ATI
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Historique
La création d'ATI
ATi (acronyme de Array Technology Industry) est fondée en 1985 par Kwok Yuen Ho, un émigré chinois arrivé au Canada en 1984 ainsi que 2 autres émigrés chinois. Les débuts sont très difficiles, notamment du fait du manque de renommée de la firme. Mais au troisième trimestre 1987, la société sort l'EGA Wonder et la VGA Wonder qui sont ses deux premières cartes graphiques. Le résultat est plus ou moins probant : La société réussi à se faire une petite place dans le domaine des cartes d'extensions. Peu après, en 1989 ATi se lance dans le consortium du standard VESA.
Au troisième trimestre 1991, ATi présente sa nouvelle carte : La Mach8. Cette carte est dotée de performances extraordinaires pour l'époque (1024×768×256) et est capable de travailler indépendemment du micro-processeur.
En 1992, la Mach32 voit le jour. Gentille évolution de sa prédecesseur, elle permet tout de même d'augmenter de manière phénoménale les capacités pour atteindre un 800×600×65500. Cette carte propose même une légère optimisation de la lecture MPEG. C'est durant le courant de cette même année que ATi débute sa mondialisation, avec l'ouverture d'une succursale à Munich.
Au mois de novembre 1993 ATi s'introduit à la bourse de Toronto, pour le meilleur, puisque cette arrivée permet au Canadien de s'envoler dans le domaine graphique.
En 1994 ATi continue sur sa lancée et sort la fantastique Mach64, capable de sortir des images 1024×768 en 65 000 couleurs, ou même 800×600 en 16 millions de couleurs.
L'arrivée de l'accéleration 3d
En Janvier 1996, ATi lance la première carte 3D du marché : La 3D Rage, cette carte n'est cependant pas encore accélératrice 3D. En Juillet 1996, ATi continue sa décentralisation avec l'ouverture d'une filiale Irlandaise. En Septembre 1996, le constructeur dote ses cartes d'une sortie TV, puis fait irruption dans le domaine portable, avec la version portable de sa 3D Rage. En même temps, ATi fait naître le concept de « All in wonder », en dotant ses cartes d'un tuner TV.
En automne 1997, la firme sort la carte Rage Pro. Cette carte n'est toujours par accélératrice 3D, mais permet l'affichage de graphismes plus que corrects. En décembre 1997, afin de consolider sa position dans le domaine de la 2D, ATi achète Tseng Labs.
Durant l'année 1998, ATi calme les sorties et les actions, pour se contenter d'annoncer sa prochaine carte révolutionnaire, basée sur un tout autre chipset.
Cette nouvelle carte verra le jour durant le mois d'avril 1999. Il s'agit de la Rage 128, cette carte, très prometteuse sur le papier, est entâchée de problèmes de drivers, qui font que le succès ne sera pas au rendez-vous de l'exploit technologique de l'époque. Elle est basée sur un AGP 2x (et plus tard 4x), est la première à gérer 32bits de Z-buffer, et propose une accélération hardware totale pour la lecture de flux MPEG. ATi débute là une suite de drivers non conformes aux attentes des consommateurs. Cependant, six mois plus tard, la firme sort sa Rage Mobility et sa Rage 128 Pro. La recette de cette version professionelle est simple : Il s'agit d'une puce overclockée, d'un peu plus de mémoire plus rapide.
En janvier 2000, ATi continue sur sa mauvaise lancée en sortant la Rage Fury MAXX. Cette carte fût certainement le plus gros flop de l'histoire graphique. Elle était dotée de deux GPU, jusqu'à 128 Mo de mémoire. Mais la technologie la plus intéressante était l'AFR (Alternate Frame Rendering). Mais les performances ne sont présentes que sur le papier et seuls quelques professionels ont acheté cette carte hors de prix pour les performances qu'elle offrait. L'entreprise commence à revoir la lumière au bout du tunnel grâce au rachat de ArtX, société à l'origine de la puce graphique de la Nintendo 64 et de la Gamecube. Grâce à ce rachat, ATi se raligne sur son concurrent principal Nvidia Durant le cours de l'été 2000, ATi propose enfin un chip intéressant sur sa nouvelle Radeon 256. Cette carte, sortie peu après la Geforce 2 MX de son concurrent, ne parvient pas dépasser les performances de cette dernière.
En mars 2001, la société rachète FireGL et signe ainsi son entrée dans le domaine professionel. En juillet de cette même année, elle rachète Hydravision. Ces rachats successifs vont ainsi permettre à ATi de se rattraper face à Nvidia.
Si l'on fait un bilan intermédiaire des lieux, on peut voir que 3DFX n'est plus, S3 n'a pu confirmer, STM a sorti un Kyro2 loin d'être exceptionnel et Matrox ne vise plus les joueurs. Il ne reste donc plus grand monde sur la scène du graphique. Nvidia en première position, très nettement, suivi de ATi, en retard toujours pour ses drivers.
ATi en position dominante
La réelle remontée de ATi vient tout d'abord de sa Radeon 8500 au succès mitigé en raison de ses drivers, puis de la révolution, de la série des Radeon 9x00, qui arrivent relativement discretement sur la scène, et écrase totalement son concurrent direct, le forçant à sortir prématurément sa série FX, et par là même, profitera de la situation de ce chipset bâclé, laissant à ATi le temps de reprendre son souffle après cette rapide remontée dans l'estime des joueurs. Les seules cartes dépassant, à l'époque, les Radeon 9700 Pro étaient les cartes professionelles de Matrox; réel succès donc.
Encore une fois cependant les drivers ATi sont critiqués pour leurs defauts, que se soit sous Microsoft Windows ou Linux, leurs nouvelles cartes sont en série sur les Mac d'Apple.
ATi a maintenant étendu ses activités aux processeurs graphiques pour télévisions numériques, téléphones portables et autres solutions nomades, et devrait équiper le successeur de la GameCube et la Xbox 2 de sa futur puce graphique : le R5XX.
Lien externe
- Site officiel d'ATi
- RadeonTheTop (site d'informations sur ATi et tout ce qui touche à l'informatique)
