Benoît de Nursie

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Benoît de Nursie, saint Benoît pour les catholiques et les orthodoxes (Nursie, v.480Mont-Cassin v.547), fondateur de l'ordre bénédictin et du monachisme occidental. Il est considéré par les catholiques et les orthodoxes comme le patriarche des moines d'Occident. Il est fêté le 11 juillet.

La seule authentique vie de Saint Benoît est contenue dans le second livre de Saint Grégoire: Dialogues. C'est plutôt un croquis de caractère qu'une biographie et consiste, pour la plus grande part, de nombreux miracles, qui, bien qu'ils illustrent la vie du Saint, donnent de l'aide pour une approche chronologique de sa carrière. Les autorités de saint Grégoire pour tous ce qui s’y rapporte est celle de ses propres disciples à savoir Constantin, qui lui a succédé comme Abbé de Monte Cassino ; et Honoré, qui était Abbé de Subiaco quand Saint Grégoire écrivit ces Dialogues.

Biographie

Benoît était le fils d’un noble romain de Nursie, petite ville située près de Spolète, et la tradition qu’accepte Saint Bede, fait de Scholastica sa sœur jumelle. Son enfance se déroula à Rome, où il vivait avec ses parents et allait à l’école jusqu'à ce qu'il ait atteint des études plus élevées. Alors livrant ses livres, et abandonnant la maison de ces parents et la richesse, avec à l’esprit de seulement servir Dieu, il cherchait quelques lieux où il pourrait atteindre son sain désir ; et de ce fait il partit [de Rome], instruit avec l’ignorance instruite et meublée avec de la sagesse (Dial. St. Greg. , II, Introd. dans Migne, P.L. LXVI). Il y a beaucoup d’opinions différentes sur l’âge de Benoît à ce moment là. Cela avait été généralement admis à 14 ans mais une étude attentive fait qu’il est impossible qu’il ai moins de 19 ou 20 ans. Il était assez vieux pour être au milieu de ces études littéraires, pour comprendre le véritable sens et valeur des vies dissolues et licencieuses de ces compagnons, et d’avoir lui même été profondément affecté par l'amour d'une femme (Ibid. II, 2). Il était capable de peser toutes ces choses en comparaison avec la vie enseignée dans l’Évangile, et a choisi le dernier. Il était au début de sa vie, et il a eu à sa disposition les moyens d’une carrière en tant que noble romain. Il est clair qu’il n’était pas un enfant. Comme Saint Grégoire le dit : « Dès le temps de sa jeunesse, il portait en lui un cœur digne de celui d’un vieillard : dépassant son âge par ses mœurs, il ne livra son âme à aucune jouissance, mais alors qu’il vivait encore sur cette terre et qu’il avait la possibilité d’en user librement pour un temps, il méprisa d’emblée le monde avec sa fleur comme un sol aride. Issu d’une très bonne famille libre de la province de Nursie, on l’envoya à Rome pour s’y livrer à l’étude libérale des lettres. Mais il s’aperçut que c’était l’occasion pour beaucoup de tomber dans l’abîme des vices : aussi – pour ainsi dire – à peine avait-il mis les pieds dans le monde qu’il les retira, de peur que, pour avoir pris quelque contact avec ladite science, il ne soit en contrepartie précipité tout entier dans l’abîme. Méprisant donc l’étude des lettres, il se mit en quête d’un genre de vie sainte. Aussi se retira-t-il, savamment ignorant et sagement inculte. » (ibid., Introd.). Si nous acceptons la date de 480 pour sa naissance, nous pouvons fixer la date de 500 pour l’abandon de sa maison et la fin de ses études.


Durant toute cette époque, sa réputation de saint homme grandit, notamment grâce à ses dons de thaumaturge. Il devient abbé dans un monastère du nord de l'Italie mais en repart assez vite, les moines n’acceptant pas sa réforme. Il retourne à Subiaco où il s’entoure de disciples. Persécuté par des prêtres, il se réfugie au Mont Cassin en 529, où il fonde un monastère. En 540, il rédige sa fameuse Règle qui est reprise ensuite par Benoît d'Aniane : il la commente, la codifie et est à l'origine de son expansion dans toute l'Europe carolingienne.

See also: Benoît de Nursie, 11 juillet, 480, 500, 529, 540, 547, Abbé