Arme
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Généralités
Une arme est un outil ou dispositif destiné dans sa conception ou dans son utilisation à neutraliser, à blesser ou tuer un être vivant, ou à causer une destruction dans le cadre d'une guerre.
- Le perfectionnement des armes accompagne le développement de certaines « civilisations » humaines.
- On dénombre trois usages principaux :
- La chasse (par exemple pour se nourrir) ;
- L'agression (par exemple pour s'approprier l'espace et/ou les biens d'autrui) ;
- La défense (pour se protéger).
- Aujourd'hui, les principaux usagers des armes restent les États, qui tout en en contrôlant le développement, la production et l'accès, les destinent en premier lieu aux militaires et à la police. Le contrôle des armes est primordial dans nos sociétés « civilisées ».
- Un usage secondaire des armes est apparu, lié au développement des loisirs : la chasse en tant qu'activité de loisir, et le tir sportif.
- Les militaires étendent la définition du terme arme à tous les dispositifs engagés dans l'activité guerrière même s'ils ne provoquent pas de destructions immédiates. On peut ainsi citer le renseignement ou la logistique.
- Le mot arme désigne également une partie d'une armée. Les trois armes sont l'armée de terre, la marine militaire et l'aviation militaire.
- Au sein même de l'armée de terre, l'infanterie, la cavalerie, l'artillerie, le génie sont aussi appelées armes.
L'épée et la cuirasse ou la course aux armements
L'apologue de l'épée et de la cuirasse stipule que toute arme suscite une parade, tandis que toute protection sera dépassée par une arme nouvelle. Autrement dit, que la course aux armements est lancée de toute éternité et est absolument sans fin.
Cette course ne doit pas être comprise comme seulement sur le plan de la technologie, mais aussi sur celui de la stratégie, de la tactique (ce que Sun Tzu avait compris quatre siècles avant notre ère), et même de l'organisation sociale (de par l'aptitude à mobiliser une fraction plus grande de militaires efficaces : 100 hoplites spartiates, entraînés, solidaires et bien armés, pouvaient bien surclasser 10 000 esclaves des Perses).
Depuis les préhumains débutant probablement avec un simple gourdin ou en lançant des cailloux, l'homo sapiens a incontestablement franchi un seuil important et, peut-être, définitif en acquérant, au cours du dernier demi-siècle, la capacité de s'autodétruire totalement, une trentaine de fois s'il le faut.
Lexique
- Allonge
- Armes à feu
- automatique
- Calibre
- Double action
- grain
- Magasin
- Munition
- Puissance de feu
- Semi-automatique
- Simple action
Catégories d'usage
Utiliser ou posséder une arme peut correspondre à plusieurs fonctions. Certaines armes peuvent être utilisées pour plusieurs usages mais leur forme s'adapte en général à un usage particulier.
Les armes de chasse
Elles sont destinées à tuer un animal sauvage, généralement avec l'intention de s'en nourrir ou de supprimer un animal destructeur pour les cultures ou l'élevage. Les armes de chasses sont souvent utilisées à distance : armes de jet ou armes à feu. La chasse se pratique également avec des pièges, ou en rapproché : épieu, coutelas.
Sagaie et propulseur
L'une des plus ancienne arme de jet connue est consituée d'une lance légère lancée à la main et dont la propulsion est améliorée grâce à un lanceur qui ralonge artificiellement la longueur du bras et donc la force du lancer.
Killing stick
Autrefois utilisé par les aborigènes d'Australie il s'agit d'une pièce de bois lourde et coudée lancée à la main dont le fonctionnement mécanique est le même que celui du célèbre boomerang à la différence que le killing stick ne revient pas tout seul.
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Arc, arbalète
Ils sont encore utilisés de nos jours par quelques chasseurs émérites. Certaines civilisations utilisent de petits arcs peu puissants dont les flèches sont enduites de poison. Les chasseurs à l'arc utilisent en revanche des arcs à poulies donnant une puissance importante.
