Amour
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L'amour est une émotion. Une émotion proprioceptive à la vie même. L'amour est à la fois ce qui transcande notre humanité, nous rapproche de notre source animale. Un état stable, thermodynamiquement bas et donc ouvert. Ouvert à la création, à la vie. L'amour, à qui même la raison ne résiste, est LA pulsion créatrice.
/* L'amour est une attitude spirituelle (donc délibérée) d'un sujet pour établir une harmonie dans ses relations (relation à autrui, mais également au groupe et plus généralement à la nature entière). Du fait de l'existence de quelques rares tels donneurs, il existe forcément une multitude de receveurs qui prennent sans rendre. Les définitions qui suivent semblent avoir restreint la définition de l'amour à la multitude prédatrice.
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L'amour désigne plusieurs choses :
- c'est une tendance opposée à l'égoïsme : l'amour du prochain par exemple ;
- c'est un sentiment puissant qui se manifeste par une affection particulière pour quelque chose : une personne, un objet ou une entité abstraite : amour des parents pour les enfants, amour de la patrie, amour du jeu, du luxe, etc.
De tout temps, l'amour, « la seule obsession que tout le monde désire », a inspiré les artistes de toutes disciplines. C'est le thème le plus récurrent dans les chansons. Lorsque la composante physique qui accompagne généralement l'amour ne peut être satisfaite, on parle d'amour sublimé.
- il désigne l'inclination sexuelle. L'expression faire l'amour est ainsi un euphémisme pour une copulation.
Cependant, au XVIIIe siècle, et dans le théâtre de Molière et de Racine, elle signifie « parler d'amour », dans le goût des ruelles (cf. Honoré de Balzac « Parler d'amour, c'est faire l'amour »).
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Psychisme
L’amour que l’on porte à une personne ou un objet naît par ce que cet objet ou cette personne nous apporte ou est susceptible de nous apporter.
Il se généralise un courant d'idées psychanalytiques dans le sens qu'"Aimer" n'est autre qu'une façon inconsciente d'avouer sa propre impuissance à l'autonomie face à un besoin « b » au moment « m ».
Besoin d’aimer ou besoin de se sentir aimé n'est autre qu'un besoin égoïste, qu'une attente de la personne qui pourra combler les ‘manques’ immatériels ou matériels que nous ne sommes pas capables de satisfaire par nous-mêmes à cet instant.
Par exemple : En occident, le besoin d'un enfant passe par le besoin d’une compagne ou d’un compagnon à nos côtés, besoin qui nourrit un sentiment d’amour ou sentiment de besoin d’amour pour la personne que l'on attend pour concevoir l'enfant.
La réalité psychique dans le besoin d’enfant en occident réside plus dans un besoin de sécurité pour accompagner*, nourrir l’enfant vers l’âge adulte.
- On devrait plutôt exprimer : pour m’accompagner moi le parent vers la vieillesse.
Plus concrètement « Aimer » ou dire « je suis amoureux(se) », c’est une façon assez inconsciente de dire : « j’espère que la personne pour laquelle j’éprouve des sentiments amoureux m’apportera les choses que j’attends d’elle ».
Tant que l’on sent chez la personne aimée la présence des choses que l’on attend d’elle, le sentiment perdure, mais si la personne aimée perd ou ne dispose pas d’une partie de ce que l’autre attend, le sentiment d’amour s’estompe ou s’éteint.
Lorsque ce sentiment s’estompe, il n’est pas rare d’entendre : « Nos deux chemins se sont séparés » ; car « mes besoins ont changés », « Nous n’avons pas suivi la même route », etc.
La personne quittée peut y être plus ou moins indifférente ; si tel n’est pas le cas le sujet « abandonné » aura certainement un sentiment de jalousie de colère ou même de haine...
Lorsque nous tentons de donner une note de 1 à 100 à l’amour ‘offert’ à la personne aimée; disons 75 ; l’autre personne ne pourra pas aimer au delà de 25...
Une relation amoureuse est, par définition, déséquilibrée ; si le déséquilibre demeure trop important ; la séparation devient la seule porte de sortie car la relation devient insupportable pour les deux parties tant les reproches, les disputes sont présentes.
C'est la personne qui aime le plus qui fera le plus de reproches ou provoquera le plus de disputes.
L’histoire d’amour qui dure est une histoire dans laquelle la ‘note’ d’amour des deux belligérants serait proche de 50, une sorte d’équilibre mue par les indispensables projets avoués ou inavouables des deux êtres qui s’aiment.
D'un point de vue scientifique, « Aimer » peut se caractériser par une passion déclenchée par des phéromones, qui peut durer plusieurs années.
En tribologie, les surfaces qui collent entre elles, par contact sous une certaine pression, sont dénommées surfaces amoureuses.
Son contraire est la haine.
