Amédée II de Savoie


Amédée II de Savoie (né vers 1050 - mort en 1094),

Il monte sur le trône au décès de son frère Pierre Ier de Savoie en 1078, mort sans descendance mâle; mais comme son frère il resta sous l'influence de sa mère Adélaïde de Suse qui était une maîtresse-femme.

En 1065, il épousa Jeanne de Genève, fille du comte de Genève Gérold II de Genève qui lui donna un fils :

Son règne

Sous son règne eurent lieu les difficiles démélés entre le pape Grégoire VII et le souverain du Saint-Empire, Henri IV de la maison de Franconie au sujet des investitures. Adélaïde et Amédée II servirent de médiateurs entre les deux puissances. Parents par alliance, ils aidèrent efficacement l'empereur qui les récompensa en donnant le Bugey à Amédée II et en reconnaissant les droits et l'inféodation du marquisat d'Ivrée à Adélaïde de Suse.

L'apport politique essentiel du comte Amédée II, réside dans le début de la prise de conscience par les princes de la maison de Savoie, de l'importance de leur position géographique, au carrefour du Saint-Empire, des États pontificaux, de Venise, du royaume de France, mais surtout en tant que gardiens des passages alpins.

Amédée II accorda un grand nombre d'immunités au clergé, et en particuliers aux ordres de Saint-Bernard et de Saint-Augustin. Depuis longtemps, les évêques eux-mêmes donnaient des terres aux monastères, alors que de nombreux et puissants barons entraient dans les ordres pour expier leur fautes et leur vies de violence, de rapines et de tueries, tentant ainsi d'échapper au remord de leur conscience, mais surtout, ils apportaient aussi de nombreux biens.

À la fin du règne d'Amédée, des monastères opulents s'élevaient partout sur les terres du comte de Savoie, la moitié du territoire appartenait aux nombreuses abbayes et toutes ces terres étaient cultivées par plus de cent cinquante mille serfs, qui avaient en général une vie plus rude et étaient plus malheureux que les serfs des seigneurs. De nombreux serfs, chaque année tentaient de s'enfuir vers le Piémont, poursuivis et chassés par les officiers abbatiaux. Certains seigneurs, jaloux de la puissance des abbayes, ou en procès contre elles, protégaient et aidaient ces désertions.

See also: Amédée II de Savoie, 1015, 1023, 1050, 1060, 1065, 1078, 1091