Sarbacane
Elles sont utilisées avec des fléchettes empoisonnées. Leur dangerosité ne vient ainsi pas de la force de l'impact.
Lance
Utilisée notamment à cheval pour chasser de gros gibiers.
Fusil
Les armes à feu et notamment les fusils pour leur précision sont utilisés pour la chasse depuis longtemps. Leur forme est très variable en fonction du gibier chassé. Ils sont généralement assez encombrants et ont une cadence de tir réduite et/ou un magasin de faible capacité.
- fusil de chasse à âme lisse : composé d'un ou deux canons de gros calibre non rayés éventuellement munis d'un système de rechargement manuel ou semi-automatique, tirant le plus souvent des projectiles multiples pour maximiser la probabilité d'atteindre le gibier. Afin de concentrer la gerbe de plomb, le canon est souvent resséré à la gueule. On utilise alors l'anglicisme choke (étranglement) : pas de choke, 1/4 de choke, 1/2 de choke, 3/4 de choke ou choke.
- fusil pour gros gibier : destiné à abattre des animaux de taille importante à des distance parfois longues, ces fusils sont généralement équipés d'un canon à âme rayée et parfois d'un dispostif à répétition manuelle. Ils utilisent des balles d'un calibre plus faible mais beaucoup plus rapides pour une meilleure portée et sont souvent dotés d'une lunette pour assurer une visée optimale. Certains fusils pour très gros gibier (comme les éléphants) peuvent être chambrés pour de très gros calibres.
les armes civiles
Les armes possédées par des civils répondent à des usages différents au cours de l'histoire. Par le passé tout le monde était plus ou moins armé, les outils servaient tout aussi bien à travailler qu'à faire face aux brigands. La diminution de l'insécurité et l'amélioration de la police, légitime détentrice du monopole de la puissance physique (cf. Max Weber) tend à rendre les armes de plus en plus inappropriées chez les civils. La nette séparation entre lieu de travail et vie privée ainsi que le développement technologique réduisent d'autant la disponibilité d'armes potentielles dans la vie quotidienne.
Destinées à agresser son prochain, à se défendre de ces agressions ou à faire régner l'ordre public, les armes civiles répondent à des critères de discrétion, de dissuasion et de relative innocuité.
les armes de cérémonie
les armes anciennes
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- couteau : il a longtemps été un objet usuel que chacun portait sur lui. Au Japon, le tantō était considéré comme une arme ;
- fléaux : destinés à battre les céréales, les fléaux occidentaux était constitués d'une hampe longue reliée par une corde ou une chaîne à une partie mobile permettait de battre la récolte. En Asie, le fléau est composé de deux ou trois parties de longueur identique, pour travailler accroupi, et perdure aujourd'hui sous le nom de nunchaku ;
- bâton : destiné à la marche, à porter des charges, à faire avancer le bétail, le bâton est sans doute l'arme la plus universelle, car facile à fabriquer en tout lieu à partir de bois vert, coupé grâce à un couteau. Par ailleurs, il est nommé en Chine l'"ancêtre des armes".
- faux et faucilles, fourche... : bon nombre d'outils agricoles étaient employés comme arme, notamment au cours des révoltes.
- hache ;
- la canne (cf. canne de combat) ;Image manquante
Tonfa.jpgLe tonfa était un simple manche - tonfa : il s'agit d'une arme asiatique constitué d'une pièce de bois pourvue d'une poignée perpendiculaire. À l'origine, il s'agissait d'un outil destiné à faire tourner une meule ;
- sai : à l'origine une pince à fruits agricole, cette arme japonaise en forme de Ψ s'utilisait par paire. Elle consiste en un grand poignard équipé d'une garde évasée et dont la lame est remplacée par une pièce métallique non tranchante.
les armes non létales
On regroupe sous ce nom des armes conçues comme sans effet à long terme dans le cadre d'un usage normal (en l'état actuel des connaissances). Toutefois, comme tout instrument, elles peuvent être la source d'accidents (la cible peut se faire mal -voire se tuer- en tombant, elle peut faire une crise cardiaque ou une allergie, etc.) et restent donc des armes, c'est-à-dire dangereuses.