Biologie
Zoologie: comportements amoureux chez l'Homme et chez le Singe
Zoologiquement, la vie et le comportement sexuels de l'homme présentent de nombreux points communs avec les primates dont il fait partie, et plus généralement avec les mammifères. L'observation de l'espèce la plus proche de l'homo sapiens sapiens, le chimpanzé nain du Congo ou bonobo (Pan paniscus), ainsi que celle des autres grands singes, suggère que l'amour ne serait qu'une forme évoluée de phénomènes existant déjà chez nos cousins sous forme atténuée. Physiologiquement, le coït tel qu'on l'observe chez l'homo sapiens ne diffère guère en principe de l'accouplement chez les grands singes. En revanche, la séquence amoureuse, des premières approches de la séduction jusqu'à l'accouplement, semble avoir évolué parallèllement à l'hypertrophie du cortex cérébral ayant affecté notre espèce au cours de son évolution récente. Les aptitudes à l'idéation, l'imagination, l'anticipation et à la stratégie qui en résultent ont complexifié le processus à l'extrême.
L'attachement durable, la formation de couples (relativement) stables, la concurrence entre mâles pour la possession des femelles s'observe également chez nos cousins, mais sans atteindre la diversité des comportements individuels, la durée, et le rôle fondamental de l'imaginaire constatés dans la vie amoureuse humaine.
Un autre facteur qui nous distingue des singes avec d'énormes conséquences, est la disponibilité quasi constante de la femelle humaine à l'accouplement, qui n'existe pas chez les autres mammifères.
Les zoologues se sont en outre intéressés à l'avantage concurrentiel, du point de vue de l'espèce, que donne l'amour tel qu'il se manifeste chez l'homme. Il apparaîtrait comme nécessaire à la sécurisation du couple durant la période d'extrême vulnérabilité des jeunes, elle même suivie de la phase de développement de l'intelligence d'un adulte, moments qui sont, rapportés à leurs équivalents chez les espèces proches, extrêmement longs. Pourtant, eu égard à l'évidente tendance du mâle humain à la polygamie, et celle de la femelle à l'infidélité (laquelle a fait l'objet de travaux récents), la nature semblerait se contredire elle-même, même si l'on retrouve là des caractères propres à nos parents les grands singes.
Une autre difficulté est le rôle de l'orgasme féminin, qui serait sans équivoque s'il n'y avait pas une telle différence dans la facilité avec laquelle mâle et femelle l'atteignent. Phénomène quasi inexistant chez les singes, l'orgasme féminin joue un rôle ambigü dans la sexualité humaine: il est plus profond que celui de l'homme, ce qui en fait de toute évidence un puissant incitateur à l'accouplement, et de ce point de vue son rôle biologique semble clair; mais en même temps il est souvent obtenu avec difficulté, grandement dépendant du comportement du mâle, sa non survenue n'ayant de plus aucune conséquence sur la fécondation. Ces constatation suggèrent que l'orgasme féminin est un produit récent de l'évolution.
De la séduction au coït
L'amour ne différe pas fondamentalement dans les diverses cultures humaines, les parades de séduction restant à la base les mêmes en Afrique, en Orient, en Europe ou en Amérique du Nord. C'est plutôt la répression du désir feminin, véritable constante de toute les sociétés, qui change de forme extérieure.
En général, la parade amoureuse est initiée par la femme, qui émet des messages plus ou moins explicites de disponibilité. Les mâles sont censés solliciter les femelles ("drague", « séduction », etc.), mais la rigueur scientifique oblige à admettre que ce n'est qu'une apparence. En réalité, un contact sexuel non précédé d'un feu vert féminin plus ou moins tacite n'a pratiquement aucune chance d'aboutir. Cette complication inutile est sans doute l'une des manifestations les plus criantes du conflit entre notre nature d'être pensant évolué et la réalité de notre nature totalement animale.
Les signes d'acceptation féminins sont: les oeuillades, les expressions faciales (le sourire n'étant pas caractéristique, eu égard à sa fonction sociale bien plus étendue), les poignets tournés vers l'avant, (signe d'extrême vulnérabilité), les attouchements, etc. Le mâle ne se risque que très rarement à ces approches le premier. La phase suivante, menant au coït, peut prendre de quelques heures à quelques semaines, voire quelques mois.
C'est durant cette période que l'amour proprement dit se manifeste.
Il consiste en une sorte psychose obsessionnelle motivée par l'attente et le désir du rapport sexuel devant se produire avec un individu en particulier. Nos facultés intellectuelles donnent lieu à des comportements que l'on n'observe qu'à l'état embryonnaire chez les autres primates. Les partenaires anticipent l'acte sexuel au niveau purement imaginaire, avec des effets physiologiques qui sont loin d'être négligeables: le mâle peut être sujet à des érections complètes, voire à des émission de sperme durant le sommeil paradoxal. La femelle est sujette à des sécrétions vaginales presque aussi abondantes que durant un véritable rapport sexuel, voire à des orgasmes complets. On dit que les gens sont « amoureux ». Le tout début de l'accouplement proprement dit consiste en contacts des lèvres. Le baiser avec utilisation de la langue semble n'être, curieusement, pas une constante absolue de toutes les cultures humaines. Certains observateurs affirment qu'il était inconnu en Afrique avant l'arrivée des Européens. Dans Ma vie secrète, un anonyme licencieux de l'époque victorienne rapporte qu'il a dû « apprendre » cette pratique, qui n'allait pas de soi. Il s'agirait donc d'un trait culturel, mineur, mais réel. Dans la phase suivante, les partenaires caressent les parties les plus sensibles du corps, à savoir les seins de la femme et les parties genitales des deux. Puis le mâle insére son pénis dans le canal vaginal de la femelle et impulse de violentes poussées du bassin. L'éjaculation survient assez vite. Il semble que la survenue de l'orgasme féminin dépende moins d'une éjaculation tardive qu'un d'un degré d'excitation suffisant de la femme avant même le rapport sexuel proprement dit.
