Antonio López de Santa Anna

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Antonio López de Santa Anna

Antonio López de Santa Anna Pérez de Lebrón 21 février 1794 à Xalapa - 21 juin 1876 à Mexico fut un militaire et homme politique mexicain.

Il incorpora l'armée et comme lieutenant pris part aux premières tentatives par l'armée espagnole d'empêcher la révolte mexicaine, puis changea de camp et déclara sa loyauté à Agustín de Iturbide.

Il parvint à proéminence en forçant les forces espagnoles hors du port de Veracruz en 1821. Iturbide le récompensa avec le rang de général et lui donna le poste de gouverneur de Veracruz. En 1823 cependant, Santa Anna était parmi les chefs militaires supportant le Plan de Casa Mata pour renverser Iturbide et déclarer le Mexique une république.

En 1829 l'Espagne fit son dernier effort pour reconquerir le Mexique, faisant débarquer une armée de 3000 soldats à Tampico. Santa Anna marcha contre eux avec une troupe moins nombreuse et obtint la victoire car beaucoup de ses adversaires souffraient de la fièvre jaune. Il fut déclaré un héros, ce qu'il savoura, et désormais se ferait appeler le victorieux à Tampico et le sauveur de la patrie.

Il se déclara en réserve à moins que mon pays n'ait besoin de moi. Il décida qu'il était indispensable quand Anastasio Bustamante mena un coup renversant et tuant le président Vicente Guerrero.

Il saisit le pouvoir dans la confusion puis se fit élire président en 1833. Au début il avait peu d'interet à gouverner, laissant les mains libre à son vice-président Valentín Gómez Farías, un réformateur libéral.

Gómez Farías travailla dur pour éliminer la corruption, ce qui lui fit marcher sur des orteils puissant parmi les militaires et les propriétaires terriens. Quand ceux-ci exprimèrent leur mécontentement, Santa Anna démit Gómez Farías, déclara la constitution suspendue, dissout le congrès et centralisa le pouvoir. Il fut applaudit par certains conservateurs mais rencontra une désaprobation considérable des autres secteurs.

La partie texane de l'État mexicain de Coahuila y Tejas entra en rebellion en mars 1836 (voir Révolution texane); Santa Anna marcha vers le nord pour remettre la province rebelle sous son contrôle mais il fut capturé par les forces séparatistes après la bataille de San Jacinto le 22 avril 1836. Il fut forcé d'accorder l'indépendance au Texas, à la condition que le Texas reste indépendant et n'incorpore pas les États-Unis d'Amérique. À Mexico le nouveau gouvernement déclara que Santa Anna n'était plus le président.

Après quelque temps en exil aux États-Unis il fut autorisé à retourner au Mexique dans son hacienda.

En 1838 Santa Anna vit une chance de se racheter quand les forces françaises envahirent le Mexique dans la guerre de la pâtisserie. Santa Anna n'obtint que de perdre une jambe qu'il fit enterrer avec les plus grands honneurs militaires et ensuite pendant les parades il se présenta avec sa jambe en bois au-dessus de sa tête comme symbole de ses sacrifices pour son pays. Santa Anna garda le contrôle de son armée après que les français se furent retirés ce qui lui permit à nouveau de faire un coup pour devenir président.

Son deuxième exercice du pouvoir fut même plus dictatorial que le premier. Son exigence pour des taxes plus élevées provoquèrent la colère et plusieurs états mexicain simplement cessèrent leur relation avec le gouvernement central, le Yucatán et Laredo allant même jusqu'à se déclarer des républiques indépendantes. En décembre 1844, l'opposition avait atteint le point où Santa Anna décida qu'il était sage d'accepter une offre (pour éviter une guerre civile) de renoncer à sa prétention sur la présidence et aller en exil avec une pension généreuse. Il alla à Cuba.

En 1846 les États-Unis déclarèrent la guerre au Mexique. Santa Anna écrivit au président Gómez Farías qu'il n'avait plus d'aspirations à la présidence mais mettait avec enthousiasme son expérience militaire pour repousser l'invasion étrangère. Le gouvernement était suffisamment désespéré pour accepter cette offre. Cependant, Santa Anna avait négocié secrètement avec les représentants des États-Unis plaidant que s'il était autorisé à passer à travers les barrières il s'efforcerait de faire vendre les territoires convoités à un prix raisonnable. Arrivé au Mexique à la tête des armées il abjura ses deux engagements ; il fit un coup et lutta sans succès contre l'invasion des États-Unis (voir Guerre Mexique-États-Unis d'Amérique).

Santa Anna alla en exil au Venezuela. En 1853 il retourna à l'invitation de conservateurs rebelles, avec lesquels il parvint à reprendre le pouvoir. Son règne ne fut pas meilleur que les précédents. Il transmis les fonds du gouvernements à ses propre poches, vendit plus de territoires aux États-Unis (voir Achat Gadsden) et se déclara lui même dictateur à vie avec le titre Altesse sérenissime.

Malgré des versement généreux aux militaires pour leur loyauté, vers 1855 même ses alliés conservateurs avaient assez de Santa Anna, et il s'enfuit à Cuba. Comme l'étendue de sa corruption devint publique il fut jugé par contumace pour trahison et ses biens confisqués. Il viva alors en exil aux États-Unis, Venezuela et Saint-Thomas. Lorsqu'il était à New York il est crédité pour avoir fait venir la première livraison de chicle, la base du chewing gum, mais il échoua à faire un profit car son plan fut d'utiliser le chicle pour remplacer le caoutchouc dans les pneus des carrioles, ce qu'il fit sans succès.

Santa Anna etait un passioné du sport sanglant de combat de coqs. Il invitait des éleveurs du monde entier pour des matches et il est connu pour avoir dépensé des dizaines de milliers de dollars sur des coqs.

En 1874, il prit avantage d'une amnistie générale et retourna au Mexique.

Il mourut deux ans plus tard dans la pauvreté et l'anonymat à Mexico.

See also: Antonio López de Santa Anna, 1794, 1821, 1823, 1829, 1833, 1836, 1838, 1844