idée qu'aucun œcuménisme ne saurait se construire sur la base du plus petit dénominateur commun.

En octobre 1986, le pape décide de constituer une commission de cardinaux et d'évêques pour préparer un projet de catéchisme universel romain et en confie la présidence au cardinal Ratzinger.

Le 13 janvier 1992, l'Institut de France, l'élit comme membre associé étranger à l'Académie des sciences morales et politiques au fauteuil du défunt Andreï Sakharov. Parmi les autres membres étrangers, se trouvent, le Tchèque Václav Havel et le roi d'Espagne Juan Carlos.

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Le cardinal Joseph Ratzinger visitant la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre

En 1993, il est nommé cardinal-évêque, titulaire, le 5 avril, de l'église suburbicaire de Velletri-Segni, dans la banlieue de Rome.

En 1998, il est nommé commandeur de la Légion d'honneur française et reçoit les insignes de l'Ordre le 11 mai de la même année à la villa Bonaparte par Jean-Louis Lucet, ambassadeur de France près le Saint-Siège.

Le 10 novembre 1999 il a reçu le doctorat « honoris causa en Jurisprudence » de la LUMSA.

Le 27 novembre 1999, le cardinal Ratzinger participe au colloque 2000 ans après quoi ?1 organisé par la Sorbonne à l'occasion des festivités du passage au XXIe siècle. Les larges extraits de son discours Vérité du Christianisme (texte) reproduits dans le journal La Croix suscitent une vive réaction dans les colonnes du même journal de la part du cardinal archevêque de Bordeaux Pierre Eyt, président de la Commission doctrinale de la Conférence des évêques de France, qui lui reproche de ne pas assez tenir compte des problèmes structurels de l'Église.

Le 26 juin 2000, il signe un document donnant l'interprétation officielle du message de Fatima [1].

Le 6 août 2000, il publie la déclaration Dominus Iesus dans laquelle il affirme la supériorité du catholicisme sur le protestantisme, semblant prendre ainsi le contre-pied des efforts d'œcuménisme mis en acte avec la Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification co-signée l'année précédente par le conseil (du Saint-Siège) pour l'unité des chrétiens et la Fédération luthérienne mondiale. Cinquante-trois théologiens et théologiennes catholiques belges protestent contre cette déclaration.

Le 13 novembre 2000, il est nommé académicien honoraire de l'Académie pontificale des Sciences.

Le 24 janvier 2001 la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, décide de rédiger une notification, qu'il signe, « dans le but de sauvegarder la doctrine de la foi catholique d’erreurs, d’ambiguïtés ou d’interprétations dangereuses » qu'elle a relevées dans le livre Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux (Cerf 1997 ISBN 2-204-05759-2) du théologien jésuite belge Jacques Dupuis [2].

En 2002, à l'occasion de son 75e anniversaire, il propose, suivant la coutume, sa démission au pape, mais Jean-Paul II ne désire pas se séparer de ce précieux collaborateur, et le 6 novembre, il est élu doyen du Sacré Collège des Cardinaux, élection approuvée par le pape le 30 novembre, et titulaire de l'église d'Ostie, disposant déjà de celui de Sainte Marie-Consolatrice al Tiburtino.

Lors d'une interview donnée à l'agence Zenit le 3 mai 2003 [3], il réaffirme l'opposition du Vatican à la guerre d'Irak menée par les États-Unis, impossible d'après lui à justifier selon la doctrine de la guerre juste.

En janvier 2004, à l'occasion d'un débat avec le philosophe Jürgen Habermas à l'Académie catholique de Bavière, il reconnaît, à l'heure de la mondialisation, la « non-universalité de fait des deux grandes cultures de l'Occident, celle de la foi chrétienne et celle de la rationalité séculière. » 2

Le 8 avril 2005, étant le doyen du Collège des cardinaux, il a la responsabilité de diriger l'office religieux des funérailles du pape Jean-Paul II.

Après être passé pour un théologien progressiste durant sa participation au concile, le cardinal Ratzinger est maintenant réputé pour ses vues conservatrices sur des sujets comme la régulation des naissances ou l'œcuménisme.

Il est parfois surnommé par ses pairs et les médias « le Panzerkardinal », allusion à son intransigeance supposée et à sa nationalité allemande.