L'aspect purement physiologique du coït a été soigneusement étudié il y a une quarantaine d'années par deux savants américains, les Dr Master et Johnson, dans un ouvrage célèbre: Les réactions sexuelles (Human Sexual Response).
L'homosexualité
On ne peut évidemment passer sous silence un phénomène constant dans l'espèce humaine, constaté depuis la plus haute antiquité, à savoir l'homosexualité.
L'homosexualité est une réalité indiscutable. Certains individus sont, et naissent homosexuels, ce qui exclut toute cause environnementale, les homosexuels ayant existé jusque dans les sociétés où cette inclination était le plus cruellement réprimée. En revanche, leur nombre n'augmente pas dans les sociétés qui le tolèrent largement, voire l'encouragent.
Des statistiques un peu biaisées, soucieuses sans doute de compenser de trop longues périodes de répression, ont tendu à exagérer la proportion d'individus homosexuels, puisqu'on a avancé que jusqu'à dix pour cent des nord-américains étaient homosexuels, avérés ou non. Des travaux menés dans un climat plus serein révèlent qu'entre 1.5 et 2% des individus sont homosexuels. Le rôle biologique éventuel de ce phénomène très minoritaire, mais structurel et non négligeable, est inconnu.
D'un point de vue psychologique, l'amour entre homosexuels ne diffère pas de l'amour entre couples majoritaires.
Citations
- « Il n'y a aucune différence entre un homme sage et un idiot quand ils tombent amoureux. »
- « La haine excite des querelles, Mais l'amour couvre toutes les fautes. » (Proverbes 10, 12)
- « Qu'il me baise des baisers de sa bouche ! Car ton amour vaut mieux que le vin. » (Ct 1, 2)
- « Les grandes eaux ne peuvent éteindre l'amour, Et les fleuves ne le submergeraient pas ; Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l'amour, Il ne s'attirerait que le mépris. » (Ct 8, 7)
- « Les arènes, qui pourrait le croire, conviennent à l'Amour, et, tout bruyants qu'ils soient, souvent une flamme y est née. » (Ovide, L'Art d'aimer)
- « Mais si, par hasard, tu aimes celle d'âge mûr et plus experte dans l'art de l'amour, la meute sera alors plus abondante. » (ibid.)
- « Combien, hélas, sentirent ainsi pour une pure étrangère les tourments de l'amour ! » (ibid.)
- « Quand vous aurez l’amour dans le cœur, la paix règnera en vous. » (dans le Message de Notre Dame de Medjugorje du 25 juillet 2004)
- « Soyez amour, joie et paix dans ce monde sans paix. » (dans le Message de Notre Dame de Medjugorje du 25 novembre 2003)
- « Chers enfants, par l'amour vous pouvez tout obtenir, même ce que vous croyez impossible. » (dans le Message de Notre Dame de Medjugorje du 28 février 1985)
- « L'amour n'est pas seulement un sentiment, il est un art aussi. » (Honoré de Balzac, La recherche de l'absolu)
- « Persuadez-vous donc, au contraire, que la matière agit par elle-même et cessez de raisonner sur votre amour spirituel, qui n'a rien de ce qu'il faut pour la mettre en action. » (Marquis de Sade, La nouvelle Justine)
- « Ils agissent par haine. Nous ne cherchons pas la vengeance. Nous cherchons la justice par l'amour. » (George W. Bush, 29 août 2002)
- « Il faut en revanche redécouvrir la vérité, la bonté et la beauté de l'institution du mariage, qui étant l'œuvre de Dieu à travers la nature humaine et la liberté du consentement des conjoints, demeure une réalité personnelle indissoluble, comme un lien de justice et d'amour, lié depuis toujours au dessein de salut et élevé dans la plénitude des temps à la dignité de sacrement chrétien. » (Jean-Paul II, aux membres du tribunal de la Rote romaine, 29 janvier 2004)
- « C'est ici mon commandement: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. » (La Bible, Jn 5, 12)
- « L'amour ne fait point de mal au prochain : l'amour est donc l'accomplissement de la loi » (La Bible, Romains 13, 10)
Bibliographie
- Platon, Le Banquet
- Platon, Phèdre
- Georges Bataille, L'Érotisme
- Georges Bataille, Les Larmes d'Éros
Voir aussi
- Baiser | Désir | Amitié | Relation amoureuse | Troubadour | Haine | Amour libre | Amour-propre | le fleuve Amour | Amour-fusion | Tendresse
