Bassin du Tarim
Autrefois les langues tokhariennes étaient parlées dans le bassin de Tarim, elles étaient alors les langues indo-européennes les plus orientales. Les Chinois appellent dans leur chroniques "Yuezhi" (Wade-giles : Yüeh-Chih) un peuple de l'Asie centrale antique habitant dans le bassin de Tarim, et qui, vaincu par les Xiongnu, émigre vers le sud et constitue, plus tard, l'Empire kouchan en Inde du Nord. Les Chinois, conduits par le général Ban Chao (Pan Tch'ao, 32-102), mène une campagne de 73 à 94, période où se développent les échanges sur la route de la soie, et s'empare du bassin de Tarim et des oasis de Sérinde au détriment des Xiongnu. Les Kouchans devenus puissants réapparaissent à nouveau dans le bassin de Tarim au Ier et IIe siècles et établissent un royaume à Kachgar et concurrence des nomades et les forces chinoises pour le contrôle de la région. Ils introduisent l'écriture brahmi et une langue prâkit indienne pour l'administration, et répandent le bouddhisme, jouant un rôle majeur dans sa transmission le long de la Route de la soie en Asie orientale.
En 751, les Arabes défont les Chinois sur les rives de la rivière Talas et le bassin du Tarim s'ouvre ainsi à la conquête musulmane, entraînant un fuite des bouddhistes de ces régions qui se réfugient au Tibet.
La dépression marécageuse saline de Lop Nur, à l'extrémité est du bassin de Tarim, où se déverse le Tarim est une zone d'essai nucléaire pour la République populaire de Chine. On pense le bassin de Tarim pourrait contenir de grandes réserves de pétrole et de gaz naturel.