- pistolet de défense : petit pistolet ou revolver tirant des munitions de caoutchouc de petit calibre ;
- flashball : mis à l'honneur par la police nationale française, le flashball envoie deux balles en caoutchouc souple d'une quarantaine de millimètres de diamètre ;
- armes électriques : neutralisent l'adversaire en lui administrant une décharge électrique de très fort voltage. Se présentent sous forme d'armes de contact (boîtier ou matraque) et d'armes à distance (projection de fils à très courte portée). Ces armes peuvent aussi être utilisées à bord des avions de ligne, où l'utilisation d'armes à feu courantes entrainerait des risques considérables pour l'appareil ;
- gaz : paralysants ou lacrymogènes, généralement présentés en bombe pour un usage au contact, ou en grenade pour un usage contre des foules, et utilisés notamment par les forces de l'ordre. Ils se présentent sous la forme de gaz ou de gel irritant qui aveuglent la victime et occasionnent des sensations de brûlure au niveau des yeux et des voies resiratoires. Si la détonation des grenades lacrymogènes est relativement faible, elle peut toutefois blesser grièvement une personne qui la tiendrait à la main au moment de l'explosion (dégats pouvant aller jusqu'à une amputation). Les risques de crises d'allergie par les personnes asthmatiques sont aussi particulièrement importants ;
- eau : en quantité et sous pression, elle repousse et gène les déplacements. Elle est donc utilisée contre les foules ;
- ondes électromagnétiques : certaines fréquences peuvent être absorbées par les tissus vivants, avec des effets mal connus mais potentiellement incapacitants. Des recherches sont toujours en cours, notamment pour le contrôle des foules.
Les armes de contact
Bon nombre d'objets de la vie courante sont suceptibles de servir d'arme :
- couteau, cutter, tournevis : faciles à se procurer et à camoufler, ce type d'armes est potentiellement très dangeureux ;Image manquante
Brass_knuckles.jpg - poing américain : pièce de métal enrobant la main destinée à accroître l'efficacité d'un coup de poing. De plus, il protège les phalanges de son utilisateur, qui peut donc donner plus de coups sans blessure au poing (alors qu'un combattant à mains nues aura les poings ensanglantés après quelques minutes de combat) ;
- matraque : arme contondante, parfois télescopique pour en faciliter le transport discret, peut contenir un dispositif électrique ou du gaz paralysant. Les forces de l'ordre utilisent également le tonfa, une matraque pourvue d'une poignée perpendiculaire au niveau de la garde.
Les armes à feu
Plus souvent utilisées par les forces de l'ordre ou éventuellement pour la défense du domicile, les armes à feu sont inégalement répandues dans le monde. Certains pays en limitent considérablement la détention. Le port de l'arme est égalemement sévèrement limité. En France, contrairement à certaines idées reçues, seules les forces de l'ordre et quelques catégories de prestataires de sécurité (comme les convoyeurs) sont autorisés à porter une arme. On trouve pour l'essentiel :
- Les armes de poing : en France, les armes de guerre sont considérées à part. Il en découle une particularité : les armes de poing de 9mm Parabelum, munition utilisée par l'armée, sont considérées comme arme de guerre et donc plus contrôlées que des armes plus puissantes comme par exemple celles tirant des munitions de .357 Magnum.
- les fusils « tactiques » dérivés des fusils de chasse avec éventuellement une capacité accrue en munitions.
Les armes de guerre
Les armes de contact
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L'épée ou le sabre sont des armes purement guerrières et qui par conséquent ont été dans de nombreuses cultures le symbole des guerriers, ainsi la noblesse en Europe, les Samourais au Japon. La lance constituait sans doute l'arme la plus répandue chez les simples soldats. Visiter Armement médiéval pour plus de détail.
