Bande magnétique
La bande magnétique est un support permettant l'enregistrement d'informations analogiques ou numériques. On y lit les informations en mesurant l'orientation de particules magnétiques (oxyde de fer) incluse dans un substrat souple. On y écrit en modifiant cette orientation.
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Utilisation
Audio
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- Elle a tout d'abord été utilisée pour l'enregistrement de l'audio (premières utilisations en France dans les années 40-50, dans les studios de la RTF – Radiodiffusion Télévision Française — en remplacement des 78 tours). Il s'agissait ici d'enregistrements analogiques sur des magnétophones à bandes ½ pouce (Ampex, Studer etc.).
- Pour facilité l'utilisation, les bandes ont été placées dans des cassettes, une qui eu un très grand succès est la musicassette de Philips.
- Lors de l'apparition de la numérisation, un nouveau format de cassette a été lancé : la Digital Audio Tape (DAT), où l'information est enregistrée tranversallement sur la bande à l'aide d'une tête tournante
Vidéo
Les casettes vidéo VHS sont aussi constituées d'une bande magnétique, l'information qui y est stockée est analogique, elle est enregistrée tranversallement sur la bande à l'aide d'une tête tournante. Il existe d'autres formats utilisant une bande magnétique pour le stockage de la vidéo en numérique, par exemple le format Video 8, le mini DV (utilisé sur les caméras DV). Voir Cinéma et vidéo amateurs.
Informatique
Les bandes magnétiques ont été utilisées dès les débuts de l'informatique. Dès les années 1950 le format devient déja standard : une bande mesurait 2400 pieds de long (732 mètres) pour ½ pouce (13 mm de large. Elles ont normlament 9 pistes (8 de données plus une pour la parité), et l'enregistrement est linéaire (voir ci dessous). La densité, mesurée en BPI (Bits Per Inch), est de 200, 556, 800, 1650 ou 6250 BPI.
L'enregistrement est soit linéaire, c'est à dire que les pistes sont parallèles à la bande, soit hélicoïdal.
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Les formats et densités évoluent sans cesse. En 2005 le format Ultrium LTO3 (Linear Tape-Open), par exemple, peut stocker 400 Go sur une cartouche de quelques centimètres de coté (environ 10 x 10 x 2 cm).
Les données ne sont pas stockées de façon contiguë du début à la fin de la bande. Elles sont stockées dans des blocs séparés par des intervalles (gap en anglais). Ces intervalles permettent au lecteur de bande de s'arrêter avant de reprendre une lecture ou écriture : il n'est pas possible d'arrêter instantanément le déroulement de la bande puis le reprendre là où il s'était interrompu. Quand la lecture doit s'interrompre, même momentannément (par exemple la mémoire tampon est pleine), la bande est rembobinnée jusqu'au gap précédent. Parfois on appelle la taille du bloc facteur de blocage.
C'est du fait de cette organisation que les dérouleurs de bandes entraînent la bande suivant un mouvement saccadé, avec de longues lectures (vers l'avant), puis un bref arrêt, un court rembobinage, avant de reprendre la lecture.
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Il est possible de lire les informations dans les deux sens, et cette faculté a été notamment utilisée dans les algorithmes de tri.
Le bon rapport prix/densité des bandes magnétiques en font toujours un support de choix pour les sauvegardes informatiques.
| Image manquante Largetape.jpg Une bande ½ pouces grand format. | Image manquante Tapeprotection.jpg Le mécanisme de protection en écriture. Un anneau vient s'insérer dans une rainure à l'arrière de la bande. | Image manquante Tapesticker.jpg Le sticker de début de bande. |
Comme pour tout support magnétique, il est possible de mettre le support en mode lecture seule. Sur une bande magnétique, ceci est accompli en insérant un anneau dans une rainure à l'arrière de la bande.
Les premiers mètres de bande sont appellés l'amorce, elle est terminée par une étiquette réféchissante (appellée sticker) collée sur la bande. Un dispositif de detection photoélectrique sur le dérouleur de bandes détecte cette étiquette qui délimite le début de la zone de données et termine l'étape de « chargement » de la bande. Une seconde étiquette est positionnée à la fin de la bande, et marque la fin de la zone de données. Typiquement, quand celle-ci est detectée par le lecteur, il rembobine la bande automatiquement.
Ce système simpliste connait plusieurs défaut : si l'étiquette de début est perdue, le lecteur va tout embobiner sur le second moyeu, pour s'arréter quand l'étiquette de fin sera detectée, indiquant (à tort) qu'il est au début de la bande. Si on commande la lecture de la bande à ce moment là, le lecteur va enrouler la totalité de la bande sur le second moyeu avant de produire une erreur. Le rembobinage de la bande sur son moyeu initial peut s'avérer une opération délicate. Parfois seule l'étiquette de fin est perdue, et il faut en recoller une nouvelle et renouveller l'écriture des données, la dernière partie étant tronquée. On notera aussi que le sticker est collé le long d'un bord de la bande : il ne faut pas se tromper de bord si l'on doit en coller un nouveau, autrement il ne sera pas detecté !
Mixte
Certains formats de bandes magnétique en cartouche (ou cassette) ont permis leur emploi dans les trois domaines précités. C'est le cas pour les DAT (Digital Audio Tape) utilisées aussi bien dans des magnétophones, les camescopes, ou systèmes de sauvegarde informatique.
Durée de vie
La durée de vie des données sur une bande ½ pouce est de l'ordre de 10 à 20 ans.
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