Bagnols-les-Bains
| Bagnols-les-Bains | |
|---|---|
| Pays | Image manquante France
France_flag_large.png drapeau de la France |
| Région | Languedoc-Roussillon |
| Département | Lozère |
| Arrondissement | Arrondissement de Mende (Mende) |
| Canton | Canton du Bleymard (Le Bleymard) |
| Code INSEE | 48014 |
| Code postal | 48190 |
| Maire Mandat en cours | Michel Genoulhac 2001-2007 |
| Intercommunalité | aucune |
| Longitude | 03° 39' 57" Est |
| Latitude | 44° 30' 24" Nord |
| Altitudes | moyenne : 913 m minimale : 898 m maximale : 1 145 m |
| Superficie | 240 ha = 2,40 km² |
| Population sans doubles comptes | 243 hab. (1999) |
| Densité | 101 hab./km² |
</div>
Bagnols-les-Bains est une commune française, située dans le département de la Lozère et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Bagnolais.
| Sommaire |
Géographie
Située sur le flanc nord du Mont Lozère, la station thermale de Bagnols-les-Bains étage au-dessus du Lot ses solides maisons de caractère, aux portes des gorges du Tarn et à proximité du Parc national des Cévennes
Histoire
Entre 390 et 230 avant J.C., trois tribus celtiques : les Cadurques, les Rutènes et les Gabales quittant la Franconie et les bords du Main seraient venues se fixer au Sud du Massif-Central. Les Gabales s’installèrent dans le pays Cévenol. Le mot « Gabales » viendrait d’une racine Celte, signifiant « envahisseurs » ou « conquérants à cheval ».
Dans la haute vallée du Lot, le sol fertile et riche en minerais attirait l’homme et lui permettait de développer l’agriculture, l’élevage, et plus tard, la matière première pour la métallurgie du cuivre, du bronze et du fer.
D’après des documents historiques, les habitants des Cévennes étaient des Gabales dont la tribu dépendait des Arvernes. Les Gabales donnèrent leur nom au Gévaudan. Quand Jules César eut définitivement vaincu Vercingétorix, le pays Cévenol fut, avec le reste du Gévaudan, incorporé à l’Aquitaine et soumis à l’autorité du préfet (50 av J.C.). L’agglomération d’Anderitum (Javols) qui prit le nom de Gabalum, resta la capitale du pays Gabale.
Si Gabalum était une cité administrative, ‘Benassac’ était une cité industrielle, ‘Cadoule’ village de vacances, et Bagnols une ville d’eau.
Dans la carte de Konrad Peutinger (1465-1547) dite « Tabula itineria ex illustri Peutingorum bibliotheca… » qui est une copie médiévale de la carte des voies de l’Empire Romain des IIIième et IVième siècles, à côté d’Anderitum et sur la rive gauche de la rivière (Lot) des bains romains sont notés « Aquis Calidis » (au singulier Aqua Calida), que l’on peut considérer comme étant les bains de Bagnols. On attribue à Domitius pro-consul de Jules César, la construction des bains romains à Bagnols, après la victoire des Romains sur les Allobrognes, l’an 628 de Rome.
Et maintenant…
Depuis 1978, la station thermale moderne, répond aux exigences actuelles d’une cure thermale. Les effets d’une source chaude (41,5°), sulfurée et bicarbonatée, se conjuguent à ceux d’une source froide (9,5°), pour soigner les affections rhumatismales, l’asthme et les allergies respiratoires.
La station bénéficie de cautions très anciennes : elle existait à l’époque romaine, comme dit ci-dessus (des fouilles ont exhumé la source originelle et son bassin carré) et Sidoine, évêque de Clermont, au 5ème siècle, vantait déjà les vertus curatives des eaux de Bagnols, dans une lettre adressée à un ami...
On trouva la trace formelle du passage des Romains lors des travaux importants effectués dans les Thermes en 1764 par le Comte de Morangiès, Seigneur et propriétaire de Bagnols, et en 1837 par M. Marius Richard. On découvrit en effet une quantité considérable de briques romaines, de fragments de pierre de taille ornées de feuilles d’acanthe, des urnes sépulcrales, des vases, des monnaies anciennes et les vestiges d’anciennes piscines construites en béton d’une grande beauté.
