Bataille de la Somme
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| Bataille de la Somme | |||||||||||||||||
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| Conflit | Première Guerre mondiale | ||||||||||||||||
| Date | fin juin à mi-décembre 1916 | ||||||||||||||||
| Lieu | Picardie | ||||||||||||||||
| Issue | Front avance peu, pertes énormes | ||||||||||||||||
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La bataille de la Somme fut l’une des principales confrontations de la Première Guerre mondiale où d'au moins un million deux cent mille jeunes hommes la moitié furent tués et l’autre rendus invalides. Les forces du britanniques et françaises tentèrent de percer à travers les lignes allemandes fortifiées sur une ligne nord-sud de 45 km proche de la rivière Somme au nord de la France dans un triangle entre les villes d'Albert du côté britannique, Péronne et Bapaume.
Pour les Britanniques c'est le souvenir cuisant de la pire journée, le 1er juillet, dans l'histoire de leur armée avec 57 470 victimes dont 19 240 morts. Un film de propagande a saisi une grande partie de la violence notamment les explosions de mines du déclenchement.
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Préalable
La décision de lancer une offensive en Flandre est prise à la conférence de Chantilly le 6 décembre 1915. Mais en janvier Joffre obtient un changement pour la Picardie car à l'arrière, particulièrement dans les milieux politiques, on criait au scandale en pensant que des troupes « se reposaient ».
Lorsque l'armée allemande lance son offensive sur Verdun le 21 février 1916 le commandant en chef britannique propose de venir aider son allié. Les chefs militaires français décidèrent qu'ils pouvaient faire face sans cet appui tout en demandant un soulagement par une attaque ailleurs sur le front.
En 1916 l’armée britannique en France manquait d’expérience, sa partie professionnelle, six divisions, avait été éliminée. La plus grande partie était composée de volontaire des forces territoriales et de la nouvelle armée de Kitchener. Les officiers avaient été promus rapidement et ne correspondaient pas aux normes. Haig lui-meme avait obtenu une promotion éclair.
L’aviation alliée venait de surmonter le fléau Fokker et était meme en supériorité ce qui leur permettait une bien meilleure reconnaissance et d'abattre les ballons. Ce n’est qu’en septembre que l’introduction de nouveaux avions redonnerait aux allemands la maitrise du ciel.
Le terrain
Les Allemands occupent presque partout des hauteurs. Leur front se composait d'une forte première position, avec des tranchées de première ligne, d'appui et de réserve, et un labyrinthe d'abris profonds comportant d'ailleurs tout le confort moderne; d'une deuxième ligne intermédiaire, moins forte, protégeant des batteries de campagne ; et, un peu en arrière, d'une deuxième position presque aussi forte que la première. À l'arrière, se trouvaient des bois et des villages « fortifiés », reliés par des boyaux, de façon à former une troisième et même une quatrième ligne, le tout largement bétonnés et bénéficiant des qualités de la roche qui se coupait facilement et redurcissait.
Ordre de bataille
Britannique
la 4e armée (général Rawlinson) avec en réserve la 5e (général Gough).
Français
la 6e armée (général Fayolle) avec en réserve la 10e (général Micheler).
Allemand
Face aux Britannique, au nord, la IIe armée (général von Below), ayant à sa gauche la VIe armée commandée par le prince Rupprecht de Bavière.
Face aux Français la IVe armée sur le Santerre.
Transformation de l’arrière
L'arrière avait été transformé en un gigantesque entrepôt avec ce qui se faisait mieux pour les routes, le ferroviaire et l'aviation montrait l'industrialisation de la guerre. L'artillerie, y compris des monstres sur voie ferrée de 380 et 400 mm, atteignait un niveau jamais atteint.
Six jours de bombardement
Pendant six jours, le dernier ajouté en cours à cause de la pluie, le bombardement sur les lignes allemandes est intense pour créer ce qui apparait comme un fouillis où tout est éventré. Puis plusieurs mines sont détonnées sous les redoutes de première ligne.
Les premiers jours
Dix minutes plus tard, à 7h30 le premier juillet, au coup de sifflet, les soldats britanniques gravissent leurs tranchées pour marcher avec leur équipement atteignant 32 kg vers celles de l'adversaire. Quelques uns avaient été envoyés en éclaireur.