L'introduction progressive des armes à feu rendant les protections inopérantes, les armes de contact se sont également allégées. L'arme de contact s'est finalement limitée à la baïonnette, une lame ou une pointe fixée au canon du fusil et servant à la mêlée finale après les échanges de tirs. Avec l'amélioration de la cadence de tir des armes à feu, la baïonnette a perdu de son intérêt bien que les fusils d'assaut modernes puissent toujours être équipés d'un couteau à leur canon.
Les armes de jet
Très tôt les armées ont cherché à frapper l'adversaire à distance. Les projectiles sont propulsés à la main ou avec un lanceur. Les lances, les frondes, les arcs ont été utilisés dès l'antiquité. On doit également citer l'arbalète, lente et puissante utilisée pour les sièges en Europe, légère et à répétition chez les Chinois. Les seules armes assimilables à des armes de jet présentes dans les arsenaux actuels sont les grenades à main.
Les armes à feu individuelles
Pistolet, arquebuse, fusil, fusil à pompe, pistolet mitrailleur, carabine, fusil d'assaut, mitrailleuse sont les principales armes à feu utilisées par les armées.
- Le revolver, première arme à feu à répétition a clairement signé la fin du règne des armes blanches. D'une conception simple, les munitions sont contenues dans un barillet rotatif. Une publicité en faisait l'apologie en ces termes : Dieu a fait des hommes forts et des hommes faibles, Samuel Colt les a rendus égaux. ;
- Le pistolet automatique remplace efficacement le revolver. Son système d'alimentation par chargeur lui offre une cadence de tir nettement supérieure, une capacité acrue et un encombrement inférieur. C'est une arme plutôt orientée vers la défense individuelle, qui est généralement réservé aux officiers, ceux-ci n'ayant que peu à se servir de leur arme ;
- Le pistolet mitrailleur, entre le pistolet automatique et le fusil mitrailleur est une arme individuelle, très efficace à très courte portée (5 m à 50 m) qui utilise des munitions d'armes de poing. Le système d'alimentation en munition se fait par chargeur. La faible puissance des munitions a initialement permis de développer des armes légères automatiques à des fins militaires. Avec l'apparition des fusils d'assaut, le pistolet mitrailleur est tombé en désuétude dans les armées mais son usage s'est répandu dans la police, la lutte anti-terroriste et la protection rapprochée où leur puissance de feu et leur compacité sont particulièrement efficaces. On peut considérer que les pistolets mitrailleurs opèrent une sorte de retour dans le domaine militaire avec l'émergence des Personal Defense Weapon (PDW) dont le P90 et le MP7 sont les seuls représentants actuellement. Destinées à permettre aux personnels tels les équipages de véhicules, les artilleurs et les officiers de se défendre efficacement contre des agresseurs équipés de protections individuelles (de plus en plus répandues) sans pour autant s'encombrer d'un lourd fusil d'assaut.[[Image:SMLE No4 Mk1.jpg[thumb|right|300px|Lee-Enfield No.4 Mk.1, fusil britanique utilisé pendant la seconde guerre mondiale]]
- Le fusil est la principale arme à feu militaire, il s'est particulièrement amélioré dans le courant du XIXe siècle, en cadence, portée et puissance. Cela n'a pas empêché les généraux de l'époque d'organiser des massacres en faisant la guerre en ligne à la mode du siècle précédent, boudant les carabines à répétition d'une portée moindre mais présentant pourtant une cadence sans équivalent, au titre qu'une arme de ce type rendrait le combat au corps-à-corps inutile et qu'en conséquences les armées deviendraient pleutres. Le fusil devenu fusil d'assaut, fonctionnant en mode semi-automatique ou automatique est de moins en moins l'arme principale d'un conflit militaire. Les armes lourdes, les moyens de communications avancés avec l'artillerie ou l'aviation rendent le fusil moins important Il reste toutefois une arme individuelle nécessaire, ne serait-ce que pour assurer la prédominance des troupes dans l'environnement hostile de non-droit qu'est celui de la guerre.
