Accords Kléber

Après la rébellion du nord de la Côte d'Ivoire, la France réunit du 15 au 26 janvier 2003, à Linas-Marcoussis les différents partis de Côte d'Ivoire afin d'organiser le retour à la paix. Le 26 janvier, les accords Kléber, dits Accords de Marcoussis car négociés à Linas-Marcoussis, furent signés au centre des conférences internationales sur l’avenue Kléber à Paris.

Sommaire

Contenu des accords

Ils prévoyaient notamment :

De plus, des lois et règlements doivent être pris afin d'améliorer la condition des étrangers et la protection de leurs biens et personnes.

Mise en œuvre

Seydou Diarra fut nommé premier ministre à l'issue de cette réunion, et des pouvoirs du président de la République lui furent délégués le 10 mars.

L'ONU autorisa le 4 février la CEDEAO et la France à déployer des troupes pour veiller au maintien du cesser-le-feu, conclu le 3 mai. Le 13 mai, par la résolution 1479, le Conseil de sécurité des Nations Unies crée une mission en Côte d'Ivoire, la MINUCI, pour faciliter l'application des accords de Marcoussis, avec une composante militaire, en complément des troupes de la CEDEAO et de la France. Le 4 juillet, rebelles et gouvernement déclarent la fin de la guerre civile.

Tentative de réactivation

Le 30 juillet 2004, le sommet d'Accra (Ghana), organisé par l'ONU, donne un échéancier de désarmement et de solution politique à la crise qui renait depuis le début de l'année (voir Histoire de la Côte d'Ivoire). Il reprend l'essentiel des accords de Marcoussis sous le nom d'accords d'Accra. Laurent Gbagbo promet de réviser l'article 35 de la constitution qui écarte Alassane Ouattara de la présidence.

Le 9 août, les ministres rebelles limogés le 19 mai et ceux ayant quitté le gouvernement après les manifestations du 25 mars reintègrent le gouvernement. Un décret est signé par Laurent Gbagbo qui délègue de nouveaux pouvoirs au premier ministre. Il applique ainsi l'article 53 de la Constitution prévu pour la mise en œuvre des accords Kléber.

Le 13 octobre, les Forces nouvelles (anciens rebelles) annoncent qu'elles ne se désarmeront pas comme prévu à partir du 15, à cause de l'armement massif des FANCI (Forces armées nationale de la Côte d'Ivoire).

Voir aussi

Lien externe

See also: Accords Kléber, 13 mai, 13 octobre, 19 mai, 2003, 25 mars, 26 janvier, 30 juillet, 3 mai, 9 août