C’est le 23 novembre 1857, que la station thermale de BAGNOLS LES BAINS devint la première en France, à être reconnue d’utilité publique par décret impérial.
Un décret du 10 août 1934, érige la commune de Bagnols-les-Bains en station hydrominérale et climatique et crée dans cette station une chambre d’industrie thermale et climatique.
La légende de Sainte Enimie
Sainte Enimie, fille de Clotaire II et sœur du Bon Roy Dagobert, vint à Bagnols pour trouver, en Gévaudan, la source qui devait la guérir de la Lèpre. Cette source n’était pas celle de Bagnols, mais en souvenir de son passage, Bagnols a choisi Sainte Enimie comme Sainte Patronne.
Le nom de la cité :
Au temps des Romains : ‘Aqua Calida’ ‘Balneum’
Au VIIème siècle : ‘Baïols,’ ‘Balneolum,’ ‘Baies’
En 1219, mentionné comme ‘Baet ’
Au XIVème siècle ‘Balnolea’
En 1607, mentionné ‘Balnea’
En 1607, 1677, 1688, mentionné ‘Bagnols’
En 1776, mentionné ‘Balneola’
Du XIXè au XXème siècle, ‘Bains de Bagnols’, ‘Bagnols (Lozère)’ et même ‘Bagnols-les-Bains’
La commune de Bagnols prend le nom officiel de ‘Bagnols-les-Bains’ par décret du 27 février 1961.
Monuments et lieux touristiques
Bâtiments et lieux publics remarquables
Bâtiments religieux
Musées
Autres
Personnes célèbres nées à Bagnols-les-Bains
Liens externes
Ils ont écrit :
Le Docteur PH. PATISSIER, membre de l’Académie royale de médecine en 1839 Rapport sur les malades traités aux bains de Bagnols avec le résultat du traitement : - Rhumatismes divers, guéris ou soulagés à 95,2 % - Paralysies diverses guéries ou soulagées à 92,5 % - Affections dartreuses guéries ou soulagées à 84,3 %
Le Docteur Jean-Baptiste COLOMB, médecin consultant à Bagnols en 1883 Les eaux de Bagnols-les-Bains produisent : 1) une augmentation de la force contractile du cœur et de la pression artérielle démontrée par l’augmentation de tension des tracés sphygmographiques 2) la disparition des troubles généraux secondaires tels que les troubles gastriques, l’insomnie, etc. 3) la résolution des lésions par le mouvement de rénovation imprimé à l’organisme par l’amélioration générale de la nutrition, liée à l’augmentation de la tonicité vasculo-cardiaque. 4) L’éloignement des rechutes
Le professeur GIRAUD, de la faculté de Montpellier dans le journal « le Sud Médical et Chirurgical » du 15 janvier 1925 Bagnols-les-Bains possède de curieuses et précieuses propriétés thérapeutiques. Peu minéralisées, thermales, légèrement sulfurées, les eaux de Bagnols s’emploient suivant des techniques de cure assez particulières (association de l’étuve à 41 °, de la douche chaude et du bain de piscine, demi-bains…). Les résultats en sont comparables à ceux de la station de Bourbon-Lancy. Mais les eaux de Bagnols sont plus excitantes que celles de Bourbon-Lancy.
Le docteur Charles MOREL, en 1967, dans le chapitre « La Lozère Gallo-Romaine » présente un aperçu précis sur l’époque Gallo-Romaine en Lozère
Les docteurs J. BLANC, J. PIGLOWSKI, A. GOUBERT, J.-B. CAUSSE, publient à la session « Thermalisme et Santé Publique » de la Société Française de Santé Publique, à Vichy le 17 mai 1990, le premier rapport concernant la cure des otospongieux, à Bagnols-les-Bains : « L’ion fluor de Bagnols-les-Bains au secours des otospongieux »
Ces études, effectuées par une pléiade de pionniers pendant presque 4 siècles, ont contribué à mieux connaître et apprécier la station thermale et climatique de Bagnols-les-Bains