Les armes à feu lourdes
- Les grenades à fusil ou de 40 mm sont des projectiles explosant à l'impact. Les premières sont montées sur le canon d'un fusil, les secondes sont tirés à partir d'une arme spécifique que l'on trouve de plus en plus montée sous un fusil d'assaut. Les grenades, généralement conçues contre l'infanterie ou contre les véhicules peuvent être tirées à plusieurs centaines de mètres selon une trajectoire courbe. Les grenades à fusil ont tendance à céder le pas aux grenades de 40 mm plus précises. Ce second type de grenade existe en deux modèles, les grenades à faible vélocité tirées depuis des armes individuelles et les grenades à haute vélocité tirées depuis des armes lourdes spécifiques. Ces lance-grenades lourds développées pendant la guerre du Vietnam sont capables d'un tir automatique et étaient montés intitialement sur des hélicoptères puis ensuite sur des bateaux de patrouille et des véhicules terrestres ;
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- La mitrailleuse est apparue au XIXe siècle sous la forme de la fameuse Gatling pourvue de plusiseurs canons rotatifs. Initialement considérée comme un pièce d'artillerie, elle accompagne définitivement l'infanterie dans ses déplacements au cours de la Seconde Guerre mondiale. La mitrailleuse permet un tir nourri à longue et à courte portée. Il existe deux types de mitrailleuses ayant cet usage : les mitrailleuses légères et fusil-mitrailleurs (calibre inférieur à 7,62 mm) et les mitrailleuses lourdes (12,7 mm pour l'OTAN). Cette dernière est généralement pourvue de 2 canons interchangeables, l'un pour tirer pendant que l'autre refroidit. La mitrailleuse est également montée sur des véhicules; par convention est appelé mitrailleuse un calibre inferieur a 20 mm et canon le calibre superieur a 20 mm ;
- Le lance-flamme est une arme incendiaire apparue au cours de la Première Guerre mondiale. Portée par un soldat ou montée sur un véhicule, c'est une arme particulièrement cruelle utilisée à courte portée contre des fortifications ou des zones herbeuses dans lesquelles des soldats ennemis sont suceptibles de se cacher. Le lance-flamme est désormais interdit par les conventions en vigueur, ce qui a sans doute contribuer à motiver l'armée française à mettre en œuvre des unités de débroussaillage performantes. Les armes incendiaires se présentent en tout état de cause de plus en plus comme des munitions spécifiques : grenades, roquettes, bombes, obus... qui permettent un tir à distance.
- Le mortier est une pièce d'artillerie dont le calibre varie entre 45 mm et 81 mm pour les armes portables et monte jusqu'à 160 mm pour les armes plus lourdes. Le mortier fontionne selon le principe du tir indirect, les projectiles sont tirés vers le ciel et retombent verticalement sur leur cible ce qui permet de bombarder une cible par-dessus un obstacle.
- Le canon est l'arme lourde par excellence. Au début il étaient chargés laborieusement par la gueule, ils tiraient à assez courte distance des boulets inertes destinés à ébranler les murs ou portes des forteresses ou les coques et les superstructures des navires. On les chauffait dans un foyer pour les rendre incendiaires (tirer à boulets rouges) ou par paires réunis par une chaîne pour démâter les navires ennemis. Ils ont très fortement évolué durant les deux derniers siècles, tirant désormais des obus de différentes natures : explosifs, perforants, incendiaires, chimiques, toujours plus loin et toujours plus vite. On les classe principalement par le diamètre de leur fût.
