Auguste

Image manquante
Empereur_Auguste_Portrait.jpg
Auguste
Image manquante
Heraldique_couronne.png


Cet article est une ébauche concernant l'Histoire, vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant.
Auguste (Caius Octavius Thurinus, puis Caius Julius Cæsar Octavianus, enfin Imperator Cæsar Divi Filius Augustus), d'abord appelé Octave puis Octavien, né en 63 av. J.-C. et mort en 14 ap. J.-C. est le premier empereur romain.
Sommaire

La conquête du pouvoir

Auguste est né à Rome sous le nom de Caius Octavius Thurinus (famille des Thurii), et porte le même nom que son père. Celui-ci appartenait à une famille de l'ordre équestre importante mais peu connue ; il fut gouverneur de la province de Macédoine jusqu'à sa mort en 58 av. J.-C.. Sa mère, Atia, est la nièce du grand général romain, César. En 46 av. J.-C., celui-ci, sans descendance légitime, adopte son petit-neveu par testament (voir adoption à Rome). Petit-neveu de Jules César, il est adopté par celui-ci. Selon l'usage romain en cas d'adoption, Octave est désormais appelé Caius Julius Cæsar Octavianus (Octavien). Après l'assassinat de son père adoptif, il partage le pouvoir avec Marc Antoine et Lépide au sein du deuxième Triumvirat.

Après avoir vaincu Marc Antoine à la bataille navale d'Actium en 31 av. J.-C., il devient seul détenteur du pouvoir et finit par devenir le premier empereur romain en 27 av. J.-C. lorsque le Sénat lui confère le titre d'Auguste.

Octavien devient Auguste

Ce titre est assez particulier. Conformément à la tradition romaine, il s'agit d'un surnom qu'on rajouta aux prénoms d'Auguste, tout comme on ajoutait au nom d'un général vainqueur un surnom formé sur le nom du peuple vaincu. Il était décerné au général si le territoire de Rome avait été accru par la victoire. Le terme Augustus est à forte connotation religieuse. Avant d'être décerné à Octave, il n'était employé comme adjectif qu'à l'égard d'un dieu. Il signifie celui qui augmente. Par ce titre, on considère donc qu'Octave est celui qui augmente perpétuellement l'ager publicus.

Instauration du Principat

Le 13 janvier -27, au terme d’un long discours au Sénat, Octave se voit attribuer le pouvoir proconsulaire pour dix ans. L’empire est divisé en provinces Sénatoriales (pacifiées) et Impériales (où se trouvent les forces armées). Le 16 janvier, il reçoit le titre sacré d’Auguste sur l’initiative du sénateur Munatius Plancus. Par ce règlement constitutionnel, le régime personnel, régime d’exception jusque là, entre dans sa période organique. Octave, reconnu comme Princeps, ou premier citoyen, devient le chef officiel de l’Etat romain. Il prend le contrôle absolu de l’armée, dont il assure le financement et est protégé en permanence par la garde prétorienne, stationnée dans l’Urbs (jusqu’alors aucune troupe n’avait résidé à Rome). Par définition le régime comporte un partage d’attribution entre le nouveau pouvoir —le Princeps— et les pouvoirs traditionnels —comices, magistratures et Sénat—. En fait, politique extérieure et armée mise à part, le Sénat conserve ou reçoit d’importantes prérogatives dans les domaines de l’administration civile (Rome, Italie, provinces), des finances, de la justice et de la monnaie. Auguste entend qu’il soit, en face de l’armée, le seul élément civil qui compte dans l’Etat. Il contrôle l’élection des magistrats par un système de recommandation officielle, la commendatio. La destinatio permet également l’intervention d’un organisme spécial de chevaliers et de sénateurs répartis en dix ou quinze centuries pour la désignation des candidats (tabula hebana, inscription découverte à Magliano). Les comices ont perdu tout contrôle véritable. L’empereur fait entrer à la Curie des provinciaux (à l’époque de César, 45 familles patriciennes sont représentées ; on n’en trouve plus qu’une seule à la fin du Ier siècle). Pour les remplacer, il y a des Gallo-romains (ceux de Lyon et de Vienne, très tôt), puis des Espagnols, des Africains et même des Orientaux.

