Aruba

Aruba
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Devise nationale : Aucun
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Langue officielle Néerlandais
Capitale Oranjestad
Monarque Beatrix
Gouverneur Fredis Refunjol
Premier ministre Nelson Oduber
Superficie
 - Totale
 - % eau
Classé xe
193 km²
Négligeable
Population
 - Totale (2002)
 - Densité
Classé xe
70 441 habitants
363 hab./km²
Ere dépendante du Pays-Bas
Monnaie Florin arubain
Fuseau horaire UTC -4
Hymne national Aruba Dushi Tera
Domaine Internet .aw
Indicatif téléphonique 297

Aruba est une île de la mer des Caraïbes, proche du Venezuela. Elle fait partie du royaume des Pays-Bas. Très sèche, elle ne comporte qu'une petite part de la flore tropicale que l'on penserait trouver dans les Caraïbes.

Sommaire

Géographie

Située dans les Caraïbes, à quelques kilomètres des côtes vénézueliennes, au nord de l'état de Falcón, l'île d'Aruba possède peu de végétation tropicale et des plages de sable blanc qui font sa renommée auprès des touristes. Comme la métropole, Aruba est un pays plat, dont le point culminant est le mont Jamanota à 188 mètres. Le climat tropical est rafraîchi par des vents venant de l'océan Atlantique. Les températures sont quasi-constantes, autour de 27 °C.

Ses coordonnées : 12° 30' Nord et 69° 58' Ouest.

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Carte de l'île d'Aruba

Histoire

Découverte en 1499 par l'explorateur espagnol Alonso de Ojeda, l'île d'Aruba reste sous contrôle espagnol jusqu'en 1636. À cette date, le Royaume des Pays-Bas en fait une colonie.

Après la cession de l'île par les Espagnols, des juifs marranes fuyant les persécutions dans leurs pays (Espagne et Portugal) viennent s'installer dans l'île. Aruba change à plusieurs reprises de statut : propriété de la compagnie des Indes occidentalles hollandaises, colonie rattachée au Suriname et même à deux reprises, les Hollandais doivent cohabiter avec les Anglais (1799-1802 et 1805-1816) sans qu'il apparaisse clairement qui détenait le pouvoir effectif à Aruba. À noter que le gouverneur hollandais entre 1642 et 1646 s'appelait Peter Stuyvesant : il deviendra ultérieurement le gouverneur de la province hollandaise de Nieuw Amsterdam lors de son annexion par les Anglais en 1664 sous le nom de New York. Lors de la Seconde Guerre mondiale, les Pays-Bas sont occupés par l'Allemagne nazie à partir du 10 mai 1940 et le 11, les Anglais placent l'île sous leur protection avant de la laisser à leurs alliés étasuniens du 16 janvier 1942 et ce jusqu'à la libération des Pays-bas en 1945. Le 18 mars 1948, la Couronne accepte le principe de l'auto-détermination pour Aruba. Les Antilles Néerlandaises prennent leur autonomie le 29 décembre 1954 et Aruba fait partie de cet ensemble constitué des « Iles sous le vent » (Aruba, Bonnaire et Curaçao, toutes trois situées près de la côte du Venezuela) et des « Iles du vent » (Saint-Martin, Saba et Saint-Eustache, situées près de Cuba). Une constitution est établie en avril 1955.
Désormais, le Royaume des Pays-Bas est constitué de deux entités de droit égal : les Pays-Bas et les Antilles Néerlandaises.

Pour commémorer l'accord de 1948, la date du 18 mars est choisie comme fête de l'île (on ne peut dire fête nationale, puisqu'il ne s'agit pas d'une nation), c'est le « Jour du drapeau », drapeau adopté le 18 mars 1976, en même temps que l'hymne « Aruba Dushi Tera » (qui signifie Aruba, terre précieuse).

Le 12 mars 1983, des représentants de la Couronne, de chacune des îles des Antilles Néerlandaises et de la Hollande acceptent le principe de l'autonomie de l'île d'Aruba, autonomie vis-à-vis des Antilles et non du Royaume. L'autonomie est effective le premier janvier 1986, le Royaume est alors constitué de trois entités.
L'accord de 1983 prévoyait l'indépendance en 10 ans (soit 1996) mais le gouvernement arubais a préféré demander la suspension de cette clause.

Depuis l'accession à l'autonomie, la constitution d'Aruba a défini la structure de l'appareil d'état :


Démographie

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Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Politique

Le gouverneur en exercice depuis le premier janvier 1992 est Olindo Koolman (reconduit dans ses fonctions en 1998). Depuis l'autonomie, deux premiers ministres se sont partagés le pouvoir :

Le premier ministre en exercice est donc Nelson Oduber, secondé par son fidèle vice-premier ministre, Fredis Refunjol. Aux dernières éléctions du 28 septembre 2001, l'état des forces était : MEP 52.4%, AVP 26.7%, PPA 9.6%, OLA 5.7%, Aliansa 3.5%, autres 2.1%; soit en siège : MEP 12, AVP 6, PPA 2, OLA 1

AVP = Arubaanse Volkspartij/Partido di Pueblo Arubano (Parti du peuple arubais), l'acronyme est en flamand, ce n'est pas un hasard. Un parti traditionnel chrétien-démocrate.