- En 20 mm / 30 mm, ils équipent depuis bien longtemps les avions où ils remplacent les mitrailleuses pour les attaques de troupes au sol ou la destruction d'objectifs rapprochés ;
- 30 mm / 40 mm : canon anti aérien montés sur véhicule automobile ou tractés ;
- Sur les chars de combats le calibre va de 50 mm à 125 mm (canon d'attaque) ;
- Les canons automoteurs ou tractés voient leur calibre évoluer de 75mm à 203mm(artillerie) ;
- Sur les gros croiseurs de marine, des canons de 500 mm et plus ont été montés, ils sont désormait plutôt désuets, et sont progressivement remplacés par des batteries de missiles ;
- Les bombes ;
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- Les missiles balistiques ont été mis au point pendant la Seconde Guerre mondiale et n'ont cessé d'être perfectionnés. Ils peuvent même être tiré des sous-marins en plongée. D'autres types de missiles de plus courte portée, guidés par des systèmes toujours plus performants équipent désormais tout engin capable de les véhiculer ;
- Les missiles de croisière (parfois encore appelés bombes volantes) sont la dernière évolution de ces engins. Ce sont des sortes d'avions à réaction autonomes, leur ancêtre est le V1. Ils sont pilotés par un ordinateur, volent à très basse altitude en suivant le relief, peuvent être guidés par satellite, ont une portée de plusieurs centaines de kilomètres et sont surtout d'une précision remarquable de l'ordre de quelques mètres ;
- Les armes antichar individuelles ont commencé à se répandre avant la Seconde Guerre mondiale. De lourds fusils tirant des balles perforantes ont été utilisés au commencement de la guerre. Les lance roquettes dont le célèbre Bazooka se sont ensuite généralisés. Ils sont constitués d'un tube ouvert aux deux bouts, avec un système de visée et de mise à feu. Le projectile est propulsé par un petit moteur fusée.
Armes de défense passive
- La mine est un équipement camouflé dans l'environnement se déclenchant au passage d'une cible potentielle. Les mines sont conçues soit contre des véhicules (terrestres ou marins), soit contre les personnes. La seconde catégorie est la plus répandue et cause de cruels dommages dans les populations civiles bien après la fin des hostilités. La mine anti-personnel contient une charge explosive destinée non pas à tuer mais à mutiler et blesser gravement, un soldat mort réclame en effet beaucoup moins de soins et d'attentions qu'un soldat paralysé. Dispersables par milliers depuis un avion, ces mines sont infiniment plus faciles à poser qu'à retirer. C'est pour cette raison que de nombreuses voix s'élèvent pour en interdire l'utilisation.
Les blindés
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Utilisés la première fois par les Alliés pendant la Première Guerre mondiale comme arme de soutien de l'infanterie, les blindés ont connu un développement considérable pendant la Seconde Guerre mondiale tant technologique que doctrinal. Outre le char d'assaut, de nombreux autres blindés de transport de troupe, d'artillerie mobile ou défense anti aérienne ont été développé : Liste des véhicules blindés.
Après guerre, les blindés ont évolué, plus mobiles, plus solides, pourvu d'un armement plus puissant et de systèmes de visée de plus en plus sophistiqués. Une limite de poids reste pourtant infranchissable, notamment pour permettre aux chars d'assaut de traverser les ponts sans qu'ils cèdent sous leur poids. Les armes destinées à les contrer se sont également mutlipliées, missiles guidés portables ou embarqués sur des véhicules roulants, des avions ou des hélicoptères, bombes à sous-munitions spécifiques.
Les blindés restent malgré tout incontournables sur le champ de bataille pour la protection qu'ils offrent contre les armes légères associée à une importante puissance de feu et une bonne mobilité.
L'aviation
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Le Sopwith Camel
Au commencement de la Seconde Guerre mondiale, l'aviation a vu ses rôles se multiplier : logistique, parachutage de matériel et de troupes, reconnaissance, appui aérien sur le champ de bataille, bombardement stratégique des infrastructures ennemies et chasse. Des progrès considérables on été accomplis en quelques années. L'aviation a permis de porter le conflit en dehors des champs de bataille directement derrière la ligne de front. Elle a également permis de s'attaquer aux populations civiles avec l'objectif de briser son moral. L'utilisation à deux reprises de l'arme atomique par les étatsuniens à la fin de la guerre, a considérablement renforcé le rôle stratégique de l'aviation.