Règne

Réforme de l'armée

Auguste réforme l’armée, qui devient définitivement une armée de métier. La charte militaire (condito militiae) lui donne son statut légal : service de 12 ans pour les prétoriens, de 16 ans pour les légionnaires (porté plus tard à 16 et 20 ans), solde, libéralités variées, dotation en argent ou en terre le jour de la libération, accompagnée de privilèges juridiques comme la collation de la cité romaine. Les effectifs sont fixés à 28 légions (25 après le désastre de Varus en 9) fortes de 5500 fantassins et de 120 cavaliers, de corps auxiliaires de 500 où 1000 hommes (cavalerie, ailes, infanterie, cohortes), de la garnison de Rome et de l’Italie, formée des neuf cohortes prétoriennes (9000 hommes au total), des trois cohortes urbaines (3000 hommes), des sept cohortes des vigiles (police nocturne, incendies) et de la garde privée de l’empereur, formé de cavaliers espagnols, Bataves ou Germains. Soit 300 000 hommes auquel viennent s’ajouter 50 000 hommes des contingents des alliés, rois vassaux ou Barbares. Auguste crée une marine de guerre, composée de deux flottes à Misène et à Ravenne qui protégent l’Italie, de deux autres flottes de moindre importance en Syrie et en Egypte, et de flottilles fluviales sur le Rhin et le Danube pour la protection des frontières.

Réforme de l'administration

En -23, Auguste crée un corps de fonctionnaires, nommés et appointés par lui : préfets, procurateurs, membres des grandes commissions exécutives. Les carrières sénatoriales (héritage de la République) et équestre (créée de toutes pièces) fournissent le personnel administratif nécessaire. Les provinces Impériales sont administrées selon le cas par des lieutenants-légats d’ordre sénatorial ou des préfets et des procurateurs d’ordre équestre. L’empereur possède un droit de regard sur les provinces sénatoriales qui se traduit par une intervention administrative, financière et judiciaire, sous la forme de l’appel. Auguste procède à un redressement financier en aménageant les impôts existant et en améliorant l’administration fiscale. Il contrôle sévèrement la gestion des gouverneurs sénatoriaux et met fin au pillage méthodique des provinces pratiqué à l’époque républicaine. En Sicile et en Gaule, il substitue au système de la ferme la perception directe, et dans les cas où il maintient la ferme, il l’entoure de garanties (remplacement des puissantes compagnies financières par des fermiers d’importance sociale plus modeste et contrôle étroit exercé par des gouverneurs ou des procurateurs financiers). Auguste poursuit l’œuvre de César en matière de recensement et de cadastre, qui servent de base à la fixation de l’impôt. Il dédouble la caisse financière centrale, l’aerarium, qui subsiste pour le Sénat, avec les diverses corbeilles (Fisci) et la caisse de la fortune particulière (patrimonium) pour l’empereur. Les juridictions républicaines traditionnelles—comices, magistratures, Sénat, tribunaux—sont remaniées. Les tribunaux civils et criminels sont réorganisés. Une juridiction impériale est créée, qui se manifeste sous trois formes : l’évocation à l’empereur, l’appel et la délégation de la juridiction aux fonctionnaires. En première instance, par la Cognito Caesaris, l’empereur, partout et toujours, au civil comme au criminel, peut évoquer une affaire à son tribunal. L’appel à l’empereur est généralisé dans tout le monde Romain. Juge suprême de l’empire, l’empereur délègue ses pouvoirs judiciaires à ses fonctionnaires, tant permanents (préfets et commissions exécutives à Rome et en Italie, légats et gouverneurs dans les provinces impériales) qu’extraordinaires (commissaires spéciaux). La réorganisation judiciaire se complète, notamment à Rome, par la création d’une police.

Héritage

Succession

Voir aussi

Image manquante
Lauriers.jpg
Image:lauriers.jpg

Empereurs Romains Image manquante
Lauriers.jpg
Image:lauriers.jpg

Précédé par:
Jules César, dictateur, (59 - 44)
Auguste (27 - 14) Suivi de:
Tibère (14 - 37)
L' Empire romain


See also: Auguste, -23, -27, -31, -44, -46, -58