2005 en Afrique


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2005 en Afrique

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Sommaire

Organisations internationales

Union africaine

Article détaillé : Union africaine

Au cours de ce sommet, plusieurs décisions ont été prises:

Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU a souhaité un renforcement du lien entre l'ONU et l'Union africaine afin que l'Afrique atteigne en 2015 les objectifs du millénaire. Il a notamment déclaré que « l'Afrique n'est pas dans les temps pour atteindre les objectifs de développement de la Déclaration du Millénaire. Mais elle peut atteindre ces objectifs si le partenariat mondial promis depuis longtemps se mobilise totalement ».

La question de la meilleure représentation de l'Afrique au sein du Conseil de sécurité de l'ONU a été repoussée suite à un désaccord entre pays membres de l'Union africaine. Ce dossier a été confié à une commission composée de quinze pays qui se réunira au Swaziland du 20 au 22 février avant d'être abordé par un conseil extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l'Union africaine à Addis-Abeba début mars.

Le mandat du président en exercice, Olusegun Obasanjo, président du Nigeria, a été prolongé de juillet 2005 à janvier 2006. Les prochains sommets auront lieu en Libye en juillet 2005 et au Soudan en janvier 2006.

Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest

Article détaillé : Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest

Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale

Article détaillé: Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale

Le sommet a également abordé la situation au Togo et a reçu une délégation conduite par Kokou Tozoun, ministre des Affaires étrangères. Le communiqué final invite « la Communauté internationale à encourager les autorités togolaises à tout mettre en œuvre en vue d'un retour rapide et apaisé du processus démocratique dans le pays ». Omar Bongo Ondimba, président en exercice de la cémac a laissé sa place à Teodoro Obiang Nguema, président de la Guinée Equatoriale.

Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA)

Article détaillé : Union économique et monétaire ouest-africaine

Tandja Mamadou, président du Niger a été reconduit à la présidence en exercice de l'UEMOA lors du sommet de cette organisation à Niamey (Niger) le 30 mars 2005. Différents chefs d'État ont participé au sommet : Abdoulaye Wade (Sénégal), Mathieu Kérékou (Bénin), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Amadou Toumani Touré (Mali), Henrique Rosa (Guinée-Bissau) et Tandja Mamadou (Niger). Le Togo était représenté par Koffi Sama, premier ministre et la Côte d'Ivoire par Théodore Mel Eg, ministre de l'Intégration régionale et de l'Union africaine. Dans un communiqué final, l'UEMOA s'est félicitée « des résultats obtenus en matière de stabilité des prix dans l'Union du fait d'un meilleur approvisionnement des marchés en produits alimentaires » et a « salué les actions mise en œuvre pour préserver la valeur de la monnaie commune », le franc CFA.

Autres organisations

Conflits et guerres civiles

Côte d'Ivoire

Article détaillé : Guerre civile de Côte d'Ivoire

République démocratique du Congo

Article détaillé : République démocratique du Congo

Soudan

Article détaillé : Soudan

Un accord de paix final au Sud-Soudan a été signé le 9 janvier 2005 à Nairobi entre le vice-président soudanais Ali Osman Taha et John Garang, chef de la rébellion sudiste de l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), mettant un terme au plus long conflit en Afrique (21 ans) qui a fait 1,5 million de morts.

Cet accord prévoit pour une période de 6 ans une large autonomie pour le sud du Soudan qui aura son propre gouvernement et une armée autonome. À l'issue de cette période, un référendum d'autodétermination sera organisé. Les revenus issus du pétrole seront partagés en part égale entre le sud et le nord. D'autre part, le gouvernement aura 70 % des postes dans l'administration centrale contre 30 % pour la rébellion du sud. Enfin, la charia (loi islamique) sera en vigueur uniquement dans le nord du pays, à majorité musulmane. Elle ne sera pas appliquée dans le sud à majorité chrétienne et animiste.

Le 10 janvier, des milliers de soudanais ont manifesté leur joie dans les rues de Khartoum. Le Conseil national de libération du Mouvement Populaire de Libération du Soudan (SPLM) a ratifié à l'unanimité le 24 janvier à Rumbek l'accord de paix.