La maîtrise de l'air est devenu une condition absolument nécessaire à la victoire. L'aviation militaire s'est développée après guerre en suivant une débauche de technologie. Le moteur à réaction a offert une puissance considérable permettant aux appareils d'emporter plus d'armes et de pouvoir voler au-dessus de la vitesse du son. Des radars embarqués permettent de repérer les cibles en l'air ou au sol et d'assurer une navigation sûre au plus près du sol, de la parabole orientable dans le nez de l'appareil à l'antenne à balayage électronique. L'armement s'est vu renforcé par des missiles guidés par infrarouge ou par radar sans que le canon disparaisse pour autant, de nombreuses munitions d'attaque au sol ont également été développées, guidées et autonomes pour assurer un maximum de sécurité aux bombardiers. Dans le même mouvement les armes anti aériennes se sont enrichies, canon à pointages radar, importants missiles sol air de haute altitude et de longue portée ou missiles à courte portée rapides et manœuvrants montés sur des véhicules ou portables par l'infanterie.
Les appareils modernes sont particulièrement instables pour leur offrir la meilleur maniabilité, seule l'aide de l'informatique permet de les piloter sans risque. L'hélicoptère prend également une place de plus en plus importante depuis les années 1960. Destinés à déplacer des troupes ou les appuyer au sol et également à combattre les chars d'assaut, il permet une mobilité inconnue jusqu'alors.
voir: Liste des avions militaires ou avion militaire
La marine
La marine est l'une des plus anciennes armes. Elle prend un essor tout particulier au tournant du XVIe siècle avec le développement des explorations, de la colonisation et du commerce maritime à grande distance. La marine permettait d'acheminer des troupes pour le contrôle des colonies et de protéger les routes commerciales maritimes aboutissant et partant d'Europe. L'Angleterre, première puissance économique était également la première puissance maritime.
Les navires en bois, propulsés à la voile étaient équipés de lourds canons en fonte à chargement par la gueule qui allaient à la bataille en longues lignes qui s'échangeaient des bordées de boulets. Le combat pouvait le cas échéant continuer à l'arme blanche et à l'arme à feu de poing après un abordage.
Les choses évoluérent au cours du XIXe siècle, les canons se firent plus précis et la propulsion à vapeur commença à faire son apparition. Les premiers cuirassés, navires en acier à propulsion mécanique destinés à éperonner les navires conventionnels apparurent au cours de la guerre de Sécession.
Au début du XXe siècle les cuirassés avaient encore leur éperon et s'étaient également équipés de tourelles d'artillerie et d'un blindage de plus en plus et résistants. Parrallèllement les premiers torpilleurs firent leur apparition. Les premiers sous-marins furent également mis en service à cette époque, même s'ils étaient surtout utilisés pour tendre des embuscades aux convois qu'ils attaquaient au canon après avoir fait surface.
Au commencement de la Seconde Guerre mondiale, les navires de guerre étaient d'imposants bâtiments équipés des plus grosses pièces d'artillerie existantes (jusqu'à 600 mm) destinés à combattre des bateaux équivalents ou à appuyer des troupes combattant près de la côte. L'Allemagne fit des ravages dans les convois de ravitaillement traversant l'Atlantique nord avec ses sous-marins dotés d'un nombre d'équipements de détection croissants. Il fallut des navires légers et rapides équipés de sonar et de grenades sous-marines pour en venir à bout.
Ce sont les Japonais et leur utilisation de l'aviation embarquée qui sonna le glas des énormes cuirassés sur-armés. L'attaque surprise de Pearl Harbor et l'utilisation intensive de l'aviation contre les navires fut un succès doctrinal qui changea définitivement le visage de la marine de guerre.
Les navires à propulsion nucléaires font leur apparition au cours de la guerre froide. Si l'emploi de la propulsion nucléaire permet la contruction de porte-avions colossaux, c'est surtout son utilisation dans les sous-marins qui changea considérablement la donne. Ceux-ci n'ont plus besoin de naviguer près ou en surface pour recharger leur batteries. On compte désormais les sous-marins d'attaque, destinés à attaquer les autres sous-marins, les bâtiments de surface, et les sous-marins statégique lanceurs d'engins destinés à porter en toute discrétion des missiles dotés d'ogives nucléaires, dont la portée permet, presque, de les lancer de n'importe ou. L'enjeu de la marine n'est plus seulement la sécurité des communications marines, mais également de faire face à une menace stratégique impliquant des armes de destruction massive.