Il est connu pour avoir une position conservatrice contre les pratiques homosexuelles et l'avortement direct. Il soutient le pape Jean-Paul II contre l'avis d'une majorité d'évêques allemands, dans sa décision à la fin des années 90 de faire fermer quelques 260 centres de « conseil pour les grossesses conflictuelles » () administrés par l'Église catholique allemande. Ces centres doivent se réorganiser sous une forme associative non reconnue par l'Église : voir .

Il était Membre du Conseil de la II Section de la Secrétairerie d'Etat; des Congrégations pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements; pour les Evêques; pour l'Evangélisation des Peuples; pour l'Education catholique; du Conseil pontifical pour la Promotion de l'Unité des Chrétiens; des Commissions pontificales pour l'Amérique latine; Ecclesia Dei.

Le Pape Benoît XVI est Bailli Grand Croix de l’Ordre de Malte. Il est ainsi, après Jean XXIII, le deuxième Pape membre de l’Ordre.


Pape

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Benoît XVI lors de son élection

Après un conclave d'à peine plus de vingt-quatre heures, le 19 avril 2005, la fumée blanche apparaît sur le toit de la chapelle Sixtine à 17h56. À 18h35, le cardinal protodiacre annonce publiquement sur la place Saint-Pierre l'élection, au 4e tour de scrutin (avec, dit-on, plus de cent voix sur cent quinze), du cardinal Ratzinger comme successeur de Jean-Paul II sur le trône pontifical.

Après Albino Luciani (Jean-Paul Ier) et Karol Wojtyła (Jean-Paul II), c'est le troisième cardinal nommé par Paul VI à devenir pape. Pourtant, sur les cent quinze cardinaux ayant pris part au conclave, seuls deux n'avaient pas été nommés par Jean-Paul II.

À 78 ans, il est le pape le plus âgé au jour de sa prise de fonctions depuis Clément XII en 1730. Il s'agit du premier pape d'origine germanique depuis Victor II (1055-1057), originaire de la Souabe, et Adrien VI (1522-1523), flamand originaire d'Utrecht (Pays-Bas espagnols), alors relevant du Saint Empire romain germanique.

Il est particulièrement difficile de prendre la suite d'un pape de l'envergure de Jean-Paul II ; ainsi, la nomination du Cardinal Ratzinger, fidèle parmi les fidèles, a pu être le choix du conclave pour une période de transition.

La messe d'inauguration du pape Benoît XVI a eu lieu le 24 avril 2005 en présence de nombreux dignitaires.

Le 13 mai 2005, il nomme préfet de l'importante Congrégation pour la doctrine de la foi l'archevêque de San Francisco, William Joseph Levada. C'est la première fois qu'un Américain est nommé à ce poste.

Le même jour, il annonce le début du procès en béatification de Jean-Paul II sans tenir compte du délai de cinq ans après la mort exigé par le droit de l'Église.

Réactions à son élection

Voir Réactions après l'annonce de l’élection de Benoît XVI.

Choix du nom de règne

Le choix du nom de règne a une valeur symbolique et tend à inscrire le nouveau pape dans la ligne du précédent pape ayant porté le même nom. Le choix de ne pas continuer la lignée des « Jean » et des « Paul » montre donc une distance avec ses quatre prédécesseurs immédiats, par modestie ou par souci d'évolution. Il n'est d'ailleurs jamais arrivé que trois papes consécutifs portent le même nom de règne.

D'après un cardinal autrichien, il aurait choisi son nom en référence à Benoît XV, et en hommage à saint Benoît de Nursie, patron de l'Europe.

Le précédent pape portant ce nom, Benoît XV, régna de 1914 à 1922. Tout en restant neutre dans le conflit, il chercha pendant tout son pontificat une issue à la Première Guerre mondiale, proposant en vain une paix sans vainqueurs ni vaincus. Son attitude lui vaudra le surnom de « pape boche » de la part du camp français et de « pape français » de la part du camp allemand. Pour l'Église, il reste comme le « pape de la paix ». Il tenta également de trouver une solution de consensus à la crise moderniste. Mgr Barbarin, cardinal-archevêque de Lyon, ajoute que Benoît XV eut un pontificat relativement court et que Benoît XVI sait que le sien ne devrait pas être très long. Quant au pape Benoît XIV, législateur de l'Église moderne, il avait aussi marqué le XVIIIe siècle par son long pontificat et par son ouverture d'esprit au siècle des lumières.

Mais Benoît XVI fait d'abord référence à saint Benoît de Nursie, patron de l'Europe, né vers 480 à Norcia (Nursie), Italie, fondateur du principal ordre monastique occidental, l'ordre des Bénédictins.