MEP = Movimiento Electoral di Pueblo (Pour la traduction c'est facile), l'acronyme est ici en papiamento, le créole local. Un parti social-démocrate.

Les autres partis :

Économie

Avant l'arrivée des Espagnols, Aruba cultivait essentiellement l'aloès, mais on se sait pas grand chose de l'économie de cette époque.
En 1825, les Hollandais découvrent de l'or et c'est le premier âge de prospérité de l'île avec l'ouverture de mines et l'afflux de chercheurs d'or.

En 1924, Aruba profite de sa position au sortir du golfe pétrolier du Venezuela et du lac de Maracaibo pour ouvrir une raffinerie de pétrole, c'est le deuxième âge d'abondance pour Aruba. (Quelles sont les raisons qui amènent le retrait d'Exxon ?). En 1985, la raffinerie Lago (combien de raffineries sur l'ile ?) qui appartient à une filiale d'Exxon ferme : le gouvernement perd 30% de ses recettes et rentre en récession l'année suivante. En 1990, la raffinerie est renovée puis achetée et rouverte par un autre consortium pétrolier étasunien, El Paso, mais en 2003, ce dernier indique son intention de vendre la raffinerie qui transforme 170 000 barils par jour. Troisième âge de richesses : le tourisme. Aruba avec son régime politique stable, son climat quasi-idéal et ses plages offre aux touristes états-uniens, vénézuéliens et hollandais une destination qui correspond à la demande pour l'interprétation d'une île « paradisiaque ». Le tourisme représente en 2001, 35% des emplois et 38% du PIB de l'île.

Mais le gouvernement cherche d'autres ressources pour une île qui n'exporte que son pétrole raffiné. Il jette son dévolu sur les très rentables « services financiers off-shore » que l'on peut traduire en langage courant par paradis fiscal.
Beaucoup des voisins antillais d'Aruba (Grenade, Îles Caïman, Antigua-et-Barbuda...) ont déjà trouvé leur compte dans cet exercice. Mais la métropole et l'Union européenne exige une plus grande transparence sur les transactions bancaires (en particulier via le GAFI). À partir du premier avril 2003, les voyageurs avec plus de 20 000 florins arubais (le taux du florin arubais est fixé par rapport au dollar états-unien à 1,79 florin par dollar) en espèces doivent déclarer cette somme aux douanes arubaise. Aruba possède sa propre banque centrale, ce qui lui offre une certaine latitude dans ses politiques économiques, mais a du promettre à l'OCDE d'aligner son système bancaire d'ici 2006. Aruba essaie toujours de développer ce secteur, sachant que le domaine est immense et flou.

Après le 11 septembre 2001, le fréquentation des états-uniens chute et les finances du pays s'en ressentent. Le pays entre en récession, son PIB se contractant de 1,2% en 2001 et de 3,8% en 2002 alors que lors du boom du tourisme (au début des années 90), la croissance annuelle était de l'ordre de 5%.
Le budget de l'État doit faire face à un gros déficit et à une balance commerciale négative : d'un côté les touristes viennent moins, ce qui crée un manque à gagner important ; de l'autre, les Arubais ont, au cours de cette période de forte croissance (jusqu'en 2001), obtenu de fortes revalorisations salariales que les employeurs ne peuvent que difficilement assurer.
Le chômage reste encore inexistant (0,6%), mais pour combien de temps ? Le FMI prévoit pour 2003 une reprise de l'économie arubaise et un taux de croissance de 4%, mais toujours un problème de dette publique qui fin 2002 était estimée à 37% du PIB.

Aruba essaie de développer d'autres secteurs de service : relancer les raffineries, mais alors le tourisme risque de pâtir de la pollution de cete industrie. Une des perspectives mises en avant par le gouvernement : les télécommunications et le développement de zones franches.

Données statistiques

Capitale : Oranjestad
Population : 70.007 habitants (en). 0-14 ans: 21,29 %; 15-64 ans: 68,52 %; + 65 ans: 10,19 %
Superficie : 193 km²
Densité : 362 hab./km²
Frontières terrestres : 0 km
Littoral : 69 km
Extrémités d'altitude : 0 m > + 188 m
Espérance de vie des hommes : 75 ans (en 2001)
Espérance de vie des femmes : 82 ans (en 2001)
Taux de croissance de la population : 0,64 % (en 2001)
Taux de natalité : 12,64 % (en 2001)
Taux de mortalité : 6,21 % (en 2001)
Taux de mortalité infantile : 6,39 % (en 2001)
Taux de migration : proche de 0
Taux de fécondité : enfants/femme (en)
Indépendance : Fait partie du Royaume Hollandais
Lignes de téléphone : 33.000 (en 1997)
Téléphones portables : 3400 (en 1997)
Postes de radio : 50.000 (en 1997)
Postes de télévision : 20.000 (en 1997)
Utilisateurs d'Internet : 4.000 (en 1997)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : n.c.
Routes : 800 km (dont 513 km goudronnés) (en 1995)
Voies ferrées : aucune
Voies navigables : aucune
Nombre d'aéroports : 1 (avec des pistes goudronnées) (en 2000)

Liens externes

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