Les bâtiments de surface ont également évolué, bardés d'équipements de détection et d'attaque destinés à faire face à des menaces venant de l'air, de la mer et, du dessous de la mer. Ils doivent autant que possible détecter leurs cibles en restant eux-même le plus discret possibles. Les aéronefs, hélicoptères et avions jouent à ce titre un rôle fondamental. Les distances d'engagement se sont également allongées. Les navires de surface tout comme les sous-marins ne tirent plus que des missiles (mer/mer, mer/air, mer/terre) et, missile de croisière et, ont perdu leurs lourdes batteries d'artillerie.
Les armes de destruction massive ou armes non conventionnelles
Il s'agit d'armes que l'on ne tire pas sur un objectif bien déterminé, mais qui agissent sur une zone « très étendue » (supérieure au kilomètre de rayon), avec des effets très importants sur les bâtiments, les matériels et les personnes civils et militaires.
De par leur action non sélective, massive, et souvent très durable, l'usage de ces armes impliquent de prendre le risque de l'extermination des populations, et donc de l'utilisateur en représailles. Elles sont donc très liées au concept de dissuasion, et constitue le degré ultime de l'armement, avec des implications lourdes en politique étrangère.
Les trois type d'effets les plus susceptible d'être mis en action par ces armes sont : nucléaire, bactériologique, chimique.
Règlementation française relative aux armes
L'achat, la détention, le transport et l'usage des armes, quel qu'en soit le type ou l'usage, est soumis à une stricte réglementation en France. On les distingue en six catégories.
1re catégorie
La 1re catégorie désigne les armes de guerre, c'est-à-dire :
- les armes automatiques de tous calibres ;
- les armes employant des munitions de première catégorie ;
- partie de ces armes ;
- et les engins spécifiquement militaires.
Leur détention est soumise à une autorisation préfectorale, et doit être inscrit dans les registres des armes de 1re et 4e catégorie. Le port de ces armes est interdit, et elles doivent obligatoirement être rendues inopérentes pour être transportées aux lieux de tir, sous réserve d'un port d'arme valide.
4e catégorie
La 4e catégorie désigne les armes dites de défense :
- armes de poing, sauf celles classées en 1re, 7e ou 8e catégorie ;
- armes convertibles en armes de poing, carabines à barillet ;
- armes d'épaule :
- mesurant moins de 80 cm ou dont la longueur du canon est inférieure à 45 cm ;
- lisse à répétition ou semi-automatique dont la longueur du canon est inférieure à 60 cm ;
- fusils à pompe ;
- armes semi-automatiques pouvant contenir plus de 3 cartouches, ou dont le chargeur est amovible, ou qui sont facilement transformables à cet effet ;
- à répétition pouvant contenir plus de 10 cartouches ;
- armes à répétition ou semi automatique ayant l'apparence d'une arme automatique de guerre ;
- armes dissimulées sous la forme d'un autre objet (cannes-fusils, etc.) ;
- éléments de ces armes ;
- armes à air ou à gaz classées par arrêté ;
- armes tirant des projectiles non métalliques (sauf classement spécial par arrêté en 7e catégorie ;
- munitions de ces armes.(sauf celles en 5e catégorie) ;
- certaines lunettes de vision nocturne ;
- chargeurs de ces armes.
Leur détention est soumise à une autorisation préfectorale, et doit être inscrit dans les registres des armes de 1re et 4e catégorie. Le port de ces armes est interdit, et elles doivent obligatoirement être rendues inopérentes pour être transportées aux lieux de tir, sous réserve d'un port d'arme valide.
Voir aussi
- Armes utilisées pendant la Seconde Guerre mondiale
- armement médiéval
- Liste des ministres français de l'Armement
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