D'autres interprétations sont possibles : Joseph Ratzinger est né en Bavière le 16 avril 1927. Le saint du calendrier qui correspond à ce jour-là est Benoît Joseph Labre, mort cette même date. Une hypothèse émise est que Benoît XVI ait souhaité marquer une filiation avec lui.

De plus, certains journaux font également remarquer que le 1er avril 2005, la veille de la mort de Jean-Paul II, le cardinal Ratzinger a reçu à Subiaco le prix Saint Benoît pour la promotion de la vie et de la famille en Europe.

Enfin, quelques-uns font référence à la Prophétie de saint Malachie, qui attribue à chaque pape une devise. À Benoît XVI, est attribuée la devise gloria olivae (la gloire de l'olive). L'olivier est le symbole des olivétains, unes des branches de l'Ordre de saint Benoît, ce qui faisait croire à certains que le pape serait bénédictin, en confondant bénédictins et olivétains ; Ratzinger n'est ni l'un ni l'autre, mais il a choisi le nom de Benoît.

Au cours de l’audience générale du mercredi 27 avril 2005, le Pape a expliqué, en français, pourquoi il avait choisi le nom de Benoît :

« J’ai choisi le nom de Benoît en référence à Benoît XV, qui a guidé l’Église dans la période difficile de la première guerre mondiale. Sur ses traces, je désire participer à la réconciliation et à l’harmonie entre les hommes et entre les peuples. Le nom de Benoît évoque aussi le père du monachisme occidental, co-patron de l’Europe, particulièrement vénéré dans mon pays et surtout en Bavière. Saint Benoît avait inscrit dans sa règle de ne rien mettre au-dessus du Christ. Nous lui demanderons donc de nous aider à rester le regard fixé sur le Christ. »

Armoiries et devise

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De gueules chappé d’or, au 1 à la tête de maure brunâtre coiffée de sable, les lèvres, la couronne et le collier de gueules, et portant à l’oreille un anneau d’or, qui est de Freising, au 2 à la coquille d’or qui est de Saint Jacques, au 3 à l’ours brunâtre lampassé de gueules portant un bât de gueules croisé de sable, qui est de Saint Corbinian, posé sur deux clés passées en sautoir, l'une d'or, l'autre d'argent, qui sont de Saint Pierre, liées par un cordon de gueules et sur le pallium, et surmonté d’une mitre pontificale d’argent bordée d’or frappée d’une croix de même.

Le blason figurant sur les nouvelles armoiries papales, rendues publiques le 26 avril 2005, est une simplification de celui qu'il utilisait en tant qu'archevêque de Munich-Freising, puis de préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi. Le reste du dessin présente cependant une innovation : la tiare qui, en signe d'humilité, n'était plus portée par les papes depuis Jean-Paul Ier, mais qui restait représentée sur les armoiries papales, est désormais remplacée par une simple mitre d'évêque. La dignité papale est maintenant représentée par le pallium pendant sous le blason.

Le blason est de type « à calice », d'un écu de gueules chapé d'or, portant les emblèmes du Maure, de la coquille et de l'ours. Ces trois symboles signifient « l'universalité » de l'Église, « sans acception de personne », la « marche permanente » du chrétien, et la « bête de trait », au « service » de Dieu.

Lors de la messe inaugurale du 24 Avril 2005, Benoît XVI insista longuement sur le rôle donné au pallium :

« Le pallium, tissu en pure laine placé sur mes épaules (...) peut être considéré comme une image du joug du Christ. (...) Et cette volonté n'est pas pour moi un poids extérieur, qui nous opprime et nous enlève notre liberté. (...) En réalité le symbolisme du pallium est encore plus concret : la laine d'agneau entend représenter la brebis perdue ou celle qui est malade ou celle qui est faible, que le pasteur met sur ses épaules et qu'il conduit aux sources de vie. (...) Le fils de Dieu (...) ne peut abandonner l'humanité à une telle condition misérable. Il se met debout, il abandonne la gloire du ciel, pour retrouver la brebis et pour la suivre, jusque sur la croix. Il la charge sur ses épaules, il porte notre humanité, il nous porte nous même. »

Benoît XVI a choisi pour devise une parole extraite de la troisième lettre de saint Jean : « Coopérateurs de la vérité ».

Citations

Œuvres

Liste non exhaustive :

Bibliographie

Autres activités

Benoît XVI est Bailli Grand Croix de l’Ordre de Malte.

Voir aussi

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