Asthme
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L'asthme (phon. : [asm]) est une maladie inflammatoire qui affecte les bronches. On retrouve dans l'asthme :
- une inflammation de l'épithélium bronchique, avec notamment un gonflement (œdème) ;
- une bronchoconstriction : contraction des muscles lisses bronchiques, ou spasme ;
- une hypersécrétion de mucus.
Tout ceci entraîne une obstruction partielle des bronches, donc une augmentation des résistances des voies aériennes(plus particulièrement des petites voies aériennes) et donc une augmentation du travail respiratoire, qui se traduit par :
- un sifflement à l'expiration (on parle de respiration sibilante) ;
- une difficulté respiratoire (ou dyspnée).
Les muscles de la respiration, qui d'ordinaire ne sont sollicités que lors du remplissage (inspiration), doivent également fournir un effort lors de leur vidange (expiration), d'où la gêne respiratoire occasionnée.
Dans les cas graves, on parle d'« asthme aigu grave » ou de « mal asthmatique ». Le patient n'arrive plus à parler, il est cyanosé (les muqueuses prennent une couleur bleue), il présente des sueurs, son pouls ralentit (bradycardie, il fait des pauses respiratoires, il a des troubles de la conscience, et lors des inspiration, il se crée des creux au-dessus de la clavicule, sous le sternum et entre les côtes (on parle de « tirage sus-clavier, sous-sternal et intercostal »), marquant les efforts musculaires à l'inspiration. La prise du traitement habituel (en général un inhalateur de bronchodilatateur) n'améliore pas son état. Cet crise grave peut évoluer vers le décès : environ 2 000 personnes meurent d'asthme par an en France (soit 3,2 cas pour 100 000 habitants).
Il convient d'en dissocier l'asthme du nourrisson, qui se définit par l'apparition d'au moins trois épisodes de sibilance avant l'âge de trois ans. Un asthme du nourrisson s'évanouit le plus souvent avant l'âge de cinq ans.
Voir l'équivalent asthme, pathologie associée s'exprimant par une hyper-réactivité bronchique, provoquant toux spasmodiques et nocturnes, sans provoquer de diminution cliniquement décelable du débit expiratoire.
| Sommaire |
Diagnostic
- Test de réactivité au bronchodilatateur (débit expiratoire pré et post salbutamol)
- Épreuve de provocation bronchique
Traitement
- bronchodilatateur (β2 mimétique) - Attention : les bronchodilatateurs d'action rapide, type salbutamol, plus connu sous le nom de Ventoline, ne doivent être considérés que comme le traitement ponctuel de la crise, mais en aucun cas comme un traitement de base. En effet, comme leur nom l'indique, ils se contentent de forcer la bronche à rester dilatée, ouverte, malgré son état inflammatoire ; s'ils permettent à l'organisme de respirer, ils laissent la bronche dans un état de souffrance ; à la limite, utilisés seuls, sans traitement corticoîde local associé, ils contribuent à aggraver la maladie puisque la bronche, qui ne demandait qu'à être mise au repos, donc à se fermer, à cause de sa souffrance, continue à être exposée à l'agent irritant dans l'air ambiant: allergène, polluant ou autre....)
- souvent nécessaire, un anti-inflammatoire corticoïde - qui peut-être associé à un bronchodilatateur (β2 mimétique) dit « de longue durée d'action » par opposition aux précédents, d'action rapide mais brève.;
- traitement de la cause, par exemple anti-histaminique en cas d'asthme allergique - en sachant que les antihistaminiques, souvent utiles, notamment en cas d'allergie nasale ou oculaire associée, sont rarement suffisants à eux seul pour soigner l'asthme.
- depuis quelques années, on peut aussi utiliser des anti-leucotriènes (En France, vendus sous le nom du Singulair)
- en urgence en cas de crise grave : oxygénothérapie normobare en attendant des gestes médicaux.
- Et, très important, sinon le plus important, agir sur la cause de l'asthme s'il est d'origine allergique, soit en réalisant l'éviction (=séparation) d'avec l'allergène, par exemple se séparer de son animal domestique(ce qui n'est évidemment pas si simple, ni pour le malade, ni pour l'animal... si l'on aime les animaux), soit en tentant une désensibilisation à l'allergène en cause. Les résultats sont bons avec les acariens, les pollens - moins bons avec les animaux.
Voir aussi:
Liens extrnes
- Asthme aigu grave : Que faire en attendant le Samu ?, Le Généraliste n°2181