Les Allemands les accueillent avec des tirs de mitrailleuse qui fauchent en masse. Les officiers sont facilement repérable et sont particulièrement visés. Lorsque les Britanniques parviennent aux tranchées teutonnes ils sont trop peu nombreux pour résister à une contre-attaque. Certaines unités comme celle de Terre-Neuve (à 91%) sont quasiment éliminées.
Le 3, ils se consolidèrent en s'emparant des bois de Mametz, au sud de Contalmaison : c'est là que plus de 1000 prisonniers furent cueillis dans un seul fourré.
Bilan français
En dix jours, la 6e Armée française, sur un front de près de vingt kilomètres, avait progressé sur une profondeur qui atteignait en certains points, dix kilomètres. Elle était maîtresse, entièrement, du plateau de Flaucourt qui lui avait été assigné comme objectif et qui constituait la principale défense de Péronne. Elle avait fait, enfin, presque sans pertes, 12 000 prisonniers, pris 85 canons, 26 minenwerfer, 100 mitrailleuses, un matériel considérable : c'était le plus beau succès obtenu depuis la Marne.
Transfert des divisions allemandes
Trente cinq divisions sont retirées du secteur de Verdun pour renforcer le front devant Bapaume.
du 20 juillet à fin août
La dernière semaine de juillet est d'une chaleur lourde et poussiéreuse.
L'armée Gough, réserve britannique, prenait pied dans la forte position de Pozières et reprenait aux Allemands, une deuxième fois, le bois Delville et Longueval. Elle échouait, par contre, au cours de combats féroces qui durèrent pendant plus d'une semaine, sur Guillemont.
de septembre à la mi-décembre
La pluie commence rendant le champ de bataille boueux.
Le 3 septembre,dès les premières heures de l'attaque, Guillemont est pris. Le 4, au sud, la 10e armée enlevait toute la première position entre Demiécourt et Vermandovillers: Soyécourt et Chilly étaient pris, avec 2 700 prisonniers; Chaulnes était directement menacé par Lihons.
Le 6, la 1e armée (française) s'emparait d'une grande partie de Berny en Santerre.
Les chars
Le 15 apparaissent les premiers chars d'assaut qui aident à prendre Courcelette, Martinpuich, le bois des Foureaux, le village de Flers avec 4 000 prisonniers.
Le 17, la 1e armée prenait Vermandovillers et Berny.
le 26 enfin, journée glorieuse : les deux alliés prennent ensemble Combles, la « clef » entre Bapaume et Péronne; et, d'autre part, tout à fait au nord, les Britanniques enlevaient Thiepval après l'utilisation de mines. L'offensive cesse.
Le 24 février 1917 l'armée allemande fit une retraite stratégique en détruisant tout derrière elle pour raccourcir sa ligne de défense sur la ligne Hindenbourg.
Bataille de la Somme
Conflit Première Guerre mondiale
Date fin juin à mi-décembre 1916
Lieu Picardie
Issue Front avance peu, pertes énormes
Combattants
Britanniques et Français Allemands
Commandement
Douglas Haig
Ferdinand Foch Max von Gallwitz
Fritz von Below
Forces en présence
13 jusqu’à 51 divisions britanniques et 6 françaises 10,5 jusqu’à 50 divisions allemandes
pertes
420 000 Britanniques, 200 000 Français 4 à 600 000 Allemands
La bataille de la Somme fut l’une des principales confrontations de la Première Guerre mondiale où d'au moins un million deux cent mille jeunes hommes la moitié furent tués et l’autre rendus invalides. Les forces du britanniques et françaises tentèrent de percer à travers les lignes allemandes fortifiées sur une ligne nord-sud de 45 km proche de la rivière Somme au nord de la France dans un triangle entre les villes d'Albert du côté britannique, Péronne et Bapaume.
Pour les Britanniques c'est le souvenir cuisant de la pire journée, le 1er juillet, dans l'histoire de leur armée avec 57 470 victimes dont 19 240 morts. Un film de propagande a saisi une grande partie de la violence notamment les explosions de