Article détaillé : Darfour

Crise politique au Togo

Articles détaillés Politique du Togo et Février 2005 en Afrique

Le 5 février 2005 le président Gnassingbé Eyadéma est décédé après avoir dirigé le Togo pendant 38 ans. Selon la constitution, c'est le président de l'Assemblée nationale qui aurait dû assurer l'intérim avant de nouvelles élections présidentielles dans un délai de 60 jours. L'armée a décidé de donner le pouvoir à l'un des fils du président défunt, Faure Gnassingbé Eyadéma. L'assemblée nationale a modifié en urgence la constitution pour avaliser la décision de l'armée. L'Union africaine, la CEDEAO, l'ONU, l'Union européenne ont condamné ce qu'ils nomment un « coup d'État » et demandé le rétablissement de l'ordre constitutionnel. Malgré l'interdiction des manifestations publiques décrétée par le gouvernement, les principaux partis de l'opposition demandent la tenue d'élections libres et pluralistes et appellent chaque jour à des manifestations pacifiques qui rassemblent de plusieurs centaines à quelques milliers de personnes et qui sont dispersées par les forces de l'ordre qui utilise des gaz lacrymogènes. Le 25 février, Faure Gnassingbé Eyadéma a annoncé qu'il renonçait au poste de président de la République et qu'il se portait candidat à l'élection présidentielle qui doit se dérouler le 24 avril 2005. Abbas Bonfoh, vice-président de l'Assemblée nationale devient président par intérim.

Quatre candidats se sont présentés à l’élection du 24 avril : Faure Gnassingbé Eyadéma, soutenu par le Rassemblement du peuple togolais (RPT), Emmanuel Bob Akitani, candidat de la coalition de l’opposition radicale, Harry Olympio, candidat du Rassemblement pour le soutien à la démocratie et au développement (RSDD, opposition modérée) et Nicolas Lawson, homme d’affaire qui annonce le retrait de sa candidature le 22 avril. La campagne se déroule dans un climat de violence. L’opposition dénonce les conditions de préparation et demande un report de l’élection. Deux jours avant le scrutin, François Boko , Ministre de l'Intérieur du gouvernement intérimaire, demande le report du scrutin. Il dénonce dans une conférence de presse, « un processus électoral suicidaire ». Il est contraint à démissionner.

L’élection a lieu le 24 avril. Elle est marquée par de nombreuses violences faisant des dizaines de morts. Les résultats sont proclamés le 26 avril : Faure Gnassingbé, remporte l’élection avec 60,22% des suffrages devant Emmanuel Bob Akitani avec 38,19% et Harry Olympio avec 0,55%. Aussitôt, des manifestations ont lieu dans plusieurs villes du pays pour dénoncer les fraudes massives. Des heurts entre manifestants et force de l’ordre se produisent entraînant des centaines de victimes, morts ou blessées. Des milliers de Togolais se réfugie au Bénin. La CEDEAO, l’Union européenne, la France reconnaissent la victoire de Faure Gnassingbé Eyadema et appelle à la constitution d’un gouvernement d’union nationale, rejetée par l’opposition radicale qui réclame l’annulation des élections en raison des fraudes massives.

Le 8 juin, Edem Kodjo, président de la Convergence patriotique panafricaine (CPP, opposition modérée), est nommé Premier ministre.

Environnement :

Catastrophes naturelles et humaines

Eau

Santé

Voir aussi : 2005 en santé et médecine

Paludisme

Articlé détaillé : Paludisme

Sida

Article détaillé: Sida

Choléra

Article détaillé: Choléra

Dracunculose (Ver de Guinée)

Article détaillé: Dracunculose

Peste pulmonaire :

article détaillé: Peste

Poliomyélite

Article détaillé: Poliomyélite

Fièvre de Marburg

Article détaillé: Fièvre hémorragique de Marburg

Fièvre Ebola

Article détaillé: Ebola

Drépanocytose

Article détaillé : Drépanocytose

méningite

Article détaillé: méningite

Vaccination

Voir : l'interview de Mathieu Kamwa, conseiller sous-régional OMS pour l'Afrique de l'Ouest du Programme élargi de vaccination par le journal burkinabé Sidwaya [4]

mortalité maternelle et infantile

Autres aspects

Droits de l'enfant

Démographie

Article détaillé: Démographie

Sport

Athlétisme

Cyclisme

Football

handball

Rugby

Lutte

Tennis de table

Par pays

Culture

Littérature

Cinéma

Musique

Photo

Festivals et autres aspects

Voir sur le site de RFI : Andéramboukane, festival au milieu du désert

Sciences :